Bayer réaffirme son engagement aux côtés des agriculteurs tunisiens pour une agriculture durable et performante    La Tunisie informe sa communauté au Koweït : nouvelles instructions pour voyager via l'Arabie Saoudite    Tunisiens : voici quand tomberait l'Aïd selon les calculs astronomiques    Un vol direct programmé entre Doha et Tunis pour rapatrier les Tunisiens bloqués    Ramadan 2026 : les génériques des feuilletons tunisiens Hayat et Bab LeBnet signés Karim Thlibi séduisent les téléspectateurs    Entrepreneuriat et intelligence artificielle: pourquoi il faut repenser les méthodes d'accompagnement    Banque postale en Tunisie : trois scénarios à l'étude    Zakat el Fitr 2026 : le montant fixé par le mufti de la république tunisienne    L'ATB et Visa lancent un grand jeu-concours : En route pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026TM    Tunisie : le sucre arrive le matin... et disparaît en 30 minutes    Abdelkader Mâalej: L'angliciste des services de l'information    Alerte météo : retour des pluies et baisse des températures en Tunisie    Après des années de service, un joueur quitte l'équipe nationale    Pokémon Pokopia : le jeu-vidéo qui cartonne et fait monter les actions de Nintendo en flèche    Le Galaxy S26 Ultra reçoit le prix 'Best in Show' lors des Global Mobile Awards au MWC 2026    Zaghouan : Le centre Amal pour le traitement des addictions à Jebel Oust rouvre ses portes après rénovation    Météo en Tunisie: températures en légère baisse, pluies attendues    Le poulpe: Un plat raffiné et une ressource sous pression    Iran: scénarios possibles et analyse stratégique    Mohamed Soudani: Le gouverneur et le consul général    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Livre 'Si Le Kef m'était Conté' de Najet Ghariani : un livre de contes pour redécouvrir Le Kef et son imaginaire    Mongi Chemli: Mélanges à lire    Citoyens tunisiens aux Emirats : voici comment obtenir un visa de transit d'urgence    Le film À voix basse de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid sélectionné au PCMMO 2026, après la Berlinale    Le général Abdel Rahman Suwar al-Dahab: une exception    Croissant lunaire visible : vendredi 20 mars pour la majorité des pays    Le président Kaïs Saïed présente ses condoléances à la famille du doyen Sadok Belaïd    Obsèques du doyen Sadok Belaïd: Dans l'émotion et le recueillement (Album photos)    Trois parcours, une même excellence : le CNOT rend hommage aux femmes du sport    62 cellules terroristes démantelées et des milliers d'éléments arrêtés en 2025 !    Suspension de tous les vols d'Emirates vers et depuis Dubaï    Salah Bourjini, un diplomate tout terrain    Coup de tonnerre : Youcef Belaïli suspendu un an pour falsification de documents    Tahar Bekri: Liban ma rose noire    Alerte Sécuritaire : Le Ministère de l'Intérieur Qatari relève le niveau de menace et appelle au confinement    Kaïs Saïed sonne l'alarme: réformes structurelles imminentes pour les caisses sociales    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«El M'nara», un feuilleton différent
Entretien du Lundi avec Atef Belhassine
Publié dans La Presse de Tunisie le 22 - 05 - 2017

Atef Belhassine donne les dernières touches à son feuilleton «El M'nara». Un feuilleton où il est pour la première fois derrière la caméra pour réaliser une œuvre pour la télévision. Nous l'avons rencontré pour vous.
«El M'nara» est le feuilleton que vous êtes en train de réaliser et qui sera diffusé pendant la deuxième quinzaine du mois de Ramadan sur Al Hiwar Ettounsi...
Effectivement, le feuilleton est produit par la société «Nawaret Tounes». Le scénario est écrit depuis un moment, mais il a été revisité dans un atelier d'écriture où on retrouve des noms comme Hatem Maroub et Mehdi, plus connu dans les milieux du rap sous le nom de DJ Costa. Le casting réunit beaucoup de vedettes tunisiennes comme Fethi Haddaoui, Leila Toubel, Slah Msadek, Chakra Rammeh, Meriem Belhaj Ahmed, Khaled Kouka et Mohamed Hedi Moumen qui vivent en France et qui sont ressortissants de l'Isad, Jamila Chihi, Oumaïma Ben Hafsia. On verra pour la première fois Akram Mag qui est de formation théâtrale. On assistera également au retour de Salwa Mohamed à l'écran.
