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«Retour aux principes fondateurs, malgré toutes les tentations»
Entretien avec... : Entretien avec Mohamed Mediouni, directeur des JCC
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 11 - 2012

Seulement une quinzaine de jours nous séparent des 24es Journées cinématographiques de Carthage qui se tiendront du 16 au 24 novembre. Le directeur de cette manifestation, Mohamed Mediouni, universitaire, homme de théâtre et cinéphile, soutient que cette édition sera marquée par «le retour aux principes fondateurs des JCC et à l'esprit pionnier de leur fondation en 1966 tout en réinventant une approche qui tient compte des réalités du siècle nouveau». Pour en savoir plus sur ce concept et ce parti pris et d'autres détails concernant le menu de cette session, nous l'avons rencontré. Entretien.
En tant que dramaturge et spécialiste du théâtre vous attendiez-vous à être nommé à la tête d'un festival de cinéma ?
M.M. : Il est vrai que je viens du théâtre, en tant que dramaturge et spécialiste, mais vous oubliez que je viens, également, du cinéma, plus précisément du monde de la cinéphilie. Je suis, d'ailleurs, le fondateur du premier festival du cinéma du court-métrage de fiction qui a vu le jour en 1996 et que j'ai dirigé pendant 3 ans à l'époque où j'étais président de la Fédération tunisienne des ciné-clubs (Ftcc). Pour l'anecdote, le président d'une des sessions n'était autre que Taoufik Salah. Vous voyez, être nommé directeur des JCC quand on vient de la cinéphilie n'a rien d'étonnant, ça coule même de source. Mais, je vous dirai que je n'ai pas cherché à l'être, ce sont les professionnels du cinéma qui m'ont sollicité et j'ai répondu positivement à leur appel, par sentiment du devoir, surtout que je suis l'enfant de la balle et, donc, des JCC qui ont rythmé ma vie et dont je n'ai raté aucune édition. Je vous avoue qu'en acceptant cette tâche j'ai laissé en suspens deux ouvrages, entre création et traduction, mais j'ai fait le choix d'accepter la direction des JCC et je l'assumerai avec tout l'enthousiasme qui ne m'a, d'ailleurs, jamais manqué. Je ne viens pas de l'administration, je suis un universitaire très indépendant et jaloux de cette indépendance, ce qui m'aidera à accomplir au mieux la fonction qui m'a été confiée. Franchement, votre question est tendancieuse...
Non, elle découle du fait que certains professionnels reprochent au ministre de la Culture d'avoir choisi parmi les trois personnes, qu'ils ont eux-mêmes proposées, celle qui ne fait pas partie du corps de métier.
D'abord, les professionnels ont eux-mêmes proposé mon nom, comme vous le dites. Ensuite, diriger un festival de cinéma n'est pas l'apanage des professionnels, car l'important c'est d'avoir une vision, des idées, une culture cinématographique. Je pense même que mon profil, autrement dit le fait que je sois non intéressé, donc, en dehors des enjeux qui caractérisent le secteur, garantit l'objectivité et l'impartialité nécessaires pour la direction et l'organisation d'une telle manifestation. Sans compter que je jouis, déjà, d'un savoir-faire hérité de l'expérience de la direction, en 1999, des Journées théâtrales de Carthage (JTC) puis, plus tard, du Centenaire du Théâtre. L'organisation de grands événements ne m'est pas étrangère et je me donne à fond pour relever ce nouveau défi.
Selon vous, peut-on organiser un festival de cinéma à l'échelle arabo-africaine alors que la capitale, qui accueille la manifestation, ne compte que 8 salles, le pays en comptant 16 en tout ?
Il est vrai que cela relève du paradoxe surtout que dans les années 60 il y avait plus de 100 salles dans le pays alors que ce nombre est aujourd'hui dérisoire, voire ridicule. Mais, actuellement, nous vivons un vrai tournant, annoncé depuis une vingtaine d'années, avec l'irruption des nouvelles technologies qui ont apporté de grands bouleversements auxquels nous ne pouvons pas échapper. Nous vivons, dans le domaine du cinéma, une période comparable à celle qui a vu, à l'échelle planétaire, la disparition des dinosaures. La production et la projection de films se font de plus en plus en numérique et de moins en moins en 35 mm, cette révolution technologique pourrait entraîner la disparition définitive du cinéma dans notre pays, étant donné le rétrécissement du parc des salles et le recul de la cinéphilie. Nous avons assez perdu de temps comme ça et il est l'heure de sauvegarder le cinéma en intégrant les nouvelles technologies dans les secteurs de l'exploitation et de la distribution. Car, il ne suffit pas de tourner et de produire en numérique pour pérenniser le cinéma. Sait-on, par exemple, qu'en France, sur les 5.400 salles que compte le parc, 4.000 sont déjà équipées en DCP (Digital Cinéma Package) autrement dit en projecteurs numériques, la copie du film étant également en numérique. Il faudrait que nous réfléchissions, alors, aux solutions efficaces et durables, à moyen et à long terme, mais il a fallu, aussi, parer au plus pressé, tout en évitant les solutions provisoires et le rafistolage, surtout que le problème des salles se pose à chaque échéance des JCC, car, c'est l'évidence même, on ne peut pas organiser un festival sans les salles obscures et sans de bonnes conditions de projection.
