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Arrêter l'hémorragie !
Cris et banderoles de haine dans nos stades
Publié dans La Presse de Tunisie le 23 - 10 - 2014

Un phénomène qui dure depuis une dizaine d'années sans qu'il y ait la moindre approche pour l'arrêter.
La banderole de la honte affichée à Bizerte visant la région du Sahel n'est ni la première ni la dernière. C'est que ce phénomène, qui tient ses racines loin dans l'histoire de notre football, n'a pas été bien géré depuis des années. Depuis qu'il a émergé avec une violence verbale (chose que l'on trouve dans la plupart des stades tunisiens), une violence physique qui a engendré des dégâts et des victimes (le stade de Béja en 1999 à titre d'exemple...), et une traîne que s'est installée depuis des générations. La violence dans nos stades, c'est un phénomène ancien qui a pris une tournure régionaliste depuis les années 60 et 70. Dire que la violence et la haine entre régions a émergé après le 14 janvier est un pur mensonge. C'est de la pure malhonnêteté intellectuelle de ceux qui le disent. Le sport et le régionalisme sont-ils aussi inséparables ? En comment faire pour lutter contre la violence verbale et la haine impliquée par les banderoles et les cris obscènes et à caractère discriminatoire ? C'est là toute l'urgence de la question.
Ultras et omerta...
Depuis les années 2000, une nouvelle frange de public a pris les rênes dans nos stades. Ce sont les groupes de supporters ultras qui raisonnent, agissent, communiquent d'une façon différente que celle du supporter classique. Et étant la tyrannie et la dictature dans lesquelles vivait notre peuple, le stade était le vrai et unique exutoire. On y disait presque tout, on «insultait» les gourous du système et les proches de Ben Ali impliqués en sport... Les ultras sont aussi des jeunes mal encadrés qui profitaient de l'incapacité de l'ancien système à comprendre ce phénomène complexe, pour dévier vers la violence. Une violence entre eux-mêmes (des scènes de bagarres entre des groupes du même club) et aussi envers la police et les forces de l'ordre (le fameux match EST-CSHL qui a vu des incidents tristes, le derby CA-EST en 2003 avec une violence sans précédent aux alentours du stade d'El Menzah). Au lieu d'analyser ce phénomène d'un angle social (dialogue et détermination pourquoi ce comportement s'est déclenché), d'un angle juridique (appliquer la loi et créer des textes qui vont avec la gravité des faits), l'ancien système a fermé les yeux pour ne réagir qu'avec la répression. Aujourd'hui, on est passé d'un extrême à l'autre : l'Etat ne peut plus tout se permettre. Les priorités sécuritaires nationales prennent le dessus sur la violence dans les stades. Et avec des dirigeants qui provoquent, qui manipulent, qui se cachent derrière les connotations régionalistes pour recueillir une «fausse sympathie» de leur public, la violence verbale, la violence physique sont les mots d'ordre. On fait pire : on réveille des réflexes régionalistes dans le sport. Et c'est le plus grave à notre avis. Où va-t-on? L'appareil des forces de sécurité s'est renforcé sur le plan effectif et matériel. Cependant, on trouve des banderoles ridicules et des fumigènes qui entrent facilement dans nos stades.
Qui en est responsable? ça, c'est un point que le ministère de l'Intérieur doit nuancer (s'il le veut).
Trancher...
Aujourd'hui, le football tunisien a tourné en une scène de combat politique et régionaliste entre des présidents et ex-présidents de clubs qui manipulent, avec insolence, le public sportif et usent de l'image de leurs clubs à leurs fins électorales. Regardez ces ex-fotballeurs qu'on ramène pour convaincre les électeurs. Regardez le détournement de faits et d'erreurs arbitrales pour attirer la haine entre clubs et régions. Tout ça prend une ampleur grave. On vous rappelle la tragédie du stade Port-Saïd où 72 Ahlaouis ont trouvé la mort suite à l'invasion du stade par les supporters d'Al Masri. Ce jour-là, on a soigneusement préparé le coup avec une banderole mise au milieu du public ahlaoui qui portait des propos régionalistes contre la région de Port-Saïd. La suite, une complicité des forces de l'ordre qui ont laissé faire tout cela pour des raisons politiques. Veut-on en arriver là? La décision de suspendre le championnat au moindre incident est bonne. Qu'ils arrêtent leur cirque et laissent le football tranquille! C'est tout ce qu'on demande.


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