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Le ras-le-bol des blouses blanches
Agressions dans les établissements hospitaliers
Publié dans La Presse de Tunisie le 22 - 05 - 2013

Malgré les mesures de sécurité, les actes de violence se poursuivent dans les hôpitaux
70% des agressions signalées ont eu lieu dans les services des urgences
La série noire des agressions se poursuit dans les établissements hospitaliers. Au cours d'une consultation, une résidente a été insultée par son patient. Et pour avoir interdit l'accès d'une salle du CHU de Habib-Thameur à un patient, un jeune cardiologue a été roué de coups, la semaine dernière. Le ministère de la Santé a pourtant pris des mesures de sécurité pour tenter d'endiguer le phénomène de la violence dans les hôpitaux. Des caméras de surveillance ont été installées dans des établissements hospitaliers. Une cellule de crise et d'écoute a été mise en place au sein du ministère de la Santé pour recueillir les doléances des médecins et des cadres paramédicaux qui ont été victimes d'actes de violence. Un accord a été conclu avec le ministère de l'Intérieur pour dépêcher rapidement des agents de l'ordre, au cas où la situation dégénérerait dans un des établissements hospitaliers de la capitale.
Rien n'y fait .
Mais la méfiance et les préjugés négatifs que nourrissent les patients vis-à-vis des soignants et vice-versa alimentent les conflits . Les médecins et les infirmiers font les frais au quotidien d'une violence gratuite et essuient tous les jours brimades et insultes de la part de patients qui les agressent verbalement pour tout et pour rien. Tout est prétexte à dispute: l'attente interminable devant les guichets pour prendre un rendez-vous, l'attitude revêche du personnel, dépassé par la charge de travail, l'état vétuste des lieux...
Lamia en sait quelque chose. Médecin au Centre national de transfusion sanguine, cette jeune femme doit souvent gérer des patients irascibles qui n'hésitent pas à l'agresser verbalement. « Les gens qui viennent au centre pour effectuer un prélèvement sont devenus très violents. Ils ne craignent plus rien; la liberté obtenue après la révolution leur donne le droit d'agir comme bon leur semble. Dès leur arrivée au centre, certains s'impatientent et veulent passer avant tout le monde. Ils n'hésitent pas à nous intimider et à nous agresser pour le faire».
Surveillante attachée au service dentaire de l'hôpital La Rabta, Leïla Bankaji a été un jour violemment agressée par un malade qui voulait à tout prix consulter le médecin sans prendre de rendez-vous. Dans cet établissement hospitalier, les agressions verbales gratuites sont fréquentes. Les raisons sont diverses: c'est tantôt un patient qui ne veut pas s'acquitter des frais de consultation, tantôt une patiente qui veut passer avant tout le monde... Le personnel qui ne cède pas à leur requête a droit à tous les noms d'oiseaux possibles et imaginables.
Les plaintes s'accumulent sur la table du service contentieux du ministère de la Santé. Les chiffres établis par ce service révèlent que 70% des agressions ont lieu le soir dans les urgences des centres hospitalo-universitaires et des hôpitaux régionaux. Plus de 300 auteurs responsables d'actes de violence dans ces établissements vont être bientôt traduits en justice. La procédure pour porter plainte est classique. Le cadre médical ou paramédical, victime d'une agression, informe le responsable administratif chargé du suivi des agressions au sein du ministère. Ce dernier se charge ensuite de déposer plainte auprès du poste de police le plus proche et signale l'agression au service contentieux qui, à son tour, saisit le contentieux de l'Etat. « Mais il arrive que les médecins ou les infirmiers qui ont été agressés retirent leur plainte par crainte des représailles », observe Mme Hayet Sabri, chef de service du contentieux civil et pénal.
La pénalisation des agressions n'a, pourtant, pas empêché les actes de violence de se multiplier ces derniers mois. Au cours d'une récente journée de formation qui s'est tenue sur le thème de la violence en milieu hospitalier, le personnel médical et paramédical présent a engagé une réflexion sur la relation patient-soignant qui doit être être observée sous un autre angle afin de pouvoir mieux gérer l'agressivité qui pourrait en émaner.


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