La gestion calamiteuse des dernières années sur le double volet sportif et financier a laissé bien des séquelles. Le Club Africain en paie aujourd'hui le prix fort. Si le club de Bab Jedid est aujourd'hui interdit de recrutements, c'est à cause de la gestion financière calamiteuse de ces dernières années. La mauvaise gestion financière est liée essentiellement aux contrats des entraîneurs et joueurs étrangers, mal négociés au niveau des clauses qui traitent la résiliation. En effet, le résultat des courses ou plutôt des mauvaises négociations des contrats de ces dernières années : l'interdiction des recrutements (sanction de la Fifa). En somme, les dirigeants actuels payent le prix fort des erreurs monumentales de la gestion de leurs prédécesseurs qui ont tout fait pour leur laisser un mauvais legs. Si le club de Bab Jedid se trouve dans une situation financièrement chaotique, c'est à cause des pénalités liées aux contrats de Marco Simone et Ruud Krol entre autres. Des litiges en série qui ont atteint leur summum l'été 2018. En août dernier et à quelques jours du coup d'envoi de l'actuelle saison, les sanctions financières sont tombées : le CA doit 1,6 million de dinars tunisiens, un montant équivalent aux impayés dus à ses anciens joueurs à savoir Lassaad Nouioui, Yassine Mikari et Houcine Nater. Dans l'incapacité de payer son dû, la sanction de la Fifa est tombée et le Club de Bab Jedid s'est trouvé dans l'incapacité de renforcer son effectif au dernier mercato hivernal à un moment où l'équipe en avait le plus besoin. Mauvais casting Le Club Africain a raté l'opportunité de se renforcer au mercato hivernal alors qu'une grande lessive s'imposait. C'est que , de l'aveu de l'ancien entraîneur clubiste qui venait de jeter l'éponge, il y a un peu plus d'une semaine, en l'occurrence Chiheb Ellili, les recrutements effectués l'été dernier se résument à un mauvais casting. Aucun des joueurs recrutés n'a donné le plus escompté. En témoigne le naufrage devant le TP Mazembe quand le CA avait perdu sur un score sans appel (0-8). Une défaite en Champions League africaine venue accentuer une crise sans précédent dans l'histoire du club de Bab Jedid. Bref, si le CA se trouve aujourd'hui dans d'aussi beaux draps sur le double volet sportif et financier, c'est à cause d'une gestion calamiteuse durant ces dernières années. Le Club Africain en paye les pots cassés. Un lourd héritage dont les dirigeants actuels auraient aimé se passer. Mais le mal est fait et le Club Africain a besoin, plus que jamais, que la voix de la sagesse soit criée haut et fort.