Coronavirus – Algérie : Le bilan grimpe à 638 décès et plus de 9.000 contaminés    Tunisie – Un avocat reçoit des menaces de mort    Tunisie – Coronavirus: Presque 60% des tunisiens ont cessé de travailler et n'ont pas reçu de salaires    Vers la cession de shems Fm et Assabah à cause de leur faillite    «Une relance post-COVID exige un vrai plan de rupture»    Les professionnels estiment les mesures insuffisantes    Allah n'est pas obligé…    Le désengagement total des USA    Jusqu'à 86 millions d'enfants menacés par la pauvreté    La « solidarité » s'étiole autour de Ghannouchi    Le prix " Najiba Hamrouni pour la déontologie de la presse " attribué à " Nawaat "    La Tunisie sombre dans la pinte et l'alcool frelaté !    Un spectacle Hip Hop à la télévision    Le chanteur Ali Jaziri au rendez-vous    Bab L'Bluz, ce quatuor qui fusionne musique berbère et blues    Dr Nissaf Ben Alaya : Conditions de déroulement des cérémonies de mariage    Le point sur l'épidémie du coronavirus dans les pays arabes : Mise à jour du 29 mai à 11H00    La Fondation Hédi Bouchamaoui fait don de 18 respirateurs à 5 hôpitaux du Sud tunisien    Maarouf est venu liquider les entreprises publiques, accuse Taboubi    Le Nova 7 I de Huawei disponible sur le marché tunisien    Un agent de sécurité agressé à Ben Arous    Appel de la Suisse à agir contre la chute des transferts de fonds vers les pays à faible revenu    Fonds de la zakat | Le président de la LTDH, Jamel M'sallem, à La Presse : «On attend le verdict du Tribunal administratif» (vidéo)    Neymar : la justice suspend le paiement d'une amende de 14,7 millions d'euros    Programme « Tounes Wijhetouna » : Valoriser l'image de la destination Tunisie (Vidéo)    Relance économique après le Covid-19 : Le casse-tête du financement    Endettement de la SONEDE : La barre du milliard de dinars dépassée    Raffia Arshad, la première femme en hijab qui devient juge au Royaume-Uni    Tribune | Y a-t-il un commandant à bord ?    Tribune | Code d'éthique et de déontologie parlementaire : Pourquoi et comment?    Khaoula Hosni, auteure de «La fosse de Marianne», à La Presse : «La trilogie était un exercice d'écriture épuisant de scènes visuelles»    Houcine Jaïdi - Décès d'Albert Memmi : le silence du ministère des Affaires culturelles est injustifiable et inadmissible    ESS | Mercato : Baâyou intransférable !    Mohsen Marzouk menacé depuis la Turquie, riposte    L'ancien Premier ministre marocain Abderrahman Youssoufi n'est plus    Tunisie – Météo : Températures stationnaires    Escrime | L'élite reprend du service le 4 juin : Les sabreurs au rendez-vous    Chemins de l'herméneutique | Epilogue…    La Tunisienne Nour Belkhiria remporte le Canadian Screen Award    40ème jour du décès de Noureddine Diwa : L'hommage émouvant de sa femme Amel Agrebi    Wall Street Journal : Le CSHL, 1er club au monde à avoir utilisé l'application du public à distance dans un stade vide    Ligue 2 (barrages) : L'O.Sidi Bouzid réclame la diffusion TV des matches et un arbitrage à 5    Coronavirus : la Premier League reprendra le 17 juin    Tunisie: Un incendie ravage trois hectares de végétation à la Manouba    Tunisie : la BCT maintient inchangé son taux d'intérêt directeur à 6,75%    COVID-19 : HONDA Tunisie annonce une révision tarifaire de toute sa gamme    Zarzis : Mieux vaut tard que jamais !    Tunisie: Poursuite par le ministère de la Défense des recherches de migrants clandestins naufragés au large de Sfax    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





«Chouftouhonna», les femmes persistent et signent
Festival international d'art féministe
Publié dans La Presse de Tunisie le 31 - 08 - 2018

C'est une action organisée par, pour et à la gloire des femmes célèbres ou anonymes, engagées ou pas, productrices ou consommatrices d'art.
