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Rame... ramons... ramez !
Chronique du lundi
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 08 - 2017


Par Kamel Ghattas
Cela commence très bien ! Ceux qui s'inquiétaient pour le devenir de la nouvelle saison sont bien contents d'avoir retrouvé la chaude ambiance agitée et ensanglantée (oui, le sang a malheureusement coulé !) qui avait été celle de la précédente.
De toutes les manières, les prémices sont annonciatrices de belles empoignades en perspective et une bonne moisson de dossiers qui iront enrichir les caisses de l'honorable TAS, au plus grand dépit du gouverneur de la Banque centrale. Coups de poings, assauts rondement menés, accusations, noms d'oiseaux et autres actions d'éclat sont venus rappeler que le naturel chassé revient au galop. Faute de poigne et de décisions réellement efficaces et de nature à faire réfléchir à deux fois ces fauteurs de troubles qui ne changeront jamais. A l'exemple de la sanction qui a mis hors jeu durant cinq semaines le grand Ronaldo pour une toute petite «poussette» sur l'arbitre. Il avait beau appartenir à une des plus grandes équipes de la planète, son geste était répréhensible et il devait être sanctionné. Il y avait du prestige de l'arbitre d'abord, de celui des gestionnaires de ce football espagnol si envié de par le monde.
Chez nous, on regardera à deux fois avant de sanctionner , on attendra les rapports et contre-rapports, les témoignages, on mettra au banc d'essai les décibels des hurlements poussés par les uns et les autres, la position des équipes en présence et le risque de voir un prétendant lésé, etc., etc. Les exemples ne manquent pas et de renvoi en renvoi, les choses risqueront comme toujours de traîner en longueur, au point qu'on oubliera peut-être les raisons des «sanctions» qui viendront rappeler que les choses ne sont pas encore bien claires dans nos murs.
Pendant ce temps, on édicte des règlements et des lois, qui viendront brouiller davantage les pistes et donneront plus de pouvoir à ceux qui sont insatiables de puissance et de mainmise sur un sport qui va à vau-l'eau.
Un sport que l'on souhaite stériliser. Mais comme il faudrait qu'on en parle, cela ne sera qu'en bien. Seulement en bien. Au point que l'on essaie de faire taire ceux qui dénoncent non pas pour le plaisir de nuire mais pour préserver ce qui reste d'éthique et de crédibilité. Le souhait suprême serait de voir la télévision transmettre les rencontres sans images, les journalistes se présenter sans calepin ni stylos (on cherche un fournisseur de portiques électroniques pour la détection), les radios sans micro et les journaux livrés avec des pages bien lavées avec un puissant antiseptique fourni par le seul fabriquant de la place. Alors que nous sommes en plein brouillard, que nous traînons nos forces de l'ordre (qui ont bien des chats à fouetter) vers des batailles pour lesquels ils sont complètement étrangers, en Allemagne, la Fédération allemande veut mettre fin aux huis clos et aux tribunes fermées.
«La Fédération allemande a procédé à un geste de bonne volonté en annonçant mercredi vouloir arrêter de sanctionner les clubs de matches à huis clos. Le football allemand possède les meilleures affluences du monde et également son lot de débordements. Lundi dernier, le match de Coupe entre le Hertha Berlin et le Hansa Rostock en a été le triste spectacle. L'usage intempestif de fumigènes et les jets de sièges ont obligé l'arbitre à interrompre à deux reprises la rencontre.
Avant la reprise de la Bundesliga, la Fédération allemande souhaite renouer le dialogue avec tous les groupes de supporters afin que ce genre d'incidents ne se répète plus. Pour prouver sa bonne volonté, le président de la DFB, Reinhard Grindel, a affirmé mercredi que les clubs ne se verraient plus sanctionner de matches à huis clos (partiel ou total) jusqu'à nouvel ordre afin de ne plus pénaliser les fans qui n'ont rien à voir avec ces incidents».
Dans ces conditions, méritons-nous cette compétition, traitée la saison dernière de celle de la honte ? Ces milliards (en devises et en monnaie locale) pour acheter et payer les services de joueurs qui n'ont pas trouvé preneurs dans des compétitions qui gardent leur standing, ne seraient-ils pas mieux investis dans la mise en place d'une usine qui résorberait le chômage et ferait revenir le sourire dans bien des familles démunies ?
Ce sont des choix certes, mais lorsqu'une activité, fût-elle le football, devient une source d'ennui et de discorde, il vaudrait mieux aller regarder ailleurs. Le football, rappelons-le, on le joue aussi avec le sourire et beaucoup de candeur en amateur, sur une plage ou un terrain vague (certains terrains officiels le sont aussi), pour le plaisir, pour raffermir les amitiés et renforcer les liens des membres d'un même pays. Et tout cela, sans contracter des crédits auprès du service d'ordre, ni mettre à mal des installations qui ont coûté les yeux de la tête.
Ce que nous avions vu sur les pages des différents médias, la TV est pour une fois innocente, n'a rien à voir avec toutes ces bonnes dispositions.
Le bon vieux dicton populaire nous est tous revenu en mémoire«Du port, nous avons commencé à ramer !».


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