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Saramago vu par les Tunisiens…
Les Journées du roman portugais
Publié dans La Presse de Tunisie le 16 - 11 - 2018

La Maison du roman a accueilli mercredi 14 novembre la deuxième journée consacrée au roman portugais contemporain avec au programme une rencontre sur le thème «José Saramago vu par les Tunisiens» qui s'est déroulée à la salle Sophie El Goulli, en présence de Aymen Hacen, Adel Khedher et Abdeljelil Arbi sous la direction de Rafika Yaâcoubi.
Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la participation de la Maison du roman à la célébration par le Portugal et le monde entier du 20e anniversaire de la remise, en 1998, du Nobel de la littérature à l'écrivain portugais, José Saramago (1922-2010).
Ce fut à l'universitaire Aymen Hacen d'ouvrir cette rencontre avec une conférence intitulée «Fernando Pessoa un héros du roman mondial : Antonio Tabucchi, José Saramago comme exemples», en présentant Fernando Pessoa en tant que personnage épique réinventé à plusieurs reprises dans plusieurs œuvres dont «L'année de la mort de Ricardo Reis» de José Saramago qui a rendu possible la rencontre entre Pessoa et Ricardo Reis après la mort.
Aymen Hacen a présenté le poète Fernando Pessoa «1888-1935» en tant que projet intellectuel intégral qui prend forme à travers les hétéronymes ayant leurs identités propres avec des dates de naissance, des parcours et une vie au sens propre du terme, soulignant que le nom de Pessoa est d'origine latine et synonyme de masque. Les personnages sont en effet des masques derrière lesquels se réfugie Pessoa pour évoquer la question de la mélancolie et l'inquiétude en ouvrant la porte de l'universalité et de la postérité à lui-même et à ses personnage dans une dialectique du «Je est un autre» qui lui est chère.
Adel Khedher a, quant à lui, soulevé la question du «jeu» quand bien même subtile et profonde entre le nom et l'hétéronyme chez Saramago à travers une intervention intitulée «Une lecture dans le roman une année après la mort de Ricardo Reis». L'intervenant a par ailleurs appelé à plus de vigilance dans l'utilisation des concepts géographiques qui ne s'adaptent pas à la littérature et au roman qui sont par définition universels, citant dans ce cadre le concept de la pensée «inséparée» qui fut traitée par la littérature beaucoup avant d'être l'objet d'étude de la philosophie.
Adel Khedher a rappelé dans ce contexte que les hétéronymes ont existé depuis Al-Jahiz qui a oublié plus de trois fois son nom au point d'aller le demander à sa communauté, eu égard à son recours fréquent à l'utilisation des hétéronymes. Pour Adel Khedher, le recours de Saramago aux hétéronymes relève du jeu à travers lequel il offre des noms à ceux qui n'en ont pas, les rendant ainsi connaissables dans une démarche consacrant l'ouverture sur l'Autre loin de tout narcissisme comme certains tentent de le démontrer au sujet de cet écrivain. José Saramago est parti de cette idée pour écrire son œuvre mythique. Ricardo Reis est parti se réfugier au Brésil avant de revenir à Lisbonne après la mort de Pissoa qu'il rencontra dans un hôtel. Un événement entouré de mystère et qui a préoccupé Reis en personne et qui ne trouve de réponse que dans la pensée et la démarche romanesque de ce grand écrivain qui a choisi de peupler son univers romanesque avec des personnages liés comme des siamois par le même tronc.
Dans sa conférence «Le narratif et l'historique dans les romans de José Saramago», Abdeljelil Arbi a cité plusieurs écrits de cet auteur, à l'instar de «Le guide du dessin et de l'écriture», «L'Histoire du siège de Lisbonne» et tant d'autres écrits, Saramago s'est offert le plaisir de jouer avec les genres littéraires prouvant si besoin est que le roman a du mal à s'accommoder de genre et ne peut être en soi un genre immuable. Saramago, a-t-il fait savoir, a revisité le siège de Lisbonne mais en s'offrant la liberté de l'écrivain en focalisant sur des faits plutôt marginaux par rapport à l'événement principal en donnant du volume à la vie de deux amoureux en tant que trame principal de l'œuvre.


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