La nouvelle gamme de lave-vaisselle LG présentée à EuroCucina 2026    Négociation de crise: Entre espoir et désillusion    Championnat et Coupe de Tunisie : voici le calendrier explosif de fin de saison    Eté sous tension en Tunisie : un million de citoyens menacés de coupures    Sfax accélère le renouvellement de ses bus    Transport vers la Foire du livre de Tunis 2026 : la TRANSTU renforce ses navettes vers le Palais des expositions du Kram    Bonne nouvelle pour les automobilistes : le pont de Bizerte bientôt rouvert    Vivez par l'image la commémoration du 40ème du décès de Abderrazak Kéfi    Microsoft Defender suffit sous Windows 11, pas besoin d'installer un anti-virus payant, pourquoi?    Omra 2026 : la date de reprise des visas enfin dévoilée !    Danger extrême : les autorités de Béja tirent la sonnette d'alarme    Foire Internationale du Livre de Tunis FILT 2026 : le ministère de l'éducation présent avec un stand national    Expert met en garde : ''Ne jouez pas avec l'or des Tunisiens, cela pourrait tourner à la catastrophe''    Mars : découverte qui relance la question de la vie    Météo en Tunisie : temps brumeux, pluies sur les régions ouest    Le Japon rend hommage à Bourguiba à Monastir    Bonne nouvelle pour les entrepreneurs : baisse de 50% des frais dès juillet    Mondial 2026 : l'Italie à la place de l'Iran ?    ATB aux côtés de la profession pharmaceutique: un engagement renforcé via le CNOPT    Royaume-Uni: une loi historique contre le tabac    Palais El Abdelliya organise la 4ème édition de l'initiative 'Un monument... et des enfants'    Zouhaïr Ben Amor: L'espèce humaine face à ses propres limites biologiques    Film Michael : Jaafar n'a pas imité, il est devenu le nouveau Michael Jackson dans l'opus hommage    L'Université de la Manouba et la Fondation Tunisie pour le Développement signent un partenariat stratégique    ESS – Espérance : où et quand suivre la finale en direct    Mare Nostrum Voice Festival en Tunisie pour une 3ème édition au Théâtre de l'Opéra de Tunis    Ooredoo Tunisie, sponsor officiel de la 50e édition du festival international de Dougga    Driss Guiga, l'ancien ministre et avocat tunisien est décédé    Neïla Chaabane - Le professeur Sadok Belaïd nous a appris à réfléchir et à questionner la règle de droit    Qui était Driss Guiga, ancien ministre décédé ce dimanche    La menthe verte: Fraîcheur, traditions et art de vivre    Visite nocturne surprise de la ministre de la Justice à Ben Arous    Passerelles Savoirs-Médias : la FTDJ, SavoirsEco et Expertise France engagent une dynamique inédite pour rapprocher recherche et médias en Tunisie    La Cité des Sciences à Tunis accueille le Cosmonaute russe Kirill Peskov    Liverpool vs PSG et Atlético de Madrid vs FC Barcelone : ou regarder les demi-finales de Ligue des Champions UEFA    Recrutement de travailleurs tunisiens : la Tunisie et l'Italie signent un accord    Inauguration de Isharat Gallery à Sid Bou Saïd: une réhabilitation lumineuse de l'abstraction tunisienne    Général Mohamed Nafti - Trois Lettres Persanes    El Kazma et K-off : Sous le signe du rire, la résilience et la réflexion    9 avril : Musées et sites historiques gratuits en Tunisie    Match PSG vs Liverpool : où regarder le match des Quarts de finale aller de la ligue des champions UEFA du 08 avril    Vidéo-Buzz : la pub LEGO spécial Coupe du monde 2026 avec les stars du foot : secrets de tournage    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Augmentation tarifs Musées Tunisie 2026 : Agences de voyage en colère    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les enseignants font l'école buissonnière
Absentéisme dans les établissements scolaires
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 01 - 2015

On compte les absences en centaines de milliers de jours et en millions d'heures. Voilà la réalité amère de notre système éducatif
Au primaire comme dans les collèges et les lycées, le phénomène de l'absentéisme des enseignants ne décélère pas, bien au contraire, et, malgré l'absence de données statistiques précises dans ce domaine, il est facile de montrer la gravité de ce fléau et ses impacts néfastes sur la qualité de l'enseignement et le niveau des élèves.
Il est évident que ces répercussions ne se mesurent pas sur une année mais sur tout un parcours scolaire. Les retards s'accumulent chaque année pour les élèves. Ce qui fait que pour chacun d'eux, il y a un manque flagrant au niveau des connaissances.
Un taux plus élevé chez les femmes
Aujourd'hui, les données disponibles montrent que le taux d'absentéisme varie entre 8 et 12 % selon les régions, selon les degrés (primaire, préparatoire ou secondaire) et selon les sexes. Dans le primaire, on enregistre le taux le plus élevé d'absentéisme chez les institutrices. (La présence féminine dans les écoles primaires représenterait 48,1 %).
