Vernissage aujourd'hui de l'exposition itinérante «Despuès de la tierra, todo» (Après la terre, tout) du grand sculpteur espagnol Xavier Mascaro au Centre national de la céramique d'art Sidi Kacem Jlizi. L'exposition est organisée en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles, l'ambassade d'Espagne et l'Instituto Cervantès à Tunis. Le sculpteur Xavier Mascaro est l'un des artistes espagnols les plus réputés dans l'univers des arts plastiques, particulièrement la sculpture. Diplômé de l'Université des beaux-arts de Barcelone, il vit et travaille entre Madrid et le Mexique. A trois ans, sa famille déménage pour vivre à Barcelone. Il a vécu, également, à New York et plus tard à Londres. En 2002, il a reçu le prix du meilleur décor de scène au festival de Palencia. L'année suivante, il a été désigné émérite par l'Académie d'Espagne à Rome et son œuvre fut exposée dans les principales villes d'Europe et d'Amérique: Valencia, Buenos Aires et Londres. Son travail dans le fer a commencé au milieu des années 90 et a donné naissance à une série exceptionnelle de sculptures à l'instar des «Gardiens» exposée au Palais Royal à Paris et au Musée du Prado à Madrid ainsi que «Objets culturels» qui a été exposée au musée Reina Sofia (2008) et en 2016 à Abu Dhabi (Emirats arabes unis) et Jalisco (Mexique). Devenu célèbre surtout par ses impressionnants guerriers de trois mètres de haut, tout en fer brut, l'artiste continue d'explorer les mythes et légendes et de puiser dans la richesse de l'Histoire humaine pour en tirer l'essentiel. En effet, lorsqu'on observe l'ensemble de ses travaux, l'on décèle des références et des éléments inspirés de vestiges d'œuvres très anciennes, soit d'origine phénicienne, soit égyptienne, ou d'autres cultures précolombiennes, de différents endroits de la planète. Xavier Mascaró exalte la matière, sublime le fer, matériau millénaire qu'il rend contemporain. Ses sculptures monumentales sont réalisées en fonte de fer d'où émanent force et chaleur. Depuis 2004, il introduit dans ses œuvres plus modestes de nouveaux matériaux tels que le verre, le bois, l'étain, la pierre ou encore la céramique. C'est en partie avec cette dernière qu'il réalise les différentes versions d'Eleonora. Avec cette œuvre, il se réfère pour la première fois à un modèle vivant, une amie d'enfance dont la beauté lui rappelle les sculptures antiques grecques qu'il croyait jusqu'ici idéalisées. Tout comme dans la représentation de ses guerriers, l'artiste donne une âme à cette œuvre, une mélancolie poétique, illusion de fragilité, reflet du temps qui passe. Sa toute première exposition en Tunisie «Despuès de la tierra, todo» (Après la terre, tout) est une belle occasion de découvrir l'étendue de son talent d'artiste et sculpteur exceptionnel. L'exposition se poursuivra au 24 janvier 2019 au siège du Centre national de la céramique d'art Sidi Kacem Jlizi.