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Un mur de silence !
PENURIE DE CERTAINS MEDICAMENTS VITAUX
Publié dans La Presse de Tunisie le 12 - 08 - 2017

Le mécontentement est quasi général à cause des pénuries fréquentes d'un grand nombre de médicaments indispensables pour les diabétiques, les personnes atteintes de cancer, les asthmatiques, etc. et qui sont dues à une mauvaise gestion. On a cherché à connaître les causes de ce phénomène inquiétant. Du côté officiel, l'on déplore un déficit de communication. On a cherché a écouter la version administrative à ce sujet et on s'est, hélas, heurté à un mur de silence...
Les pénuries de plus en plus fréquentes de médicaments ne sont pas sans déstabiliser nos malades. Elles les exposent à des problèmes de santé pouvant mettre leur vie en danger. Surtout lorsque le médicament en rupture de stock n'a pas son équivalent (générique) sur le marché local.
La contrebande à l'index
Nous avons cherché à connaître les raisons de ces fâcheuses pénuries et notre enquête nous a permis de découvrir que la principale cause est la fuite de beaucoup de stocks de produits pharmaceutiques à travers les réseaux et les circuits de la contrebande. On apprend que certains grossistes et pharmaciens d'officine, établis dans les agglomérations et patelins près des frontières tuniso-algériennes et tuniso-libyennes sont souvent à l'origine de ces fuites.
Ces pharmaciens trouvent leur compte en commandant à tour de bras des stocks en disproportion avec les besoins locaux aussi bien auprès de la Pharmacie centrale (lorsqu'il s'agit de produits importés) qu'auprès des entreprises locales de fabrication de médicaments.
De telles fuites sont d'autant plus graves qu'elles perturbent outre mesure le marché local et causent une hémorragie incommensurable pour le Trésor public. Sachant que les médicaments sont subventionnés par la Caisse de compensation, tant pour les produits importés (acquis bien sûr en devises) que pour les produits localement fabriqués.
Un monopole déloyal
Autre cause de la perturbation du marché local : le trafic. Comment ?
Dès qu'ils apprennent par leurs propres antennes à la Pharmacie centrale que tel ou tel médicament sera bientôt en rupture de stock, ils courent vers cette institution pour obtenir ce qui reste du stock. De telles faveurs ne sont pas sans rapporter d'énormes bénéfices supplémentaires aux pharmaciens concernés. Il va sans dire qu'au niveau des divers maillons de la chaîne, tout le monde trouve son compte. Et les malades, dindons de la farce, sont ainsi acculés à tourner en rond dans la souffrance, avant d'être aiguillés sur l'officine, détenant déloyalement le monopole et qui peut être situé bien loin de chez eux. Tous les membres de la chaîne ont droit à leur part du gâteau, à commencer par certains agents qui sont informés des stocks de médicaments de la Pharmacie centrale et qui tiennent régulièrement informés les propriétaires des petites officines afin que ces derniers achètent ce dont ils ont besoin pour ensuite les écouler sur les circuits de la contrebande...
L'avis d'une pharmacienne
Mme Soumaya Abdelmoumen, pharmacienne à Zouaouine, près de Ghar El Meleh, met l'index sur la mauvaise estimation des besoins nationaux relatifs aux différentes catégories de médicaments. La Pharmacie centrale ne tiendrait pas compte de l'évolution annuelle de la demande. Ajoutez à cela les grèves et les revendications sociales qui ont ralenti le rendement des usines de fabrication de médicaments. La pharmacienne trouve inadmissible que des médicaments de première nécessité et vitaux ne soient pas toujours disponibles sur le marché. Elle nous cite le cas de l'insuline, de la vitamine B12 en ampoules injectables, des anti-asthmatiques, des médicaments antiparkinsoniens, et des immunosuppresseurs dont dépend la vie des personnes atteintes de cancer.
Des créances paralysantes
Cela dit, la Pharmacie centrale fait la politique de ses moyens, faute d'avoir les moyens de sa politique. Et on ne peut trop demander à une institution mise à genoux par ses créances demeurées impayées par les établissements hospitaliers. Le montant des créances accumulées au fil du temps s'élève à pas moins de cinq cent millions de dinars ! Avec une trésorerie rendue si trébuchante, comment la Pharmacie centrale pourrait-elle, pour sa part, honorer ses engagements financiers vis-à-vis de ses fournisseurs étrangers qui peuvent rechigner à répondre aux besoins exprimés par une institution à court de liquidité.
Au final, il est à espérer que les autorités publiques prendront au sérieux le grave problème de pénurie de médicaments dont le rythme devient de plus en plus inquiétant. Cela à travers la lutte sans relâche contre le trafic et la contrebande et le renflouement du budget de la Pharmacie centrale dont l'équilibre financier ne tient plus qu'à un fil.


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