Un drame social ?
Je ne veux pas dévoiler le contenu tout de suite, mais je peux vous dire qu'il s'agit d'un conflit entre trois espaces, trois décors : la cité, le monde rural et les quartiers populaires, c'est-à-dire l'underground de la ville. Ces trois espaces contiennent des histoires qui vont conduire le feuilleton. C'est une histoire qui a un traitement différent selon une nouvelle vision qui veut que la ville est en train d'être «ruralisée» et que le monde rural est en train de devenir urbain dans tout ce qui touche aux rapports sociaux, à l'amour, à la haine entre autres. Ce feuilleton est également traversé par un axe positif pour donner un peu d'espoir au spectateur, car malgré tout ce que notre pays traverse, il y a une minorité qui continue à fournir des efforts et à travailler honnêtement.
Ce feuilleton a également vécu une mésaventure dans sa production au début...
Oui, au départ, on a filmé quelque trente minutes qu'on a proposées à la Télévision nationale, malheureusement nous ne sommes pas arrivés à un accord avec son administration. Le nouveau président-directeur général de la télévision n'était pas assez réceptif et n'avait pas assez de confiance en lui-même pour se lancer dans une aventure de cette envergure. Sincèrement, on s'attendait à plus de courage de la part d'une personne jeune et ambitieuse à la tête d'une institution comme la Télévision nationale... L'administration finit souvent par engloutir les tendances artistiques. Je reviendrai plus tard sur ce sujet... Cela dit, la production a été relancée grâce à beaucoup de sponsors et à des hommes d'affaires qui ont eu confiance en nous et en notre projet. Grâce aux placements de produits et aux publicités, le feuilleton verra le jour enfin. Il a aussi acquis un caractère culturel et je remercie le ministre des Affaires culturelles qui nous a délivré une attestation pour le caractère culturel de ce projet.
C'est votre première expérience derrière la caméra...
J'ai réalisé déjà un court métrage mais en tant que réalisateur de feuilleton pour la télévision, il s'agit de ma première expérience. C'est une expérience que j'ai vécue dans la sérénité parce que je suis riche de mon expérience dans la direction d'acteurs. Cela m'a permis d'être très proche de la réalisation et du cadre. C'est une expérience qui a commencé avec Sami Fehri et Mahdi Nasra dans «Njoum Ellil 4».
Vous n'êtes pas inquiet de la concurrence de «Awled Moufida» qui passe sur la même chaîne ?
Tant qu'on est sur la même chaîne, il n'y a pas de concurrence au sens classique du terme. Sur le plan artistique, il y a bien sûr concurrence, mais il s'agit d'une concurrence positive...
Vous avez effectué un passage au ministère de la Culture en tant que conseiller...
C'est une expérience qui m'a appris à maîtriser mes nerfs... Je dis cela parce que j'ai remarqué à quel point c'est difficile de changer les choses en Tunisie... Une grande majorité de nos artistes et créateurs ne veulent pas que les choses changent...
Parlez-nous de votre mission dans le cadre de la Cité de la culture
Dans ce grand projet, je me trouve du côté des arts scéniques. Nous sommes chargés de préparer un programme pour l'ouverture de la cité en question. Déjà l'architecture de la cité nous pousse à être à la hauteur... D'ici là, on a prévu plusieurs choses que ce soit pour le cinéma, la danse, le théâtre, la peinture, etc. Maintenant, c'est aux artistes de défendre leur présence dans la Cité de la culture.
Vous venez du théâtre et aujourd'hui vous en êtes très loin...
Effectivement, je me suis éloigné du théâtre, et pour cause ! Avec quels moyens je vais faire du théâtre ? Le problème, c'est qu'au sein de l'administration du théâtre, au ministère, il y a des lois éculées et qui ne facilitent ni la production théâtrale ni la distribution. Le jour où ces lois seront révisées et remises à jour, je referai du théâtre.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.