Malgré les campagnes de sensibilisation entreprises par la commune de Kairouan pour l'organisation générale de l'activité économique dans le périmètre urbain, les étals anarchiques continuent d'occuper les trottoirs et même la chaussée avec des spectacles d'un autre âge. Et même les étalages qui ont été délogés par la commune, à l'avenue Beït El Hikma, au mois de juin dernier, ont repris «leurs places» comme si de rien n'était. Le plus grave, c'est que de vieilles brouettes remplies de pâtisseries, de jouets, d'encens, de henné, de pétards et d'autres produits prohibés, encombrent tous les alentours et l'entrée principale du cimetière Koraïch déjà occupée par les nombreux mendiants. Ainsi, les visiteurs qui viennent se recueillir et réciter la Fatiha à la mémoire de leurs proches n'arrivent pas à se frayer un chemin pour accéder au plus grand cimetière de la ville, où sont enterrés certains cavaliers de l'Islam, venus pendant les premières conquêtes («Al Foutouhat»). La commune devrait trouver des solutions à cette situation qui cause beaucoup de désagréments.