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Précisions de la BCT sur la politique monétaire
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 09 - 2013

Tout d'abord, il serait utile de rappeler les principales missions de la BCT tel que stipulé par un certain nombre d'articles de la loi fixant ses statuts, dont principalement:
L'article 33 : La Banque Centrale a pour mission générale de préserver la stabilité des prix. A cet effet, elle est chargée notamment :
- de veiller sur la politique monétaire ; - de contrôler la circulation monétaire et de veiller au bon fonctionnement des systèmes de paiement ; - de superviser les établissements de crédit ; - de préserver la stabilité et la sécurité du système financier.
L'article 35 : La Banque Centrale exerce, pour le compte de l'Etat, le privilège exclusif d'émettre sur le territoire de la République des billets de banque et des pièces de monnaies métalliques.
L'article 39 (alinéa 1): Les opérations de la Banque Centrale génératrices de l'émission comprennent :
a) les opérations sur or et sur devises étrangères ; b) les opérations de crédit ; c) l'achat et la vente de créances sur le marché monétaire.
L'article 47 (bis) : La Banque Centrale ne peut accorder au Trésor des découverts ou des crédits ni acquérir directement des titres émis par l'Etat.
Ainsi, le cadre réglementaire fixe de manière très claire les missions de la Banque, à savoir la préservation de la stabilité des prix, la garantie du bon fonctionnement des systèmes de paiement et l'émission de la monnaie sur la base de critères bien définis qui interdisent d'ailleurs le financement direct de l'Etat. Ce qui nous laisse affirmer catégoriquement que les statuts de la Banque ne permettent pas l'utilisation de « la planche à billets ».
En réponse à certains analystes qui affirment, à tort ou à raison, que la Banque centrale a actionné « la planche à billets », en se basant sur un constat, à savoir la progression enregistrée au niveau des fonds injectés par celle-ci dans le système bancaire, portant le volume global de refinancement à plus de 5 milliards de dinars, en août 2013 contre 962 millions de dinars en moyenne en décembre 2010, il y a lieu d'étayer les raisons objectives à l'origine de l'exacerbation des besoins des banques en liquidité qui, d'ailleurs, constituent une suite logique aux évolutions économiques et financières qu'a connues le pays depuis la révolution du 14 janvier 2011.
Trois principaux facteurs affectent généralement la liquidité bancaire.
Le premier tient à l'évolution des billets et monnaies en circulation (BMC) détenus par les ménages pour assurer leurs dépenses courantes mais aussi pour des motifs de précaution.
Ces derniers sont passés de 5,8 milliards en 2010 à plus de 7,6 milliards de dinars actuellement ce qui a engendré un retrait supplémentaire d'environ 1,8 milliard de dinars des caisses des banques. Cette évolution est en partie naturelle, dans le sens où elle suit une augmentation des revenus des ménages (les BMC évoluent annuellement à un rythme moyen de 10%, taux comparable à celui du PIB aux prix courants), toutefois, elle a été amplifiée par l'incertitude et l'inquiétude qui ont accompagné la transition. L'augmentation des BMC a eu un impact direct négatif non seulement sur la liquidité bancaire mais également sur la capacité des banques à financer l'économie et sur la sécurité des systèmes de paiement, amenant la Banque centrale à intervenir, en injectant la liquidité dans le système bancaire.
Le deuxième facteur qui avait impacté négativement la liquidité bancaire est la baisse importante des avoirs de réserve en devises qui sont descendus de 13 milliards de dinars à la fin de 2010 à environ 11,4 milliards de dinars actuellement soit une baisse de 1,6 milliard de dinars de la liquidité bancaire. Cette situation trouve son origine dans l'accentuation du déséquilibre du solde extérieur reflétée par une détérioration du solde de la balance courante suite principalement à l'aggravation du solde commercial, d'une part, et au repli du solde du compte capital et en particulier de celui des investissements directs étrangers, d'autre part. La dégradation, en cascade, de la note souveraine de la Tunisie a rendu, inéluctablement, plus onéreuses les conditions d'endettement sur les marchés de capitaux internationaux pour mobiliser des ressources.
Le troisième facteur qui a contribué au resserrement de la liquidité bancaire est le ralentissement observé dans l'exécution du budget de l'Etat, étant précisé que les dépenses publiques sont de nature à fournir des liquidités au système bancaire.
Sans entrer dans des considérations techniques, il y a lieu toutefois de signaler que la Banque centrale, dans le cadre de ses interventions hebdomadaires sur le marché monétaire, procède à l'estimation des besoins des banques en liquidité et injecte, en conséquence, les montants nécessaires pour assurer le financement adéquat de l'économie, tout en s'attachant à la réalisation de son objectif ultime de stabilité des prix.
Il faut préciser, dans ce contexte, qu'en dépit de la forte progression du volume de refinancement accordé par la Banque centrale aux banques, l'évolution de la masse monétaire et des crédits à l'économie est demeurée adéquate avec celle du PIB.
Ceci pour dire, en définitive, que la Banque Centrale, dans l'état actuel des choses et sur la base de ce que lui a conféré le législateur comme missions ne peut ni ne doit recourir à la planche à billets.
Maintenant, pour ce qui est de l'évolution de la liquidité bancaire pour la période à venir, deux scénarios sont possibles :
-soit que la situation demeure au statu quo. Les besoins des banques en liquidité risqueront de s'amplifier, si les facteurs à l'origine du resserrement de la liquidité ne sont pas éradiqués. En particulier, les perspectives d'évolution des exportations des phosphates et des produits pétroliers, d'une part, et la reprise dans le secteur touristique et des investissements étrangers, d'autre part, sont les conditions sine qua non de la normalisation de la situation au niveau du secteur extérieur. La lutte contre l'économie informelle contribuerait également à améliorer la donne.
- soit que les conditions politiques et économiques s'améliorent. Ce qui conduira à l'amélioration des performances du secteur extérieur, à un retour de la confiance à tous les agents économiques et à une évolution positive de la situation de liquidité dans le secteur bancaire.


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