J'ai, donc, convenu avec le ministre de la Culture, M. Mehdi Mabrouk, qu'il fallait, à l'occasion des JCC, équiper au moins 4 salles en DCP tout en veillant à l'amélioration de la qualité des conditions de projection d'autres salles. Il semble, également, qu'une solution ait été trouvée afin que les subventions débloquées par le ministère de la Culture servent vraiment à la rénovation des salles.
La salle l'Africa rouvrira-t-elle ses portes à l'occasion des JCC ?
C'est fort probable, les travaux avancent, je suis très confiant et son ouverture est quasi sûre.
Les JCC 2012 représentent la première édition après la Révolution, avez-vous préparé un programme spécifique à l'événement?
Le festival est bel et bien en dialectique avec le contexte révolutionnaire qu'a connu la Tunisie, car, grâce, bien sûr, aux nouvelles technologies le nombre de jeunes et de moins jeunes ayant pris leur caméra pour s'exprimer est impressionnant. Ce foisonnement de la production a permis l'émergence de produits de qualité. Pour marquer cet aspect, nous avons créé une nouvelle section, que j'espère désormais régulière, qui se veut porteuse d'un souffle alternatif : «Ecran d'à -venir» dédiée à la jeunesse et conçue comme un forum d'échanges. Les objectifs sont clairs : donner de la visibilité aux travaux des jeunes cinéastes africains, arabes et du reste du monde qui se sont distingués par une approche originale aussi bien dans l'approche esthétique que dans les modèles de production et de diffusion. Concrètement, une quinzaine de séances est prévue pour présenter, discuter des films ou des projets de nouveaux talents en présence de professionnels confirmés, dans une sorte de synergie, que j'espère productive et féconde.
Vous avez également prôné le retour aux principes fondateurs des JCC et à l'esprit pionnier de leur fondation en 1966 tout en réinventant une approche qui tient compte des réalités du siècle nouveau, pouvez-vous expliquer davantage ce parti pris?
Il y a des moments où on se pose des questions et où on est pris, à des degrés différents, par ce qui se passe dans le monde et le nombre de festivals organisés dans le monde arabe, notamment, dans les pays du Golfe, Dubaï, Abou-Dhabi, Marrakech et autres où circule beaucoup d'argent et où l'on obéit à une logique de star-system et aux modèles des grosses firmes de production. Or, on est tenté de faire la même chose, inviter des stars, miser sur les paillettes, etc. Sans compter que certains cinéastes arabes et africains essayent, étant donné la situation du cinéma dans le continent, de rallier les festivals européens, l'Europe leur offrant des subventions, des fonds d'aide. Tout cela peut nous pousser à dévier des principes fondateurs de cette manifestation, c'est pourquoi nous sommes attachés aux sources et aux fondements des JCC, sans omettre de rappeler leur veine alternative ainsi que les origines de la famille culturelle de leurs fondateurs qui n'est autre que le mouvement cinéphilique de la Ftcc chapeauté par Taher Cheriaâ. Ce retour aux sources n'empêche nullement de réinventer une approche permettant à cette manifestation d'être ouverte sur toutes les nouveautés et les évolutions technologiques du nouveau siècle. Nous prônons, donc, un retour aux principes fondateurs des JCC, malgré toutes les tentations.
Qu'en est-il du menu de cette édition et de la section des compétitions officielles ?
180 films en tous genres, de toutes nationalités et toutes sections confondues composent le menu filmique des JCC. Pour cette édition nous avons consacré une section officielle aux longs métrages, une deuxième aux courts métrages et une troisième aux documentaires arabes et africains. La section officielle comprend, en fait, des films en compétition et d'autres en hors compétition, onze films tunisiens figurent dans cette section intitulée «Perspective» et jouiront, ainsi, du label des JCC. Trois sections sont consacrées à la compétition et proposeront une soixantaine de films en lice : la compétition des longs-métrages de fiction, la compétition des courts-métrages de fiction et la compétition des films documentaires. Nous avons, donc, éliminé la section de la compétition nationale qui, logiquement, ne devrait pas avoir sa place dans un festival d'envergure arabo-africaine, mais nous avons gardé la section «Panorama» consacrée aux courts et longs métrages tunisiens, représentatifs de la production nationale. Cela dans le but de leur assurer une visibilité auprès du large public, des médias nationaux, arabes et africains ainsi que des participants étrangers. Sans compter que l'ouverture de cette édition se fera avec un film tunisien.
Sur un autre plan, les JCC 2012 rendront hommage au cinéma algérien à travers une rétrospective de films importants afin de marquer le 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie. Le cinéma malien sera également à l'honneur. Des hommages seront rendus à Taoufik Salah, Souleyman Cissé et Taeib Louhichi, l'incarnation même de l'africanité et de l'arabité. Enfin, la section «Cinémas du monde» marquera une ouverture sur les œuvres du reste du monde dans un esprit de partage, de dialogue et de confrontation pacifique des cultures. Cette section se focalisera sur le cinéma asiatique dans certaines de ses diversités et nationalités, tels les cinémas indien, iranien et japonais. Sont également prévues de belles affiches du dernier festival de Cannes.
