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Compétent suprême
Point de mire
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 09 - 2014


Par Abdelhamid Gmati
Les prévisions tablaient sur une quarantaine de candidats à la future élection présidentielle. Ils étaient 16, il y a deux jours, à avoir remis officiellement leurs dossiers de candidature. Les prévisions se confirmeront peut-être, puisque le dernier délai est pour demain, lundi. Mais d'ores et déjà, il est intéressant de voir ce que nous proposent ces candidats officiels, à travers leurs déclarations.
- Béji Caïd Essebsi, on le sait se présente comme le «sauveur» du pays menacé par la vague «obscurantiste» des islamistes. Avec son parti, Nida Tounès, il passe pour être l'ultime recours, une sorte de «compétent suprême», à l'instar de son maître à penser, le «combattant suprême» Habib Bourguiba. Et il est sûr de son fait lorsqu'il affirme que «malgré les campagnes de dénigrement, nous gagnerons et nous pèserons fortement dans la prochaine étape». A l'argument avancé par certains le priant de renoncer, à savoir son âge et sa santé, il répond : «Je suis en bonne santé, en meilleure santé que ceux qui prétendent le contraire» et il ajoute : «Le jour où je me sentirai impuissant, je me retrancherai». Soit. Pourquoi alors ne pas présenter un certificat médical, comme l'a fait un autre candidat officiel: Mustapha Kamel Nabli ?
Mais il n'est pas le seul à se considérer comme le «compétent suprême ». Il y a Mustapha Ben Jaâfar, président de l'ANC, qui affirme « La Tunisie a besoin de moi » et il précise : «:«Si je me porte aujourd'hui candidat à la magistrature suprême, c'est que j'estime que ce profil correspond parfaitement à mon long parcours de militant engagé, en symbiose avec la révolution ».
Mustapha Kamel Nabli, ex-gouverneur de la Banque centrale, explique que la Tunisie fait face à deux défis : se protéger du terrorisme et mettre en place des actions correctrices de son économie, en berne depuis trois ans, ajoutant que son expérience et son parcours lui permettront de rétablir la machine économique. Voici donc un sauveur de l'économie grâce à sa « compétence suprême ».
- Abderraouf Ayadi, président du parti Wafa, proche d'Ennahdha, considère qu'il représente le mieux la révolution. A cette compétence, il ajoute la « baraka » : «J'ai déposé ma candidature un vendredi parce qu'il s'agit de la journée de la oumma» ; il s'agit, bien sûr de la « oumma islamique ».
- Pour Hamma Hammami, du Front populaire, la situation est affligeante, dénonçant « une direction politique incapable de porter l'espoir du peuple ». Il propose donc tout un programme national de réformes qui remettrait la Tunisie « sur la voie de la production, de la relance de l'économie, et réhabilite l'éducation, les soins de santé et l'action sociale...C'est à cette tâche que j'entends me dédier, dans un esprit de haute responsabilité et du sens du devoir national ». Un autre candidat à la « compétence suprême ».
- Slim Riahi, président de l'Union patriotique libre (UPL), jeune nouveau venu en politique, est considéré par certains de ses courtisans et adversaires comme «un marchand de rêves». Il a promis plusieurs choses dans plusieurs domaines, entre autres «d'aider au développement des régions». Homme d'affaires et président du Club Africain, il a pu recueillir plus de 150.000 signatures de citoyens appuyant sa candidature, et il compte bien sur les supporters clubistes pour être «le compétent suprême».
- Noureddine Hached, fils du leader syndicaliste Farhat Hached, ayant occupé plusieurs postes de responsabilité, est fort des 26 000 signatures obtenues et il compte sur les voix des syndicalistes pour s'imposer.
Nous aurons aussi la candidature de l'actuel président provisoire de la République, Moncef Marzouki, qui n'a jamais caché qu'il était le «compétent suprême».
Tout ceci serait bien beau et on aurait pu penser que cette pléthore de candidatures est une saine réaction aux candidatures uniques du passé. Mais il y a un hic. Le futur président sera pratiquement dépourvu de tout pouvoir d'importance. Tout sera entre les mains de la future Assemblée et du gouvernement. Tout sera décidé par eux. Alors pourquoi cette course au fauteuil de Carthage qui ne sera qu'honorifique ? D'aucuns parlent des primes substantielles qui seront versées aux candidats. D'autres, du salaire et autres primes et avantages octroyés au président. Et ils estiment que les nombreux voyages à l'étranger avec tout le protocole et les honneurs qui y sont attachés sont aussi très alléchants.
Le bon peuple, lui, observe, s'amuse et attend tout ce monde devant les urnes pour en renvoyer la plupart aux oubliettes. « Compétent suprême » ou pas.
A.G.


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