La femme tout comme le chiffre 4 sont décidément à l'honneur. La 4e édition du festival «Chouftouhonna» se tiendra sur quatre jours, du 6 au 9 septembre au Théâtre national tunisien, Halfaouine. Au programme de cette édition, cinéma, arts plastiques, arts graphiques, arts scéniques, photographie, danse, musique, ateliers et conférences.
Des œuvres et performances produites, réalisées et présentées par des femmes.
C'est ce qui a été annoncé, mercredi matin, à l'espace du 4e Art, au centre de Tunis, dans une conférence de presse chapeautée par quatre organisatrices, toutes vêtues de boléros jaune ocre.
Non sans fierté et avec le sourire, le quatuor annonce à tour de rôle, le programme, les nouveautés, quelques chiffres et des spécificités propres à la quatrième édition d'un événement, unique dans la région, nous dit-on, lequel, malgré son jeune âge a réussi à creuser son sillon et acquérir une notoriété certaine.
L'ambiance, comme annoncée, est festive, elle est aussi engagée et militante. L'idée fondatrice prônée par «chouf» est d'abord de voir, tel que son nom l'indique, et pourquoi pas soutenir des femmes à l'œuvre dans des domaines réservés plutôt aux hommes tels la réalisation et la production. Parallèlement, le festival se positionne en défenseur des libertés individuelles et en pourvoyeur de talents, de productions féminines et féministes par la voie de l'art et à travers ses multiples supports.
Démarche globale et inclusive
La démarche est globale, inclusive, multiple et polyvalente. Entièrement gratuites, les journées et activités sont ouvertes à tous. Les participantes, elles, toutes disciplines confondues, sont de l'ordre de 150 femmes et autant de professionnelles confirmées, d'amatrices, d'artistes, activistes, tunisiennes et en provenance des quatre coins de la planète. La direction se déploie à l'horizontale, pas de directrice nommément identifiée, donc, mais un collectif de 17 personnes qui se complètent pour la mise en œuvre d'une action organisée par, pour et à la gloire des femmes célèbres ou anonymes, engagées ou pas, productrices ou consommatrices d'art.
Bien que le programme ne soit pas encore tout à fait finalisé, on sait déjà que le coup d'envoi aura lieu le jeudi 6 septembre à 19h00, au Théâtre Halfaouine. Parmi les nouveautés de cette édition, une résidence artistique qui a déjà eu lieu du 22 au 29 août 2018, au 4e Art, consacrée à la production de musique électronique, en présence de la DJ et productrice Flore. Une occasion qui a permis aux participantes de voir avec la DJ invitée les différentes méthodes de composition de morceaux sur le logiciel Live.
Les ateliers, au nombre de six, œuvrent entre autres, à l'initiation des parents comme des enfants au féminisme. D'autres activités y sont prévues dans des domaines aussi divers que la récupération et l'écriture surréaliste.
Un souffle écologique
Les conférences alimentant le volet thématique sont au nombre de quatre et auront pour thèmes, «Féminismes décoloniaux dans un contexte occidental», «Approches féministes à l'art et à la politique en Tunisie»... Au regard des angles choisis, le débat promet d'être pour le moins intéressant.
Dans ce foisonnement d'activités, les artisanes ne sont pas oubliées, un espace leur est dédié pour exposer leurs produits. Leur marché «Soukouhonna» incarne cette frontière ouverte entre art et métiers d'art. Par ailleurs, et traversé par un souffle écologique, le festival affiche l'emblème zéro déchets, zéro gaspillage et s'évertuera à l'appliquer.
Si les organisatrices ont tenu à préciser suite aux questions, faut-il le dire, que les hommes ne sont pas exclus du festival, il est cependant clair et avéré que la primeur est donnée aux femmes et à leurs œuvres. «Chouftouhonna» assume sa voie et ses choix dans la mesure où les femmes peu présentes par ailleurs en tant qu'initiatrices de projets disposent désormais, et ce, depuis quatre ans, d'un espace où elles sont visibles et peuvent y promouvoir leurs productions, partager leurs convictions, confronter leurs opinions, et, dans tous les cas, donner libre cours à leurs capacités créatrices et à leurs idées, dans un environnement qui demeure en réalité couvert d'un plafond de verre. Donc, oui, «Chouftouhonna» est le festival de l'art féministe, les femmes persistent et signent.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.