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Un chemin de traverse
Eclairages
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 09 - 2011


Par Khaled TEBOURBI
Il vient certes un peu tard l'appel au référendum, et il est par trop subit, mais force est de convenir qu'il se justifie parfaitement.
La Constituante n'est pas un parlement, encore moins un gouvernement, c'est une institution de transition, qui cessera d'être une fois ses fonctions accomplies. Aucun texte ne la régit entièrement. Le référendun servirait à cela. Il fixerait la durée de la Constituante et délimiterait ses attributions.
Aucun mal donc. De plus il y a accord : les «pour» autant que les «contre» référendum admettent la nature provisoire de l'assemblée.
Dès lors où est le problème ?
Serait-il technique ? Sincèrement on ne voit pas comment. Un questionnaire d'experts est vite fait. Et ajouter une urne le 23 octobre prochain ne semble pas devoir être une opération prohibitive.
Serait-il politique ? D'aucuns l'ont dit. Rached El Ghannouchi a parlé «d'intention pernicieuse». D'autres ont soutenu que «c'est faire entorse à la volonté souveraine du peuple».
Est-ce être pernicieux que de vouloir mettre au clair le rôle et le délai d'exercice d'une constituante?
Est-ce trahir la souveraineté populaire que de confier au peuple le soin d'en décider?
Des élections «surpolitisées»
La vérité est que le problème remonte au début de la révolution. A ses débuts, la révolution tunisienne était sans leaders et sans idées directrices. Le «vaccum» a été rempli par les élites politiques. La Haute instance est née de ce mouvement. La Kasabah I et II aussi. Ces nouvelles élites ont décidé «pour la révolution» et au «nom du peuple». Le choix de passer par l'élection d'une Constituante leur revient en premier lieu. De même que le système de listes. D'une façon ou d'une autre, la «surpolitisation» de la constituante leur est foncièrement due.
Deux choses que l'on doit retenir ici:
Un : La Constituante n'était pas un choix obligé. la Kasbah II y a seulement poussé. Trop poussé.
Deux : Les élections de la Constituante ont été partiellement déviées de leur vocation. Elles ne valent d'abord que pour rédiger une Constitution. Les partis politiques, le gouvernement provisoire, la Haute instance, les médias en ont fait un «instrument de gouvernance» au regard de l'opinion. A quel dessein ? Ceux qui appellent à un referendum, aujourd'hui, ont sans doute raison de craindre que l'on ne mène les électeurs vers un «vote aveugle» pour ensuite disposer du pouvoir «amplement» et «plus longtemps».
Simplement dit, il était facile de lire dans la révolution au lendemain du 14 janvier. On avait chassé une dictature et on aspirait, tous, à la liberté. Normalement, il aurait dû y avoir consensus. Un referendum constitutionnel aurait pu se faire. En deux trois mois, on serait passé à de véritables élections. Le pays se serait remis au travail. Les investisseurs seraient revenus. En lieu et place, on a emprunté un chemin de traverse : une constituante, puis des mois pour rédiger une constitution, et des mois encore à vivre sous un autre gouvernement de transition. Pendant ce temps, pas d'investissements, pas d'emplois, pas de croissance. Et pourquoi tout cela ? Le plus probable est que des élites politiques d'abord patriotiques, d'abord heureuses de chasser la dictature, ont finalement préféré la convoitise du pouvoir à la démocratie et à la patrie. Ne cherchons pas loin.


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