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Le cirque
Ici-Bas
Publié dans La Presse de Tunisie le 28 - 04 - 2011


Par Abdelhamid Gmati
Faut-il en rire ? Faut-il en pleurer ? Sans aller au fond des choses, en observant ce qui se passe actuellement dans notre pays, on a l'impression d'assister à un spectacle de cirque. C'est vrai qu'on a été sevrés de cirque, depuis longtemps : les aînés et les plus jeunes se rappellent les cirques «Ammar», «Zerbino» et autres qui les émerveillaient, les faisaient rêver, les faisaient rire et leur «titillaient» l'imagination. Avec la Révolution, nous avons un cirque qui ne dit pas son nom mais est comme tous les autres, moins les fauves : il n'y a pas de lions, ni de tigres, ni d'éléphants, ni de chevaux, ni de singes savants. Mais il y a des acrobates, des équilibristes, des magiciens, des contorsionnistes, des mimes, des ventriloques, des fakirs, des jongleurs, des trapézistes, des dresseurs et même des clowns et des «prestigieux agitateurs». Le tout avec des Messieurs «Loyal» (ce fameux animateur).
Alors, ce cirque ? Il n'y a pas un chapiteau mais plusieurs, et dans différents lieux. Il y a plusieurs artistes : ce qui en fait l'attrait. Qui sont-ils ? Comme dans tous les cirques, ils viennent de tous bords. Que font ils ? Là est le spectacle :
- Près d'un million d'abonnés refusent de payer leurs factures d'électricité, estimant que le coût de leur facture est élevé et qu'il y a un arbitraire dans la facturation ; le tout au nom de la révolution ; d'autres font de même avec la vignette auto et toutes autres obligations ;
- Un responsable syndical, journaliste inactif, repris de justice, condamné pour escroquerie envers son logeur, et obligé de payer ses dettes, refuse de le faire, considérant que le jugement date de «l'ère ancienne» et est donc caduc : pourtant son affaire est civile et non politique ; de toute façon, Révolution ou pas, il devra payer : l'amnistie ne concerne pas les escrocs et ne les libère pas de leurs dettes; même s'ils sont syndicaux : au contraire ;
- Dans des matches de football, habituels, sans grands enjeux, des personnes armées de bâtons, de barres de fer et de pierres ont investi les terrains, agressant joueurs, arbitres, agents de police, tous ceux qui se trouvaient sur leur passage; même les équipements d'une chaîne de télévision privée n'ont pas été épargnés et ont été détruits;
- La douane à l'aéroport international Tunis-Carthage a mis en échec une tentative de passer des lingots d'or (5 kg). Ces mêmes services ont saisi au mois de mars dernier vingt lingots, environ 20 kg…
- Le cinéaste tunisien Nouri Bouzid a été agressé par un barbu. On ne sait pourquoi ;
- Les avocats accusent à tort et à travers tout le monde sans même prendre le soin de réunir des preuves, alors qu'ils sont supposés défendre le droit et la justice;
- Les syndicalistes ne défendent pas les intérêts des salariés, ils appellent au licenciement de ceux qui ne leur plaisent pas, des PDG, et font de la politique politicienne ;
- Les islamistes, au nom de l'Islam, tolérant, s'adonnent à toutes sortes d'abus qui vont des agressions verbales en direction des femmes, aux rituels de prière en pleine rue, jusqu'aux agressions physiques à l'encontre de leurs adversaires politiques et à l'occupation tapageuse des espaces publics et des mosquées ;.
- Des personnalités, des partis politiques, des organisations et associations font du populisme, et chacun se déclare «défenseur de la Révolution» et «représentant du peuple» : des vampires. Les slogans et les déclarations guerriers se multiplient. Il n'y a que des révolutionnaires, des progressistes et démocrates, même les représentants «de la Dictature du prolétariat » (un parti d'extrême gauche exhibe encore le marteau et la faucille sur ses banderoles), et Ennahdha, qui veut imposer la chariaâ et tout interdire (mais ils ne disent pas, les uns et les autres, leurs intentions réelles) ;
- On nous parle de l'existence de «francs-maçons» et d'influences étrangères mais on ne prouve rien;
- On veut nous faire peur en brandissant les menaces sur notre identité, sur notre culture, sur notre religion ;
- On manipule les médias et on diffuse de fausses informations : ainsi, on a diffusé sur un réseau internet et sur certaines radios qu'un responsable politique a été hué à Kebili. En fait, il s'est avéré que le gars n'a jamais mis les pieds dans cette ville ; c'est grave.
On pourrait encore décrire à profusion le programme de ce cirque : comme par exemple, ces avocats qui prennent à partie un détenu et l'insulte au moment de sa comparution devant le juge ; ou ces corporations (magistrats ou ingénieurs) qui multiplient leurs associations ou leurs syndicats déjà existants : ou ces partis qui demandent encore le report des élections, ou ces autres qui veulent exclure tout le monde… Les acteurs sont là dans ce cirque et ils ne font rire personne.
On déplorera que, pour le moment, il n'y ait pas de dompteur. Il est vrai qu'il n' y a pas de fauves, nobles: on n'a que des clowns.


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