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La Tunisie gagne huit places
RAPPORT DU FORUM DE DAVOS
Publié dans La Presse de Tunisie le 18 - 10 - 2018


La Tunisie passe de la 95e à la 87e position
Le marché de l'emploi a connu une dynamique remarquable grâce aux divers mécanismes mis en place et particulièrement à la place donnée à l'initiative privée
Le taux d'inflation s'est replié à 7,4% en septembre 2018 après s'être maintenu stable à 7,5% durant les deux derniers mois
Dans le cadre des projets publics-privés, plusieurs projets d'infrastructure seront lancés avec la contribution des opérateurs privés
La Tunisie a enregistré une progression d'un point dans son score, passant de 54,6 en 2017, à 55,6 à 2018, pour occuper désormais la 87e position dans le «Rapport de Compétitivité Mondial» 2018, du Forum de Davos. La Tunisie avance ainsi de 8 places en occupant la 87e position sachant qu'elle a été classée 95e en 2017. Plusieurs critères sont établis par le Forum de Davos pour classer les pays d'une façon objective.
En effet, comme chaque année, le Forum économique mondial (Davos) publie son rapport, qui classe les pays selon leur compétitivité en se basant sur des critères pertinents. Le Forum en question réunit des présidents, des chefs de gouvernement et des décideurs du monde entier, qui viennent à cette grande manifestation pour échanger les points de vue et profiter des opportunités économiques offertes par certains pays. La rencontre annuelle de Davos est un rendez-vous à ne pas manquer par les décideurs soucieux de promouvoir leur économie. Le rapport annuel que publie ce Forum économique mondial — dont l'élément intéressant est le classement de 133 pays selon leur degré de compétitivité — accapare l'attention des responsables présents sur les lieux en particulier et le public du monde entier, en général.
Les travailleurs plus mobiles
Les quelque 110 critères retenus par le Forum économique mondial concernent tous les aspects de la vie économique dans chaque pays. Certains critères sont quantifiables, objectifs et pertinents. C'est le cas par exemple du marché du travail : plus il est rigide, englué dans les réglementations, plus la compétitivité est faible et plus il est souple, libre, rendant les travailleurs mobiles, plus la note est bonne. En Tunisie, le marché de l'emploi a connu, au cours de ces dernières années une dynamique remarquable grâce aux divers mécanismes mis en place et particulièrement la place donnée à l'initiative privée.
Les jeunes diplômés du supérieur, toutes branches confondues, peuvent bénéficier d'une formation et/ou un accompagnement ainsi que d'une aide financière pour qu'ils puissent monter leur propre projet. Un effort a été déployé et se poursuivra au cours de l'année prochaine pour multiplier la création des PME et réduire un tant soit peu le taux de chômage dans toutes les régions du pays. Les entreprises qui choisissent de s'installer dans les zones de développement régional peuvent bénéficier de la prise en charge par l'Etat des travailleurs dans le régime légal de la sécurité sociale pendant une période de 4 ans.
Un autre critère important pris en considération dans le rapport de Davos, à savoir les déficits publics. La faiblesse du taux d'inflation et la stabilité des prix sont indiscutablement un facteur de compétitivité. A noter que le taux d'inflation s'est replié à 7,4% en septembre 2018 après s'être maintenu stable à 7,5% durant les deux derniers mois de cette année.
Maîtriser les dépenses publiques
Le taux d'inflation a connu des augmentations successives allant de 6,9% en janvier 2018 jusqu'à 7,8% le mois de juin 2018 suivi d'une stabilité à 7,5%. Cette amélioration a eu ses effets sur le classement de la Tunisie. Mais cette tendance pourrait se poursuivre d'ici à la fin de l'année si l'on continue à maîtriser les dépenses publiques et la consommation. Ce léger fléchissement du taux d'inflation, malgré la hausse des prix de plusieurs produits, est dû essentiellement à la décélération du rythme d'augmentation des prix du groupe alimentation entre le mois de septembre et d'août de cette année, comparé à l'année précédente (0,2% contre 1,2%).
La qualité du système éducatif, primaire ou supérieur, est également un critère important, puisque l'investissement en capital humain est un élément essentiel de la compétitivité. La Tunisie a beaucoup fait dans le domaine de l'enseignement, tous niveaux confondus, aussi bien au niveau de l'infrastructure de base qu'à celui des ressources humaines même s'il reste encore beaucoup à faire à ce niveau. En tout cas, dans toutes les régions, dans toutes les localités, des établissements scolaires sont ouverts aux élèves pour qu'ils apprennent les sciences gratuitement. Des aides matérielles sont même offertes aux plus démunis. Cela constitue un point positif pour notre pays qui est appelé, cependant, à réaménager certains établissements et à instaurer une paix sociale au niveau des enseignants.
La qualité des infrastructures de transport ou de communication est aussi un élément qui joue un grand rôle, et le secteur privé peut, suivant les pays, y contribuer largement. Dans le cadre des projets publics-privés, plusieurs projets d'infrastructure seront lancés avec la contribution des opérateurs privés. Un grand projet d'autoroutes est, d'ailleurs, en cours de réalisation pour lier les régions de l'intérieur à celles de l'Est du pays et contribuer ainsi à stimuler la vie économique. Les entreprises situées à l'intérieur du pays ont besoin d'autoroutes bien balisées pour qu'ils acheminent leurs marchandises vers les ports et les aéroports ou les points commerciaux au niveau local.
