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Des facultés désertées !
Rentrée universitaire et démarrage des cours
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 09 - 2017

Malgré la reprise des cours dans plusieurs établissements universitaires, de nombreux étudiants tardent à rejoindre les amphis. Cette année, la rentrée universitaire est encore une fois marquée par un démarrage poussif à cause de l'absentéisme des étudiants et des enseignants.
Dans plusieurs facultés et instituts supérieurs, les cours ont démarré officiellement à partir du 4 septembre. Mais certains instituts et écoles, notamment ceux du technopôle universitaire de Borj Cerdria ou encore la faculté des Lettres et des sciences humaines de Sousse et celle de Nabeul ne semblent pas encore prêtes à accueillir les étudiants et les nouveaux bacheliers qui démarreront leur nouvelle vie estudiantine.
Absentéisme quasi total des étudiants mais aussi des professeurs qui normalement, sont censés donner des cours magistraux et assurer des travaux dirigés à leurs étudiants.
Lundi dernier, l'après-midi, au technopôle universitaire de Borj-Cedria, la cité universitaire était presque déserte, a part quelques étudiants, qui se sont dirigés vers la station de bus qui se trouve juste en face de ces facultés, afin de rentrer chez eux et ne revenir qu'après une ou deux semaines.
Mais si on aborde la question des bus et des moyens de transport dans cette zone, c'est encore un autre problème à régler de toute urgence, car, dans la cité universitaire, la vie d'un étudiant surtout venant de l'intérieur du pays devient très pénible du fait qu'il peine à trouver un moyen de transport pour pouvoir rejoindre son école ou tout simplement pour rentrer. Beaucoup de temps perdu en attendant, au moins durant une heure l'arrivée d'un bus qui n'arrivera peut-être pas.
Pis : les trois facultés de la technopôle se situent à trois kilomètres, loin des agglomérations et de toutes les commodités. Ce qui aggrave encore la situation, c'est que la zone n'est pas du tout adaptée pour accueillir des étudiants. Pas d'éclairage public, des chiens errants qui effraient les passants... C'est le calvaire au quotidien pour ces centaines d'étudiants qui se sont inscrits dans ces facultés.
Lente reprise du rythme universitaire
Mais revenons à notre sujet, il s'agit notamment des étudiants qui ratent les cours bien que la date officielle de la reprise des cours ait été déjà affichée dans ces facultés il y a quelques semaines. Et les causes sont multiples.
Etudiante à l'Ecole nationale des Sciences et Technologies avancées, Maroua justifie l'absentéisme des étudiants par la nonchalance de certains d'entre eux qui ne veulent pas rejoindre leurs établissements aux dates fixées. «Surtout pour celles et ceux qui poursuivent des études en première ou deuxième année ingéniorat. Par contre, ceux et celles qui sont inscrits en terminale sont plus sérieux et conscients, ponctuels et ne veulent rater aucun cours. Quant aux professeurs, ils sont présents et prêts à assurer des TD à leurs nouveaux étudiants», explique cette étudiante, inscrite en terminale.
Des vacances qui se prolongent
Si, pour certains, la date de la reprise des cours est à prendre au sérieux, pour d'autres, les vacances d'été ne sont pas encore terminées. Ils préfèrent encore rester chez eux, se préparer à la rentrée en toute tranquillité et ne rejoindre officiellement leurs facultés qu'en début du mois d'octobre.
Cela est lié aussi au problème de la recherche d'un logement. «Ce n'est pas très grave de rater les premiers cours puisqu'il est possible de se rattraper», note Amira, étudiante en troisième année anglais à l'Institut Supérieur Des Langues appliquées et d'Informatique de Nabeul. Originaire de la ville de Bizerte, elle devrait s'installer dans un foyer universitaire privé à proximité de son institut. Cette étudiante devait pourtant rejoindre sa faculté le 12 septembre, mais ne commencera à assister aux cours qu'au mois d'octobre. Elle a déjà réservé une chambre dans le foyer et ne s'y installera également qu'à cette même date. «Le problème se pose par rapport au loyer. Il faut commencer à payer le loyer à partir du mois de septembre alors que les cours ne commenceront qu'à partir du mois d'octobre», déclare-t-elle.
Idem pour Akram qui, normalement, devait être présent le 28 août à l'Institut préparatoire aux études d'ingénieurs de Gafsa mais qui retarde sa reprise des cours afin de profiter des festivités de l'Aïd et des derniers jours d'été. Pour lui et ses deux camarades et colocataires, les cours ne débuteront qu'à la mi-septembre.
Certes, le phénomène de la rentrée universitaire tardive ne date pas d'aujourd'hui. Bien au contraire, il a pris de l'ampleur ces dernières années. Qu'il soit lié à un problème de recherche d'un logement ou tout simplement d'une question de nonchalance, il est temps d'en finir avec cette mauvaise habitude et de respecter les dates de reprise des cours afin de bien démarrer l'année universitaire.


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