Le diplomate tunisien Mohamed Ben Youssef nommé à la tête de l'Institut culturel Afro-arabe    Taxes de circulation 2026 : comment vérifier et payer vos amendes en ligne    Décès de Boubaker Ben Jerad, une figure majeure du football tunisien    beIN MEDIA GROUP obtient les droits exclusifs de diffusion des Jeux Olympiques Milano Cortina 2026 et Los Angeles 2028 dans la région MENA    Le Dr Héchmi Louzir honoré par la France pour sa contribution scientifique    L'île de Djerba réduit de moitié sa consommation d'éclairage public grâce aux LED    Sabri Lamouchi : fier de coacher un équipe 100 % tunisienne et de réaliser les rêves du public    Belgrade 2027 et Riyad 2030 : Les grandes étapes de l'expansion de la Tunisie    Osaka 2025 : Mourad Ben Hassine souligne le succès tunisien devant 600 000 visiteurs    LG présente son expérience AI Home au LG InnoFest MEA 2026 à Abou Dhabi    Omra : La Tunisie non concernée par la décision saoudienne    Raoua Tlili et Yassine Gharbi remportent 2 médailles d'argent aux Championnats internationaux de Fazza de para-athlétisme 2026    La danse contemporaine à l'honneur au Festival des Premières Chorégraphiques à Tunis et Sfax (Programme))    Météo en Tunisie : temps nuageux, chutes de pluies éparses    Elyes Ghariani - La doctrine Donroe: le retour brutal de l'hégémonie américaine    Météo Tunisie : fortes perturbations et chute des températures dès le week-end    Changement à la tête de l'ITES : Kaïs Saïed démet le directeur général    Sous la surface: un voyage dans les abysses, royaume de la pression    UNICEF Tunisie lance un guide pour expliquer l'IA aux enfants    L'ambassadeur Mondher Mami est décédé    La Galerie Saladin propose l'exposition Les 12 Art'pôtres de Carthage    La Cité des sciences à Tunis organise le festival des sciences à Thyna du 15 au 17 février 2026    Les taekwondoistes tunisiens dominent le classement de la Coupe arabe juniors avec 8 médailles    Décès du Dr Badri Mimouna après une répétition théâtrale    Météo en Tunisie : chutes de pluies éparses sur les régions côtières    Du marketing au gaming: une nouvelle façon de séduire    Magna Mater: La Grande Déesse de retour à Zama (Album photos)    Tunisie: Gestion des villes et conseils municipaux    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Concert de Bad Bunny à la finale du Super Bowl 2026 : plein de symboles gloire à la culture Latino    Mondher Msakni: L'orfèvre    Pr. Najoua Essoukri Ben Amara - Open Badges : la nouvelle frontière de la reconnaissance des compétences    Israël intensifie sa politique d'annexion et de colonisation en Cisjordanie    Un pays arabe bloque Roblox pour protéger les enfants    Le pamplemousse ou pomélo en Tunisie : un trésor nutritionnel et culinaire souvent ignoré    La Tunisie à Ajaccio et à Bordeaux    Salon national des arts plastiques: des talents à promouvoir (Album photos)    Candidats à l'installation au Canada: trois jours pour tout savoir, dès ce lundi à Tunis    Etude de cas - Venezuela: Anatomie d'une opération spéciale, l«Absolute resolve»    Ramadan 1447 en Arabie Saoudite : voici quand débutera le jeûne et l'Aïd al-Fitr    Le Conseil européen de la fatwa fixe la date du début du Ramadan    Nizar Chakroun fait rayonner la littérature tunisienne avec le Prix Naguib Mahfouz    Taekwondo : la Tunisie remporte trois nouvelles médailles aux Emirats arabes unis    Trump 2.0: l'avènement de l'Etat-entreprise et la recomposition de l'ordre mondial    Jalila Baccar, Fadhel Jaibi et Taoufik Jbali: mille mots pour saluer de grands artistes    Sidi Bou Saïd menacée par les glissements : comment protéger la colline ?    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Quand les biocarburants tirent le cours des céréales vers le haut
Spirale des prix des matières premières
Publié dans Le Temps le 29 - 08 - 2007


*
* En Tunisie : les charges de compensation s'élèveraient à 542 MD contre des prévisions de 340 MD au début de l'année
Après la flambée des prix des biocarburants, c'est autour de la bourse des céréales de faire des siennes. En effet, et en raison de la réduction des volumes des grandes cultures, notamment en Europe et en Australie
autrement dit la baisse de la production mondiale contre une forte demande, ainsi que des mauvaises conditions météorologiques, les cours des céréales notamment du blé se sont envolés.