Lenteurs administratives
L'environnement des affaires est un axe fondamental dans l'attraction des investissements aussi bien locaux qu'étrangers. C'est pour cela que ce critère est bien apprécié par le Forum de Davos. Dans ce domaine, la Tunisie a mobilisé d'importants fonds en vue d'améliorer cet environnement et permettre à tout investisseur de créer son projet dans les meilleurs délais sans être confronté aux pénibles lenteurs administratives dénoncées, à plusieurs reprises, par les hommes d'affaires qui souhaitent lancer un projet. La sécurité, la paix sociale durable, la disponibilité des équipements collectifs et leur qualité ainsi que l'infrastructure de base entrent également dans le cadre de l'environnement des affaires qui doit s'améliorer davantage.
La « qualité des institutions » occupe également une place de choix dans le classement. L'Etat de droit et du respect des droits de propriété et des contrats doit être respecté par toutes les parties prenantes pour rendre justice aux personnes lésées. La Tunisie qui a entamé une opération de grande envergure au sujet de la corruption, du blanchiment d'argent, de l'enrichissement illicite et du conflit d'intérêts, a parcouru une bonne distance dans le bon sens mais il reste encore à faire dans ce domaine et les institutions mises en place sont en mesure de mener leur travail selon les objectifs fixés. Aussi, l'efficience des marchés financiers constitue un autre critère retenu. Ces derniers doivent jouer efficacement leur rôle dans le financement de l'économie en fournissant les avantages nécessaires aux hommes d'affaires afin qu'ils puissent poursuivre leur activité ou créer de nouvelles entreprises ou encore faire des extensions.
On peut citer aussi, parmi les critères pris en compte, celui qui concerne la qualité des soins. Malgré des difficultés par lesquelles passent plusieurs établissements de santé dans notre pays, on peut dire que les services sanitaires fournis ont touché un grand nombre de patients. La première ligne de santé constituée de centres de soin de base est destinée à traiter les symptômes des maladies avant leur propagation à large échelle. Plusieurs maladies ont pu ainsi être éradiquées sans compter les actions du planning familial, de la santé de la mère et de l'enfant. Certaines régions ont besoin, néanmoins, de plus de services de santé vu qu'elles manquent d'hôpitaux ou que ceux-ci sont sous-équipés alors que le nombre des spécialistes est en deçà des besoins de la population.
Les critères dans lesquels la Tunisie s'est distinguée
Avec un score de 55,6, la Tunisie s'est classée 87e à l'échelle mondiale sur 140 pays dans le classement établi par le Rapport sur la compétitivité mondiale 2018, publié par le World Economic Forum. Le rapport 2017-2018 classe la Tunisie dans la 95e position alors que 7 ans auparavant, elle était 32e.
Parmi les 12 principaux facteurs notés, le pays s'est classé :
75e pour le critère institutions avec un score de 55.6
75e pour le critère infrastructure avec un score de 52
90e pour le critère aptitude à intégrer la technologie avec un score de 45.1
118e pour le critère stabilité macroéconomique avec un score de 65.7
58e pour le critère santé avec un score de 83.2
71e pour le critère éducation et compétences avec un score de 61.4
103e pour le critère marché des biens avec un score de 51.7
129e pour le critère marché du travail avec un score de 46.4
78e pour le critère système financier avec un score de 56.1
73e pour le critère taille du marché avec un score de 57.8
84e pour le critère dynamisme des entreprises et innovation avec un score de 32.7
Notre score a avancé dans tous les critères sauf dans celui de la stabilité macroéconomique où nous avons reculé.
Au niveau arabe, notre pays est devancé par les Emirats arabes unis 27e (avec un score de 73.4), le Qatar 30e (avec un score de 71), l'Arabie Saoudite 39e (avec un score de 67.5), Oman 47e (avec un score de 64.4), Bahreïn 50e (avec un score de 63.6), le Koweït 54e (avec un score de 62.1), le Maroc 75e (avec un score de 58.5) et le Liban 80e (avec un score de 57.7).
La Tunisie devance l'Algérie à la 92e place (avec un score de 53.8), l'Egypte (avec un score de 53.6) et la Mauritanie (avec un score de 40.8).
Les Etats-Unis occupent la première place du classement avec un score de 85.6, suivis de Singapour avec un score de 83.5 puis l'Allemagne avec un score de 82.8. La Suisse et le Japon clôturent ce Top 5 avec des scores respectifs de 82.6 et 82.5. Pour leur part, Haïti (avec un score de 36.5), le Yémen (avec un score de 36.4) et le Tchad (avec un score de 35.5) occupent les trois derniers rangs de ce classement.
L'indice de compétitivité mondiale 4.0 du Forum économique mondial est un nouvel indicateur composite qui évalue l'ensemble des facteurs déterminant le niveau de productivité d'une économie — largement considéré comme le facteur le plus déterminant de la croissance à long terme. Le cadre de l'ICM 4.0 est construit autour de 12 principaux facteurs de productivité. Ces piliers sont : institutions, infrastructure, aptitude à intégrer la technologie, stabilité macroéconomique, santé, éducation et compétences, marché des biens, marché du travail, système financier, taille du marché, dynamisme des entreprises et innovation. Ils comprennent 98 indicateurs individuels.


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