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L'effet météo pourrait provoquer des envolées des cours du blé
Infos économiques
Publié dans La Presse de Tunisie le 20 - 01 - 2011

• Le décalage entre l'offre et la demande mondiale de blé est tellement important que tout soubresaut dans une grande région productrice risque de provoquer une nouvelle envolée des cours, susceptibles d'atteindre, voire de dépasser, les records de 2008, en Europe de l'Ouest notamment.
Les prix du blé, aliment de base de bon nombre de pays en développement, ont été en 2010 le moteur d'une flambée des prix alimentaires qui a fait craindre de nouvelles émeutes meurtrières comme celles observées voici deux ans.
La cherté des produits alimentaires est l'un des éléments à l'origine des troubles actuels en Afrique du Nord, en particulier la "révolution de jasmin" qui a fait tomber le régime du président Ben Ali en Tunisie.
La crise tunisienne a notamment poussé les Etats limitrophes à accélérer leurs achats de blé.
Les soucis météorologiques qui se manifestent pour les cultures de certains grands pays producteurs, notamment pour le blé d'hiver aux Etats-Unis, couplés à une demande toujours croissante soutiendront les prix du blé cette année, pensent les analystes.
"Si Mère Nature n'est pas propice, comme c'est le cas actuellement, nous n'avons pas fini de souffrir et nous n'avons pas forcément vu le pire", dit James Dunsterville, analyste du cabinet genevois Agrinews.
Dans l'Union européenne, deuxième exportateur mondial de blé, les prix ont doublé durant les douze derniers mois, en raison surtout de la suspension par la Russie de ses exportations de céréales après une sécheresse estivale historique, mais aussi d'une forte demande de l'Afrique du Nord.
Les prix du blé ont aussi augmenté aux Etats-Unis durant l'année écoulée, mais dans une moindre mesure, les exportations s'affichant en baisse et les stocks étant confortables.
Sécheresse et inondations
Peu de signes de détente à court terme sont encore perceptibles pour les blés de qualité, les analystes ne prévoyant pas de reprise des exportations russes avant juillet au moins.
Les inondations dévastatrices en Australie, la poursuite de la sécheresse en Amérique latine et dans certaines zones des Etats-Unis ne font qu'alimenter l'humeur haussière des marchés, en particulier en Europe où les cours tutoient des pics de trois ans toutes les semaines depuis la mi-décembre.
"Les cours du marché sont très sensibles aux effets climatiques défavorables parce qu'il ne reste plus grand-chose pour les amortir après les pertes des moissons de la campagne en cours", dit Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank.
Le contrat à terme du blé meunier européen n'est plus qu'à 15% du pic de 300 euros la tonne atteint durant la campagne 2007-2008 et les analystes pensent qu'il ne faudrait pas grand-chose pour combler l'écart.
"S'il y a encore des problèmes au niveau des moissons, les cours pourraient atteindre neuf dollars le boisseau ou encore 300 euros la tonne dans le courant de l'année", ajoute Carsten Fritsch.
A neuf dollars, le contrat de blé sur le marché à terme de référence du Chicago Board of Trade (cbot) resterait néanmoins inférieur de 32% au record de 2008 à 13,34 dollars le boisseau.
Pour les analystes, il est peu probable que les contrats à terme du blé américain explorent à nouveau les sommets de 2008 en raison des bonnes perspectives pour la prochaine récolte mondiale qui freine la hausse, l'estimation la plus haute tournant autour de neuf dollars.
"C'est sûr que ça paye de cultiver (du blé) en ce moment et c'est pour ça que je dis que nous n'atteindrons pas les 10 dollars le boisseau. Une forte offre tendra à modérer quelque peu les prix", dit Adam Davis, négociant céréalier pour le fonds australien Merricks Capital.
Le critère de qualité
Mais l'un des éléments importants dans les mois à venir sera la quantité de blé de qualité disponible pour couvrir une forte demande en souffrance, observent les analystes.
L'offre mondiale de blé à haute teneur en protéines est limitée actuellement en raison des problèmes météorologiques survenus au Canada, en Allemagne et, plus récemment en Australie, où les inondations conduisent au déclassement en qualité fourragère d'une partie substantielle de la récolte néanmoins record.
"Du blé, il y en a en quantité de par le monde, mais du blé de qualité, c'est autre chose", constate Mark Schulz, analyste de Northstart Commodity Investment (Minneapolis).
Cet état de fait se traduit par la surperformance des blés à haute teneur en protéines sur les contrats à terme de référence du Kansas City Board of Trade (kcbt) et du Minneapolis Grain Exchange par rapport à ceux du Chicago Board of Trade.
Le blé de printemps de Minneapolis a gagné 73% annuellement et le blé "hard red winter" du kcbt autour de 68%, tandis que celui du cbot progressait de 54%.
La plupart des acheteurs de blé de qualité, principalement en Afrique du Nord, se sont tournés vers l'Union européenne durant la première partie de la campagne, et les silos tendent à se vider rapidement.
Les 27 Etats membres devraient exporter 20 millions de tonnes de blé cette saison, la majeure partie au départ de la France. Au 11 janvier, l'UE avait déjà accordé des licences pour l'exportation de 11,9 millions de tonnes.
Les exportations américaines, qui restent largement inférieures à celles de l'an passé, devraient prendre le relais. La semaine dernière, le département américain de l'Agriculture a relevé de 50 millions de boisseaux sa prévision des exportations durant la campagne en cours pour la porter à 1,3 milliard de boisseaux, du jamais vu depuis la campagne 1992-1993.


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