C'est ce qui entraîne environ 600 mille jours d'absence pour les instituteurs et plus de 220 mille autres pour les professeurs. Si on compte les différents autres aléas comme les perturbations entraînées par les grèves des transports (4 jours durant) et les arrêts improvisés dans les régions par des protestataires ou par des situations exceptionnelles (conditions météorologiques) ou d'autres contretemps, on risque d'atteindre le million de jours d'absence dans l'enseignement.
Déjà, et rien que pour cette année, on a enregistré 5 jours de grève des 83.000 professeurs et d'autres sont prévus pour les prochains jours. 2.000.000 d'élèves et leurs parents ne sont pas au bout de leurs peines. Les difficultés ne font que commencer. Les responsables (généralement les directeurs des établissements) ne font que constater les dégâts.
Un directeur d'école primaire affirme que depuis le début de l'année le flot des absences n'a pas cessé. Il ne dispose d'aucun moyen pour le stopper. Les absences sont légitimes. Il y a les congés de maladie et de maternité qui sont à mentionner en premier.
Les parents ne savent pas ce qu'il faut faire. La solution des suppléants n'est pas très facile à mettre en route. Il faut contacter le Commissariat régional en question pour signaler le dysfonctionnement. Et, le temps que les mesures soient mises en œuvre, les jours passent sans cours pour les élèves.
Le pire c'est que de nombreuses absences sont signalées pour des enseignants de matières de première importance pour le primaire (arabe, français) et pour le préparatoire et le secondaire (maths, physique...). Le désarroi des parents est total d'autant qu'aucune issue n'est en vue. Ces mêmes parents savent à l'avance que leurs craintes ne seront pas comprises du jour au lendemain. Cette situation n'est, d'ailleurs, pas nouvelle. Cela fait des années qu'ils en pâtissent et ils n'ont rien vu venir.
Les plus chanceux ont, au moins, l'opportunité de dispenser des cours particuliers à leurs enfants, moyennant des sommes qui ne sont pas à la portée de tous. Mais le reste des élèves n'a pas cette même aubaine. Et puis, ces cours ne sauront jamais remplacer ceux faits en classe par les professeurs de la matière.
L'absentéisme des enseignants est inacceptable... pensent 46,7% des parents
A ce sujet, une enquête, instruite par le Forum des sciences sociales en 2012, a montré un certain mécontentement en raison des absences répétées des enseignants. Environ 46,7% des parents pensent que l'absentéisme des enseignants est inacceptable. 68% estiment que les grèves des enseignants de l'enseignement de base ne sont pas légitimes, tandis que seulement 14% d'entre eux affirment les comprendre.
Les statistiques deviennent alarmantes. 10.000 enseignants entre instituteurs et professeurs se sont absentés au moins une fois au cours de l'année. Lorsqu'il s'agit de congés de maternité, le nombre de jours d'absence se compte en semaines. Et le temps de remédier à la situation...
Un congé de maladie est plus complexe à gérer. Car l'absence est, généralement, inopinée. Elle dure en moyenne deux à trois jours. L'administration n'a pas toujours le temps de trouver un remplaçant. Les élèves sont ainsi privés de près de 12 heures de cours (à raison de 4 heures par jour). Ce problème avait été soulevé par l'ex-ministre de l'Education Salem Labiadh. Il avait alors parlé de 5.000 absences avec certificats médicaux au cours des examens du bac !
Pourtant, les absences sont réglementées au niveau de la loi. Les absences non justifiées sont déduites du salaire et de la prime de rendement. Les absences dues à la maladie ne sont pas en reste, puisqu'on les déduit de la prime de rendement intégrée dans le salaire. Dans certains cas, l'absence est, également, déduite de l'ancienneté.
Les enseignants ne sont pas rebutés des congés pour convenances personnelles. C'est un moyen de signifier leur mécontentement de la situation dans laquelle ils sont : éloignement familial, conditions de travail ? etc.
Les professeurs de certaines matières très cotées ne s'embarrassent pas de ces considérations et s'absentent autant que cela leur plaît. Ils ont les cours particuliers pour se rattraper sur les salaires.
Devant cette situation qui ne fait qu'empirer, les différents ministères de tutelle sont restés impuissants. Ni les mesures légales ni les mécontentements des parents n'ont pu changer cette réalité. L'assiduité des enseignants devrait figurer à l'ordre du jour des préoccupations et les moyens d'y faire face devraient faire l'objet d'un examen sérieux par les différents acteurs.
Il ne s'agit pas de mesures répressives ou de sanctions mais de motivations. Les enseignants qui sont réguliers et les autres sont traités sur un pied d'égalité. Ce qui pourrait être injuste.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.