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Un métier en devenir et ses entraves
Débat : Atelier sur
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 10 - 2010

Le mercredi 20 octobre, à quelques jours des Journées cinématographiques de Carthage, le Centre africain de perfectionnement des journalistes et communicateurs (Capjc) s'est associé à l'Association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (Atpcc) pour un atelier qui a porté sur " La critique cinématographique en Tunisie ". Afin de faire le tour de ce thème, trois invités se sont exprimés, chacun sur un des aspects portant sur la situation de la critique dans notre pays. Il s'agit de Mehrez Karoui, président de l'Atpcc, qui a présenté d'abord un état des lieux de la critique cinématographique en Tunisie, de Neïla Gharbi, chef du service culturel au quotidien Le Renouveau, dont l'intervention a porté ensuite sur "La critique du point de vue du journaliste " et, enfin, de Abdellatif Ben Ammar, producteur et réalisateur, qui a centré son intervention sur " La critique du point de vue du réalisateur ".
En partant du constat de la situation difficile du cinéma en Tunisie, les intervenants ont formulé des questions quant à l'existence d'une réelle critique dans notre pays. Le problème suppose une définition de la critique cinématographique, que Neïla Gharbi énonce comme étant " une mise à distance, un recul par rapport à l'œuvre", le rôle du critique étant " d'évaluer l'œuvre en montrant dans quelle mesure elle ouvre ou bien au contraire enferme les imaginaires des spectateurs ". Elle affirme dans son intervention que " le métier de critique, à proprement parler, n'existe pas dans notre pays. Ceux qui l'exercent sont soit des journalistes dits culturels, donc touche-à-tout, soit des universitaires ou des amateurs, dont les écrits sont académiques ". Et elle cite la phrase du réalisateur François Truffaut, qui a commencé comme critique de cinéma: " Tout le monde a deux métiers : le sien et critique de cinéma ".
Quant à Mahrez Karoui, il trouve que " malgré le nombre insignifiant de films produits chaque année et malgré la disparition des salles de cinéma, l'évolution des médias (presse électronique, chaînes et radios étatiques et privées...) durant la dernière décennie a radicalement influencé la pratique de la critique cinématographique, ou plus précisément le journalisme de cinéma ". En même temps, force est de constater que les publications et ouvrages spécialisés sont plutôt rares et liés à des événements comme les JCC. Dans la presse écrite, il y a, selon Mahrez Karoui, un problème de spécialisation, sauf pour quelques exceptions. " Le même journaliste est sollicité alors pour produire des articles sur le cinéma, le théâtre, la télévision, mais également sur la littérature et les arts plastiques ", dit-il. En ce qui concerne la radio et la télévision, on parle, toujours selon Mahrez Karoui, plutôt de " journalisme et d'information que de critique de cinéma proprement dite", avec un discours rétrograde et dégradant", où deux sujets principaux reviennent fréquemment : la question de la nudité dans les films tunisiens et la subvention".
Alors que Neïla Gharbi explique le fait que "le cinéaste et le critique se regardent en chien de faïence ", et qu'" il n'y a pas une place possible pour une entente entre ces deux frères ennemis " par une question de mentalité et par le fait que l'existence du cinéma national est récente, Abdellatif Ben Ammar se demande, quant à lui, si le cinéaste a vraiment besoin de critique et, si oui, de quel genre précis de critique il a besoin. Il pense que "l'œuvre veut être analysée et protégée. L'œuvre donne naissance à la critique ". Sa position est la suivante : "Oui à la critique, mais à la critique intelligente et stratégique ".
Beaucoup plus de questions que de réponses ont été avancées lors de cet atelier, autant par les intervenants que par les participants. Des questions qui témoignent par là d'une situation complexe et par endroits conflictuelle, chargée de non-dits, et où les difficultés du cinéma tunisien se répercutent sur le rendement de la critique, elle-même balbutiante et régie par différents facteurs retardateurs, dont la rareté d'une cinéphilie qui partirait d'une culture cinématographique et d'un regard pointu pour aboutir à des écrits de valeur.


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