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Encouragement des techniques de lutte alternative
Pour freiner la dégradation du milieu par les pesticides
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 06 - 2011

• Développer une approche stratégique pour la gestion de tous les segments de la filière des pesticides et des stocks de pesticides obsolètes durant tout le cycle de leur vie
• Les techniques alternatives de lutte phytosanitaire et antivectorielle seront encouragées
Les pesticides utilisés anarchiquement par les agriculteurs peuvent avoir des conséquences fâcheuses non seulement sur la santé des consommateurs, mais également sur la qualité de la terre qui peut devenir stérile à terme. C'est donc un problème économique, social et sanitaire qui se pose dans le milieu rural suite à une mauvaise utilisation de ces produits. Il s'est avéré, en effet, que plusieurs agriculteurs ne sont pas assez sensibilisés sur les dangers que peuvent présenter les pesticides lors de leur stockage et de leur utilisation. Le stockage doit se faire dans un lieu approprié et équipé des outils nécessaires. Même l'utilisation de ces produits suppose le port d'habits et de moyens protecteurs pour préserver la santé de l'agriculteur. Le contact des pesticides avec la peau peut être à l'origine d'une affection grave – nécessitant plusieurs jours de repos et de traitement – alors que l'inhalation peut provoquer une maladie respiratoire.
Pourtant, un plan d'action national pour l'amélioration de la gestion des pesticides et la prévention de l'accumulation de nouveaux stocks de pesticides obsolètes a été défini. L'objectif étant de développer une approche stratégique pour la gestion de tous les segments de la filière des pesticides et des stocks de pesticides obsolètes durant tout le cycle de leur vie depuis l'homologation jusqu'à son élimination. Parce que les pesticides – comme tout autre produit d'utilisation courante – ont une durée de vie déterminée. Après les délais autorisés, le reste des quantités non utilisées doit être éliminé selon des procédures simples mais efficaces évitant de polluer l'environnement.
Les composantes du plan d'action national en question sont d'ordre juridique, mais concernent aussi le renforcement des capacités techniques et scientifiques. Des programmes de sensibilisation et de vulgarisation sont également prévus pour gérer de façon appropriée les pesticides. La coordination entre les acteurs impliqués sera renforcée en vue d'assurer une élimination adéquate des pesticices obsolètes et une décontamination des sites de stockage.
Système d'assurance qualité
Des spécialistes sont mobilisés pour l'exécution du plan d'action national. Ils relèvent notamment de divers départements et directions dont celles sous la tutelle du ministère de l'Agriculture et de l'Environnement en l'occurrence la direction générale de la protection et du contrôle de la qualité des produits agricoles, la direction générale de la production agricole, la direction générale des forêts, la direction générale des services vétérinaires. Parmi les institutions impliquées dans ce plan d'action, on peut également citer l'Institut de la recherche et de l'enseignement supérieur agricoles, l'Agence de la vulgarisation et de la formation agricole, l'Institut national de recherche agronomique de Tunisie, l'Institut national agronomique de Tunisie, l'Institut de l'olivier, l'office des céréales, l'office des terres domaniales, l'office national de l'huile, le Groupement interprofessionnel des fruits, le Groupement interprofessionnel des légumes, le Centre technique de l'agriculture biologique, les commissariats régionaux au développement agricole… Des directions sous la tutelle d'autres ministères et des organisations professionnelles sont concernées par l'application de ce plan.
L'objectif global dudit plan d'action consiste à promouvoir une gestion écologiquement rationnelle et durable des pesticides afin de prévenir la constitution de futurs stocks de pesticides obsolètes. En détail, il s'agit d'harmoniser la réglementation tunisienne régissant le secteur des pesticides  avec la législation internationale et d'instaurer un système d'assurance qualité au niveau des laboratoires d'analyse et d'essai des pesticides.
Le plan d'action devrait permettre, par ailleurs, l'amélioration des conditions de mise sur le marché des pesticides en veillant à appliquer strictement la réglementation en vigueur pour éviter les dérapages. Les techniques alternatives — certainement moins nocives — de lutte phytosanitaire et antivectorielle seront encouragées. On compte même réduire les risques liés à l'utilisation des pesticides utilisés dans l'agriculture et l'hygiène publique par la gestion correcte de ces pesticides en tenant compte des exigences écologiques. Evidemment, les activités prévues dans ce plan d'action feront l'objet d'un suivi et d'une coordination. La mise en œuvre du plan d'action national devrait se dérouler sur une période de cinq ans pour actualiser et renforcer le cadre juridique et institutionnel relatif au secteur des pesticides, consolider les capacités des laboratoires spécialisés — au double niveau central et régional — dans le contrôle et l'analyse des pesticides et des résidus.
En plus de la consolidation des structures de contrôle, le plan d'action prévoit de réduire l'utilisation des pesticides conventionnelles en appuyant et en développant des programmes de recherches en production intégrée agricole, en lutte intégrée antivectorielle et en évaluation des risques d'ordre sanitaire et environnemental liés à l'utilisation des pesticides.


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