La Tunisie , et dans un contexte d'ouverture économique, ne peut pas parer à l'impact de cette nouvelle conjoncture. D'ailleurs, face à cette situation, le ministère du Commerce et de l'Artisanat n'a pas vraiment d'autres choix. Il a dû faire recours, dès le 12 août 2007, à l'introduction d'ajustements sur les prix publics des dérivés céréaliers et ce, compte tenu du fait qu'une bonne partie des besoins du pays en céréales est importée.
Malgré ces ajustements, un communiqué du ministère précise que la Caisse générale de compensation continuera à soutenir les prix de produits de base dans des proportions importantes dépassant les 210 mil/kg de pâtes et de couscous, les 197 mil/kg de semoule et 100 mil/gros pain.
La même source indique que les charges de la caisse générale de compensation au titre de la subvention des prix des produits de base ont enregistré un accroissement substantiel qui a dépassé toutes les prévisions. Ces charges dépasseraient les 542 MD contre des prévisions de 340 MD au début de l'année.

Situation dans le monde et prévisions
La production céréalière mondiale de 2007 est estimée à 2 095 milliards de tonnes, d'après une circulaire de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) publiée en mai dernier. Un chiffre en trompe-l'oeil, puisque la production de certaines céréales comme le blé serait insuffisante pour répondre à une demande accrue.
La faute incombe aux mauvaises conditions météorologiques. En effet, de nombreux pays producteurs ont été frappés par des perturbations climatiques, qui ont mis en péril les récoltes.
L'excès de pluie à la fin du cycle de culture a retardé les récoltes et réduit la qualité du blé, menacé de pourrissement sur pied. Une production moindre est attendue en Europe, à cause des fortes précipitations, voire des inondations en France, Allemagne et Grande-Bretagne.
Aux Etats-Unis, la situation est similaire : aux gels du mois d'avril ont succédé de très fortes précipitations fin juin et en juillet en Oklahoma au Texas, dans les grandes plaines.
A l'inverse, en Europe de l'Est, c'est la sécheresse qui a pesé lourd sur les récoltes de blé surtout en Russie et en Ukraine.
Ce qui s'annonce être aussi le cas pour le Canada : le pays s'attend à une production de près de 20% inférieure par rapport à 2006, à la suite d'une sécheresse en juillet.
"Les seules exceptions sont la Chine et l'Inde, qui ont eu des récoltes plus importantes cette année, mais comme elles avaient eu des problèmes de production l'année dernière, elles continuent d'importer", rapporte plusieurs agences.

La météo n'est pas la seule coupable ; les biocarburants aussi
La météo n'est pas la seule à mettre en cause. La FAO pointe du doigt les profondes mutations agricoles exercées par le marché des biocarburants.
La culture du maïs occupe aujourd'hui environ 70% de la production céréalière. Destiné au marché des biocarburants, le maïs est bien plus rentable que le blé, et incite de plus en plus d'agriculteurs à lui consacrer davantage de surface.
Si, aux Etats-Unis, les besoins en éthanol croissent de jour en jour, la demande européenne de biodiesel risque d'influer fortement sur la valeur des oléagineuxs. Les cours de ces derniers pourraient alors rester très élevés.
Pour certaines associations environnementalistes et altermondialistes, qui ont repris à leur compte les arguments du Fidel Castro, l'usage énergétique des cultures alimentaires serait à très court terme la cause de nouvelle famine dans le monde.

Conséquences : les prix s'envolent
Conséquences, les cours atteignent des sommets historiques sur toutes les places boursières, et les récoltes ne suffiront pas à répondre au besoin, ont annoncé conjointement le Conseil international des Céréales (CIC) et le Département de l'agriculture américain. Le déficit serait actuellement de 3 millions de tonnes de blé.
En comparaison avec les estimations de la FAO pour la récolte mondiale, le Conseil international des céréales (CIC) a abaissé de 7 millions de tonnes ses prévisions, à 607 millions de tonnes.
Les prix élevés n'ont pas réduit la demande pour cette céréale utilisée dans des produits alimentaires de base: pain, pâtes et semoule, qui par ricochet sont plus chers.
Selon des rapports réalisés à cette fin, le boisseau de blé (environ 27 kilos) pour livraison en septembre a terminé sur le marché des matières premières de Chicago à 7,2575 dollars, marquant son troisième record de clôture consécutif.
Par ailleurs, le prix du pain a grimpé de 8,6% en juin, aux Etats-Unis, la farine est devenue très chère et c'est une part très importante de la fabrication du pain, puisque les ingrédients représentent environ 30% des coûts, le prix de la baguette devrait augmenter en France au mois de septembre.
« Le répit sur le marché du blé pourrait venir de l'hémisphère sud. Mais tandis que la graine est en pleine croissance, la sécheresse frappe les zones de culture d'Australie et d'Argentine. Le prix du blé restera élevé jusqu'à ce que les opérateurs aient une meilleure idée de ce que vont donner les récoltes australienne et argentine en octobre, au début des moissons », prévoient plusieurs experts de la Banque mondiale.
La hausse des prix du blé ainsi que celle d'autres céréales comme le riz devraient se poursuivre, jusqu'à atteindre 40%, voire 100% fin 2007, selon la Banque mondiale.
La FAO craint une augmentation de la facture des importations céréalières des pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV) d'un quart environ durant la campagne en cours.
A rappeler que les derniers pics historiques du blé, pour un contrat à échéance rapprochée, remontaient à mai 1996 et auparavant à 1973.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.