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Le centre de désintoxication de Sfax menacé de fermeture
Faute de moyens financiers
Publié dans La Presse de Tunisie le 30 - 01 - 2015

C'est le seul centre spécialisé en Tunisie et qui prend en charge près de 1.500 malades par an. Aujourd'hui privé des subventions de l'Etat, le centre est aux abois et risque de fermer
Le Centre d'aide et d'écoute des toxicomanes, établissement de désintoxication unique en son genre en Tunisie et en Afrique, est menacé de fermeture faute de moyens financiers suffisants pour le maintenir en activité. Le président de l'Association tunisienne de prévention de la toxicomanie (Atupret) de Sfax dont relève le centre, Abdelmajid Zahaf, en a fait part à l'agence TAP.
Zahaf en appelle aux ministères de la Santé et des Affaires sociales et à tous les autres départements et organismes concernés pour accorder l'intérêt requis au sort de ce centre et lui attribuer une subvention annuelle d'environ 100.000 dinars qui lui permettrait de subsister et de prendre en charge le maximum de patients narco-dépendants.
Le ministère de la Santé avait promis en 2012 d'accorder au centre une subvention annuelle de 80.000 dinars qui n'a été décaissée qu'une seule fois depuis, confie-t-on de même source.
1.500 malades par an
«Pour sa part, le ministère des Affaires sociales attribuait depuis 2007 au centre une subvention de 15.000 dinars qui s'est arrêtée en 2011», a-t-il ajouté.
Notre interlocuteur a précisé que le centre a contacté les deux ministères par tous les moyens possibles, mais sa demande est restée lettre morte.
Toujours selon Zahaf, le centre de désintoxication de Sfax assure annuellement la prise en charge d'environ 1.500 malades de tous âges, sachant que sa capacité d'accueil a été portée à 70 lits, contre seulement 25 lits à sa création en 2007.
«Toutefois, actuellement le centre ne peut accueillir qu'une cinquantaine de patients par mois, par manque de personnel médical et paramédical dont l'effectif ne dépasse pas les 35 personnes», a-t-il dit.
Il a, en outre, précisé que le centre qui assurait la prise en charge gratuite des malades est désormais contraint, pour survivre, d'exiger le paiement des frais de séjour qui s'élèvent en moyenne à 500 dinars par patient.
Zahaf fait remarquer que le centre d'aide et d'écoute de Sfax a pour mission principale la désintoxication, la réhabilitation et la réinsertion socioprofessionnelle des malades.
Par catégories d'addiction, le centre reçoit des consommateurs des substances volatiles autrement appelés «sniffeurs» (âgés de 12 à 18 ans), de cannabis (de 15 à 40 ans), de subutex, substance plus dangereuse pour la santé que l'héroïne (entre 17 et 40 ans), de psychotropes (tous les âges) et d'alcool (à partir de 30 ans).
En faire un établissement public
Le ministre de la Santé publique, Mohamed Salah Ben Ammar, a souligné dans une déclaration à l'agence TAP que l'Etat tient à ce que le centre d'écoute et d'aide de Sfax poursuive ses activités, au vu des performances réalisées.
«Le centre de désintoxication de Sfax est un acquis important pour la Tunisie», a-t-il admis, estimant que le seul problème qui se pose a trait au statut administratif de l'établissement qui, selon lui, doit changer.
«Nous sommes en train d'examiner la possibilité d'en faire un établissement public devant relever directement de l'Etat et non plus de la société civile. L'opération est toutefois délicate étant donné que le personnel qui y travaille devra être également intégré dans la fonction publique alors que certains parmi l'effectif ne remplissent pas les critères réglementaires requis», a-t-il précisé.
Ben Ammar a fait remarquer que le ministère se penche actuellement sur l'examen des moyens de garantir la pérennité de ce centre et d'ouvrir d'autres structures similaires.
«Aujourd'hui, la réouverture du centre de désintoxication de Jebel Oust n'est plus une solution pour des raisons de distance, mais il faudrait envisager la création de nouveaux centres qui soient ni très proches ni trop éloignés des agglomérations», a-t-il dit.
Le ministre a souligné que le personnel médical et paramédical formé en addictologie existe et les moyens matériels ne manquent pas, mais il faut choisir le site convenable.
«Nous avons déjà tenté d'ouvrir un nouveau centre de désintoxication bien situé mais la société civile s'y est opposée et nous n'avons pas réussi à le rendre opérationnel», nous a-t-il confié.


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