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«Nous sommes pour une laïcité respectueuse»
Entretien avec Najib Azergui, fondateur de l'Union des Démocrates Musulmans de France
Publié dans La Presse de Tunisie le 18 - 02 - 2015

C'est le marronnier des départementales qui se tiendront le 22 mars prochain en France. Un parti musulman se présente dans 8 cantons. Entre le pourquoi et le pourquoi pas, les clivages sont de plus en plus épais. Pourquoi pas ?! Les Musulmans de France peuvent bien se dire: connaissez-vous la démocratie chrétienne, eh bien c'est l'équivalent! Voilà à grands traits l'argument comparé d'une représentation de l'immigration musulmane. Rien de plus périlleux pour leurs détracteurs qui dénoncent un isolement des populations musulmanes du corps français, une autodiscrimination ou encore une mauvaise réponse pour de réels problèmes... Pourquoi donc se demandent-ils? Alors pourquoi, pourquoi pas! La Presse a préféré poser la question au fondateur de l'Union des démocrates musulmans de France, le Franco-Marocain Nagib Azergui.
Pourquoi une Union des démocrates musulmans de France ?
L'umdf a été créée en novembre 2012. C'est parti d'un constat que l‘Islam est stigmatisé par des élus de la République, notamment entre les régionales de 2004 et la dernière présidentielle, des lois ont été votées qui s'en prennent particulièrement aux musulmans, j'en cite volontiers trois : la loi interdisant les signes religieux à l'école en 2004, la loi sur le voile intégral dans l'espace public, en 2012 enfin la loi interdisant les prières de rue. On a compris que l'Islam est devenu malheureusement un problème politique auquel il faudra apporter une réponse politique. Notre projet politique est fondé sur une approche éthique et non théocratique. Nous ne sommes pas un parti confessionnel prônant l'instauration d'une hypothétique charia. La référence à l'Islam se justifie seulement par une lutte contre son exclusion. Nous sommes pour une laïcité respectueuse. Y a un grand malentendu. La référence à l'Islam est à élargir à la production des populations musulmanes et non au seul corpus théologique. Par exemple, la finance islamique n'est pas un ensemble d'injonctions religieuses mais une production scientifique de l'aire musulmane, d'ailleurs elle est étudiée à ce titre à Paris Dauphine, à la Sorbonne...
Ce n'est pas la première forme d'organisation politique des musulmans de France, il y avaient auparavant le parti des musulmans de France, puis un parti local à Béziers... tous ont fait long feu. Pensez-vous réussir là où ils ont échoué et pourquoi?
Je pense que les deux partis cités ont plutôt mis en avant des conflits. Ils ne cherchaient pas à rassurer. Dire que l'Etat est infiltré et noyauté par des sionistes faisait peur. Notre approche à nous est différente, elle est fondée sur le dialogue et le respect. Nous sommes une force de rassemblement. Nous sommes les enfants du pays. La France a des racines judéo-chrétiennes, c'est indéniable, mais aussi musulmanes et c'est complémentaire.
Vous vous comparez à la Démocratie chrétienne mais cette mouvance est ultra-minoritaire en France, ce n'est peut-être pas le bon exemple?
On prend l'exemple de la Démocratie chrétienne parce que ça parle aux Francais. A titre de rappel, Christine Boutin était au gouvernement, François Bayrou également.
Quels seront vos éventuels alliés?
Aujourd'hui, on sait que pour agir, il faut travailler avec d'autres forces. Pas toutes les forces politiques bien sûr. En ce qui nous concerne, nos ennemis sont l'extrême droite et la branche dure de l'UMP. Le reste fait partie du champ du possible. On s'est déjà allié à l'UDI (Union des démocrates indépendants, centre) dans le cadre des municipales de 2014. Aujourd'hui, au conseil municipal de Bobigny, l'Udmf compte un élu et un chargé de mission.
Quelles sont vos propositions pour les cantonales?
Les départementales permettront précisément une réponse politique aux problèmes que rencontrent les populations discriminées. On va se présenter dans des quartiers difficiles où il reste beaucoup de choses à faire. Notamment plus de justice éducative. Actuellement, l'école de la République n'est pas égalitaire, il y a des établissements de qualité, et d'autres laissés pour compte. Nous devrions y améliorer l'infrastructure, l'accueil, l'environnement scolaire. Un autre enjeu, plus politique celui-là! Nous pensons que l'élargissement des régions sera favorable aux seuls grands partis. Nous soumettrons donc une proposition de référendum sur l'union des régions, le financement des partis et la participation citoyenne.
De quoi vit l'Umdf et comment allez-vous financer votre campagne?
On est un tout petit parti, 900 adhérents en tout, nous vivons des cotisations annuelles de nos militants. Sur terrain, nos levons des fonds. Pour la campagne, on devrait y arriver, les départementales sont encore accessibles... contrairement aux autres scrutins.


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