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A qui profite le changement ?
Révision du système de quotas pour l'importation des voitures
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 04 - 2011

Bien que les quotas d'importation de voitures au titre de l'année 2010 soient fixés et qu'il a été décidé d'accorder à chaque concessionnaire la possibilité d'importer 25% de l'ancien quota 2010, en attendant la régularisation de la situation de chacun sur la base des propositions des professionnels, les données vont probablement bientôt changer pour les années prochaines. Le ministère du Commerce et du Tourisme prévoit, en effet, la modification de son système d'importation de voitures y compris celles baptisées «populaires».
Une modification qui dépendra, bien entendu, de plusieurs facteurs, une concertation au sein même de la profession avec le ministère et enfin, de celui-ci avec les maisons mères. Une importation qui serait effectuée en toute légalité et transparence, avec une distribution équitable entre tous les importateurs agréés, sans aucun favoritisme, sans contraintes et calculs, rompant ainsi avec toutes les pratiques malveillantes connues auparavant.
Un objectif noble et longtemps recherché certes, mais ne pouvant être atteint qu'à la condition que les investisseurs du domaine soient suffisamment conscients de l'importance, voire de la gravité de leurs faits et gestes et surtout de leurs décisions, à la fois sur le secteur et sur l'économie nationale.
Selon un responsable de l'Office du Commerce de la Tunisie (OCT) «Le secteur du matériel roulant a été depuis toujours et jusqu'à aujourd'hui, l'affaire de l'Etat. Il faut se demander pourquoi cette protection est maintenue malgré la libéralisation en 1994 de tout le commerce extérieur. Il est à mon sens important de se poser cette question pour mettre ce dossier dans son élément. L'Etat avait pour obligation de protéger la balance des payements, de protéger aussi quelques secteurs industriels tunisiens comme les industries mécaniques et électriques et faire face à une fuite massive des devises».
L'importation de voitures (soit quelque 45.000 véhicules nouveaux qui seront injectés sur le marché tunisien par le biais des 17 concessionnaires agréés et dont 6.000 voitures populaires), est une affaire qui coûte, annuellement à la Tunisie 1.000 MD. D'ailleurs, et «pour protéger la balance des payements, une note administrative obligeait tous les importateurs à exporter la moitié du montant de leurs importations, mais en valeur ajoutée.
Une obligation qui avait pour but d'aider l'industrie mécanique et électrique tunisienne à se vendre», précise notre interlocuteur. Ce sont là de bonnes intentions et de belles initiatives, si la machine était libre de fonctionner normalement. Hélas, les choses ne se présentaient pas de cette façon. L'administration, en la personne de l'ancien président de la République, avait à elle seule le pouvoir de décider de la répartition des quotas, chose qui ne faisait pas l'unanimité.
Des effets à moyen terme
Le directeur de l'OCT rassure : «Heureusement qu'actuellement les choses vont changer. Les concessionnaires vont se charger directement de la répartition des quotas entre eux. Pour l'administration, l'affaire est classée. Les opérateurs ont, par ailleurs, été très compréhensifs et ont promis de ne pas augmenter les quotas de 2010 vu la conjoncture économique actuelle».
Il est a rappeler que les affaires dans les domaines de l'importation des véhicules et celles des composants autos ont été tellement lucratives que les dépassements se sont très vite multipliés. Ces affaires sont devenues la chasse gardée de seulement quelques-uns et prohibées au reste des citoyens. Eloigner les éventuels futurs investisseurs a été bien argumenté et très bien ficelé.
D'abord, il fallait que les citoyens candidats à l'achat d'une voiture justifient les ressources en devises nécessaires aux opérations d'importation. Ensuite, l'importateur doit avoir une représentation commerciale d'une marque étrangère. Cette concession doit aussi être régie par l'agrément du concessionnaire, qui doit spécifier les modèles à importer et préciser aussi les conditions techniques de la vente, du service après-vente, de la maintenance… des conditions, à l'époque, difficiles à réunir pour une personne quelconque, sans appuis et sans appartenance. «L'importation des véhicules est gérée par un très vieux décret-loi, qui impose des conditions spécifiques. Il est vrai que malgré les conditions assez strictes, les profils prédisposés à cet exercice existaient. Reste qu'avant, les dépassements et les abus de pouvoirs étaient très difficiles à dénoncer», confirme notre interlocuteur de l'OCT. Il continue, «Après la révolution l'objectif est de libérer au maximum le secteur. Cette libéralisation doit être rationnelle, et ne doit surtout pas se transformer en anarchie».
La vigilance de l'administration est demandée pour permettre une réelle bouffée d'oxygène aux investisseurs du secteur, anciens soient-ils ou nouveaux, car l'investissement doit être libre.
Les changements seront menés, certes, mais les retombées ne se feront ressentir, selon l'OCT, que sur le moyen terme. Car cette période transitoire est très courte pour permettre une organisation de la profession. «Notre première cible à travers toutes les modifications qui seront apportées aux systèmes d'importation des véhicules sera bien évidemment le citoyen. Ce dernier aura dans quelques années une offre plus élargie, avec des services d'entretien et d'après-vente plus dignes. Les changements et la réorganisation du secteur auront sûrement des effets sur la commercialisation des voitures. Le client, argent en poche, n'aura plus à attendre une longue période pour profiter de son véhicule».
Question prix, personne ne veut donner de faux espoirs aux futurs acheteurs. «Est- ce que les prix vont être révisés à la baisse ? J'estime qu'à cette question, c'est seulement aux concessionnaires eux-mêmes de voir, car cela dépend de plusieurs facteurs comme le prix d'achat, le taux de change, les taxes, les marges bénéficiaires qui sont fixées préalablement…». Le directeur à l'OCT affirme que la concurrence loyale profitera au client.


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