Quant aux professionnels du cinéma africain et arabe, ils bénéficieront de soutien à travers l'atelier de projets, qui propose aux candidats en lice des bourses d'aide au développement pour la promotion du cinéma du Sud. D'un autre côté, les JCC ont mis en place le «Producer's network» qui accompagnera, les 20 et 21 novembre, les réalisateurs et les producteurs arabes et africains porteurs d'un projet de longs métrages de fiction ou documentaire en vue de les présenter à des partenaires internationaux, entre producteurs, distributeurs et diffuseurs, pour une participation à leur financement.
Quel sera le thème du colloque ?
En fait, il s'agira de deux rencontres, la première se focalisera sur les centres nationaux de cinéma, car vous n'êtes pas sans savoir que la mise sur pied du Centre national du cinéma et de l'image (Cnci) a commencé, ainsi pour bénéficier de l'expérience des pays arabes et européens qui ont déjà mis sur place une pareille structure. Des responsables français, italiens, marocains, algériens seront invités le 17 novembre à évoquer leur expérience et à échanger avec les professionnels tunisiens. La deuxième rencontre se tiendra le 19 novembre à l'occasion de la création du comité d'orientation du Fonds panafricain du cinéma qui élira domicile à Tunis. Cette rencontre se déroulera en présence de personnalités africaines et arabes entre ministres de la Culture et responsables de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF).
L'affiche de la 24e édition des JCC a créé le buzz sur les réseaux sociaux, on lui reproche, en fait, d'être un copié-collé d'une photo créée en 1966 et signée William Perrugini. Quelle est votre réaction ?
C'est une belle affiche travaillée à partir d'un élément photographique dont nous avons acheté les droits d'auteur pour la réutiliser dans un autre contexte. Nous l'avons choisie parce que le sujet, soit la femme noire, représente l'Afrique, nous l'avons, également, choisi pour le regard frais, juvénile et étonné que dégage cette femme et enfin pour l'appel à la focalisation, donc au cinéma que véhicule la photo. L'idée est de Hichem Ben Khamsa, spécialiste dans l'événementiel, nous en avons discuté, l'affiche est belle et nous l'avons adoptée. Je suis étonné de la réaction de certains, ce n'est pas du copié-collé, c'est une photo adaptée à l'événement que représentent les JCC.
On vous reproche de ne pas avoir recours aux photographes nationaux, donc aux compétences tunisiennes, de ce fait un concours a été lancé sur facebook, par le photographe Mahmoud Chelbi pour la création d'une affiche des JCC 2012. Ce concours sera même couronné par une exposition à El Teatro. Qu'en dites-vous ?
Je trouve l'idée de cette exposition réjouissante, excellente même, et la réaction de ces artistes photographes saine et dynamique. S'il n'y avait pas eu ce buzz autour de cette affiche, il n'y aurait pas eu cette réaction créative. Vous le voyez bien, nous sommes dans une dynamique de stimulation. C'est pourquoi je suggère à ce groupe d'artistes de faire non pas des propositions de l'affiche de cette édition mais de la prochaine. Le comité directeur des JCC, censé préparer l'affiche de la 25e édition, est prêt à soutenir financièrement cette action et cette exposition. Mieux, nous choisirons l'affiche de la 25e édition, parmi les meilleures exposées, le 24 novembre, la veille de la clôture des JCC.
A combien s'élève le budget du festival ?
Le budget des JCC est maigre, il s'élève à 650.000 dinars. Les dépenses sont énormes et plusieurs sponsors habituels n'ont pas répondu à l'appel, pourtant, nous les avons sollicités depuis juin dernier, sans compter qu'il y a un manque de 100.000 dinars habituellement fournis par l'Atce. Or, les JCC représentent une occasion pour donner une image autre de la Tunisie que celle qui nous place aux côtés du Soudan et de la Somalie au plan de la sécurité des étrangers. Cette manifestation sert l'image du pays sur tous les plans, touristique, économique, culturel et autre. Les JCC qui nous renvoient l'image d'une Tunisie moderne et moderniste est le résultat naturel de la pensée et de l'action de l'élite du pays. Elite qui a opté, depuis la fin du XIXe siècle, pour un projet clair : la création d'«El Khaldounia», en tant que complément de l'enseignement «zeitounien», afin d'éviter l'enfermement dans un enseignement traditionnel et sclérosé. «El Khaldounia» s'est ouvert sur les arts, la culture, les sciences, les nouveaux métiers, les langues, etc. Les JCC sont le produit de cette évolution désirée par l'élite dont je cite, par exemple, Hassan Zmerli et Taher Cheriâa. Encore une fois, j'appelle les hommes d'affaires à prendre conscience de ce que représentent les JCC en ces moments difficiles où prédomine le doute concernant notre modèle de société et l'avenir de notre pays.


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