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Pour un fonds de coproduction entre la Tunisie et le Maroc
Entretien du lundi avec Hicham Fellah, Délégué général du FIDADOC
Publié dans La Presse de Tunisie le 26 - 11 - 2018

Le Festival international du film documentaire d'Agadir existe depuis une dizaine d'années. Depuis l'année dernière et à côté de la «Ruche documentaire» qui encadre de jeunes auteurs du Maghreb et de l'Afrique, il a développé avec le festival des trois continents un nouvel atelier «Produire au sud». Son délégué général nous en parle et nous donne une idée sur le rôle qu'il joue dans une possible coopération cinématographique entre le Maroc et la Tunisie.
Pendant les JCC, vous avez effectué le deuxième round de l'atelier «produire au Sud» initié à Agadir et coorganisé avec le festival des trois continents de Nantes. Comment évaluez-vous cette expérience ?
Lorsqu'on a fait la première édition de cet atelier l'année dernière, on s'est rendu compte qu'en fait ce qui était le plus important c'est qu'on peut apporter un suivi et un accompagnement aux projets documentaires. On essaie de suivre ces projets avec les formateurs en scénario et en production. Rappelons que «produire au sud» est un programme de formation et d'initiation à la co-production internationale. Ce qui permet à de jeunes producteurs et moins jeunes producteurs et auteurs des pays du sud des trois continents : d'Afrique, d'Amérique du sud et d'Asie (dans notre cas le Maghreb et l'Afrique de l'Ouest) d'avoir les clés pour pouvoir accéder au marché international. Cet accompagnement se fait aussi bien du côté artistique (l'écriture) que du côté financier notamment avec la manière de présenter un dossier. Cette formation est capable de les aider à accéder aux opportunités qui existent sur le marché international. Pendant ce deuxième round qui est le suivi de notre atelier à Agadir, le Cnci tunisien a discuté avec son homologue marocain pour appuyer une deuxième session qui permet au six binômes choisis de pouvoir revoir leur formateurs, de refaire le point sur leurs projets et de rencontrer des professionnels. L'idée était d'arrimer ce second round à un événement professionnel comme Carthage-Pro, lors des JCC. Comme nos binômes n'ont pas beaucoup d'expérience, il était important qu'ils revoient leurs formateurs. Plus généralement c'est aussi une concrétisation de cette coopération entre le Maroc et la Tunisie. Cela permet aussi à nos participants de pouvoir accéder au marché international non pas en position de faiblesse mais de force. Ils faut qu'ils aient des financements de leur pays. Le fait d'avoir ces coopérations dans le cadre de nos deux pays pourrait accélérer la création d'un vrai fonds de coproduction entre le Maroc et la Tunisie à l'instar de l'accord signé entre la Tunisie et la France.
Que pensez-vous du marché du film documentaire arabe et africain particulièrement ?
En tout cas, les documentaires ont de plus en plus de visibilité ! Lorsqu'on a créé notre festival à Agadir il y a dix ans il y avait très peu de films arabes et africains. Aujourd'hui, ces documentaires sont dans les plus grands festivals, par exemple au «Visions du réel», le grand prix a été attribué à Zied Kathoum entre autres. J'ajouterai que les films primés dans les grands festivals sont beaucoup plus des documentaires que des fictions. Comme ces films touchent souvent des questions sociales et d'actualité brûlantes, ils circulent et se vendent très bien. Ils peuvent avoir plusieurs vies, vu les situations politiques et les rebondissements qu'il y a dans nos pays. En fait, il arrive que des documentaires faits il y a quatre ou cinq ans nous permettent de comprendre la situation d'aujourd'hui… Donc ces films ont une visibilité internationale et un potentiel économique non négligeable.
Coopération Sud -Sud dans le cinéma on en parle beaucoup mais on en voit peu. Pensez-vous que les possibles accords entre le Maroc et la Tunisie peuvent être le début d'une concrétisation ?
Il faut d'abord une volonté politique, des moyens financiers et des ressources humaines c'est-à-dire des producteurs et des auteurs qui se connaissent parce que ces partenariats Sud -Sud comme n'importe quel partenariat sont basés sur la confiance. Ce développement qu'on espère voir entre nos deux pays nécessite la concordance de ces trois éléments : des textes de loi, des fonds de financement, et des professionnels qui s'engagent ensemble sur des films dans un rapport de confiance. C'est pour cela que des ateliers comme le nôtre sont une partie de l'équation. Il y a des bourses versées par le CCM et le Cnci... Ça reste modeste mais pour nous ça doit un être un amorçage pour un futur fonds de coproduction entre nos deux pays.
Cette coopération marcherait mieux, selon vous, pour les documentaires ou pour les fictions ?
Dans le documentaire on est sur des budgets plus petits et la question de la langue (et du dialogue) et des interprètes ne se pose pas, ce qui pourrait bloquer des coproductions à cause des castings, etc., je pense que c'est le genre le plus facile en terme de coproduction. Le public marocain par exemple s'intéresse au documentaire tunisien parce qu'il veut savoir ce qui se passe dans ce pays, tandis que, dans une fiction, il peut y a voir les freins du dialecte, la manière de jouer des acteurs, etc. Et inversement pour le public tunisien.


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