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L'UPM, otage de la situation au Proche-Orient ?
OPINIONS - La lettre du jeudi
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 06 - 2010


Par Khalifa CHATER
Le nouveau report du Sommet de l'Union pour la Méditerranée atteste que cette institution a des difficultés pour voir le jour. Elle dispose certes d'un siège en Europe et d'un secrétaire général jordanien. Mais elle ne parvient ni à s'assurer un budget de fonctionnement adéquat ni même à engager son action. En dépit des concertations entreprises par ses deux présidents, en fin de mandat, et du candidat virtuel espagnol, le Sommet fut l'objet d'un report de juin à novembre 2010. La pesanteur géopolitique européenne et moyen-orientale et la conjoncture de crises expliqueraient ces reports successifs.
Il faut d'abord rappeler que l'UPM, redimensionnée par l'Union européenne et privée, en conséquence, d'objectifs globaux, n'a pas assuré les conditions minima de sa mise en action. Fussent-ils pertinents, les projets identifiés ne répondent pas aux grandes attentes des peuples, aussi bien du Nord que du Sud. De ce fait, dépourvue de visibilité, l'UPM est perçue comme un organisme subsidiaire, agissant dans les marges. Prenant le relais du Processus de Barcelone, il prend en héritage son mode de fonctionnement et ses mécanismes de décisions qui contredisent son idéaltype. L'appropriation commune de l'UPM reste un vœux pieux. Fait d'évidence, ses choix d'une stratégie de projets ponctuels met des ornières à la vision globale fondatrice de Barcelone, discours ambitieux mais qui n'a pas pu, il est vrai, se traduire en actes.
La décision de l'Union européenne de faire appel à des fonds privés, compensant l'absence de fonds octroyés par elle-même, limite les possibilités de la nouvelle institution. "Point d'argent, point de suisse", disait le proverbe. Cette vérité est plus vraie dans notre société contemporaine où les investissements sont "le nerf" du développement. Cette option confirme le refus de l'Union européenne de donner suite à la demande de création d'une Banque méditerranéenne d'investissement. Loin de porter ombrage à la banque européenne, une banque méditerranéenne pourrait constituer son relais auprès de ses partenaires du Sud et surtout œuvrer pour l'intégration économique de l'aire, réalisant ainsi les objectifs déclarés.
D'autre part, le partenariat euro-méditerranéen subit l'épreuve des déboires de l'Eurogroupe, après les effets de la crise économique et financière. A juste titre, les pays du Sud sont en droit de réclamer l'institution d'une gouvernance financière, pour régulariser le marché, limiter les opérations spéculatives, moraliser la gestion bancaire et faire valoir l'économie réelle sur les jeux virtuels des traders et leurs employeurs. "L'arroseur est désormais arrosé", puisque l'appel à la bonne gouvernance est désormais à l'ordre du jour en Europe. Nous signalerons aussi que la crise de l'Eurogroupe a fait valoir le nécessaire respect de la souveraineté, rejoignant les préoccupations du Sud. D'autre part, les ambitions de l'UPM se trouvent redimensionnées puisque le flux financier en direction du Sud se ralentit, vu les priorités intérieures des pays européens alors que les pays du Sud doivent prévenir les effets de la crise de l'euro.
La situation du Moyen-Orient contribue certes à la paralysie de l'institution naissante, puisque les pays européens — y compris ceux du Sud — sont prompts à occulter le nécessaire établissement d'une ère de paix, dans l'aire. Nous réalisons ainsi que la réalisation du partenariat euroméditerranéen nécessite la promotion de l'Union européenne comme acteur engagé au service de la paix, transgressant les comportements de tolérance, sinon les positions partisanes, d'une gestion volontiers asymétrique des affaires du monde.


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