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La guerre est lancée contre les circuits parallèles
Aïd el Kébir — Points de vente publique
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 08 - 2017

Le ministère de l'Agriculture part en guerre contre les guecharas des rahbas et des moutons de la contrebande. Il se mobilise pour que les Tunisiens acquièrent leurs moutons exclusivement auprès des points de vente officiels sous contrôle sanitaire
Beaucoup de consommateurs semblent faire fi des conseils de Samir Taïeb et affluent comme d'habitude vers les rahbas où les prix sont nettement plus bas sans guère se soucier de la qualité du produit
Hier, Samir Taïeb, ministre de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, entamait officiellement à Tébourba sa tournée cyclique aux points de vente des moutons du sacrifice ouverts par le ministère à l'intention du public, via la société Ellouhoum (aujourd'hui, vendredi 25 août, il visitera le point de vente implanté à l'avenue Hédi-Nouira, à Radès).
Il n'a pas manqué de souligner que déjà 48 points de vente publique ont été ouverts par la société à travers 18 régions du pays et que d'autres points de vente seront ouverts dans les prochains jours, l'objectif du ministère étant de «parvenir à ce que la majorité écrasante des Tunisiens acquièrent leurs moutons de l'Aïd à des prix à leur portée et soient certains que leurs moutons répondent aux conditions sanitaires requises dans la mesure où la vente dans les points ouverts par la société se déroule sous un contrôle sanitaire rigoureux».
Il ajoute : «Au cas où un citoyen découvrirait que le mouton qu'il a acquis souffre d'une quelconque maladie, il peut l'échanger là où il l'a acheté. D'autre part, le ministère de l'Agriculture coordonne avec les autorités sécuritaires dans les régions, plus particulièrement frontalières, pour mettre un terme à la contrebande et à l'introduction sur le sol tunisien de moutons libyens et algériens».
Les propos du ministre sont clairs et tranchants : cette année, tout sera mis en œuvre pour que les moutons de la contrebande qui coûtent généralement moins cher que ceux que propose la Société Ellouhoum qui vend au kilo (10 et 11 dinars) ne soient pas acquis par les citoyens. Un autre objectif, sensibiliser, au maximum, les consommateurs pour qu'ils boudent les moutons qu'offrent les guecharas dans les rahbas qui pullulent dans toutes les villes du pays dans la mesure où ces moutons ne subissent pas de contrôle sanitaire continu et peuvent être à l'origine de maladies graves, avec cette chaleur suffocante qui sévit dans le pays depuis des semaines et avec les conditions hygiéniques déplorables dans lesquelles ces moutons sont offerts aux consommateurs.
Et la guerre livrée par le ministère de l'Agriculture contre les moutons anarchiques, les guecharas des rahbas et les moutons de la contrebande provenant de Libye et d'Algérie, (on parle de quelque 300 mille têtes d'agneau qui circulent déjà dans le pays) de se poursuivre de plus belle.
Hier, le ministère a publié un communiqué dans lequel il annonce avoir «mobilisé, en coordination avec l'Ordre national des médecins vétérinaires une équipe de 348 vétérinaires bénévoles pour assurer le contrôle vétérinaire des moutons du sacrifice sur tout le territoire national et répondre aux interrogations des citoyens à travers la boîte vocale numéro 71.786.833.
Et pourtant les rahbas sont bondées
Maintenant, il est légitime de se poser les questions suivantes : pourquoi les Tunisiens boudent-ils les points de vente officiels où tout le cheptel exposé à la vente est une production locale?», comme le souligne le ministre de l'Agriculture ? Pourquoi les rahbas sont toujours bondées de consommateurs qui savent que les moutons qui y sont exposés peuvent les envoyer dans les hôpitaux ? Pourquoi l'intervention des «vétérinaires bénévoles» se limite-t-elle aux points de vente contrôlés et qui les empêche d'investir les rahbas ? Comment satisfaire les interrogations des consommateurs à travers une boîte vocale, c'est-à-dire comment un vétérinaire peut-il éclairer un consommateur dans le doute à propos d'un mouton qu'il a acquis à 500 ou 600 dinars sur un appel téléphonique sans avoir à ausculter la bête en question ?
Une dernière question : qui peut nous assurer que les milliers de moutons slovènes non écoulés en 2013 ne seront pas réinjectés sur le marché parallèle, les guecharas étant disposés à les acquérir à des prix dérisoires et à les introduires parmi les moutons qu'ils offrent au public?
En tout état de cause, toutes ces interrogations ne semblent pas pour le moment retenir l'attention des citoyens-consommateurs qui ont d'autres priorités dont la plus importante est de trouver les 500 dinars — prix moyen du mouton — et les 150 ou 200 dinars supplémentaires qu'il faut mobiliser afin que la fête du méchoui soit totale.


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