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Le centenaire de Hédi Jouini célébré à Paris... en attendant Tunis
Publié dans Leaders le 30 - 10 - 2009

Le 1er novembre 2009, le grand chanteur tunisien, Hédi Jouini, disparu le 30 novembre 1990, aurait eu 100 ans. Cet immense artiste dont l'apport à la chanson tunisienne est inestimable au même titre que ses contemporains, Ali Riahi et Saliha a touché au cours de sa longue carrière à tous les genres. On citera à titre indicatif, les inoubliables "Lamouni illi gharou minni", "Tahtil yasmina fillil", "Mektoub"où l'influence espagnole est très marquée, les chansons franco-arabes, très en vogue dans dans la première moitié du XXème siècle comme les très belles, "vous dansez, Madame, vous dansez, Monsieur ", "Chérie, habbitek", sans oublier les mouachahats et les opérettes.
Si nous ne connaissons pas encore le programme des festivités pour la célébration de son centenaire en Tunisie, Paris lui réserve un bel hommage apprend Leaders. C'est ainsi une Expo-Photo lui sera dédiée à l'Institut du Monde Arabe (IMA) où le café littéraire présentera une série de photo en noir et blanc (format A3), retraçant son parcours artistique. Prévue du 1er au 27 décembre, cette exposition s'annonce attractive.
De même, l'ouvrage que vient de lui consacrer à partir de Paris, son fils Naoufal Belhassine sous le titre «Hédi Jouini, la trace d'un géant» (Editions Bénévent) connaît un franc succès.
Des chansons datant d'un demi-siècle qui n'ont pas pris une ride
En tout, une carrière de plus de soixante ans et plus de cinq cents chansons où ce familier de Douagi, El Aroui, Labidi et Karabaka à Taht Essour avait donné la pleine mesure de son talent. Mais, Jouini, à côté de Ali Riahi avait une autre particularité. Rarement, un chanteur aura connu autant d'honneurs et ses chansons autant de succès qu'après sa mort à tel point que le répertoire de certains jeunes chanteurs, aujourd'hui, se limite à des chansons de Hédi Jouini. Il y a quelques années, un chanteur tunisien confirmé avait été invité à participer à une émission de variétés sur une chaîne egyptienne.
Après l'avoir présenté, l'animatrice demanda à son invité d'interpréter l'une de ses compositions. Comme il n'en avait pas, il s'est mis à chanter un mouwachah egyptien si insipide que l'animatrice dut l'interrompre pour lui demander d'interpréter une chanson tunisienne. Tout penaud, notre chanteur dut s'exécuter en choisissant une chanson du "patrimoine tunisien" dixit: il s'agissait bien sûr de "Lamouni illi gharou minni". Le comble de l'ingratitude.
A vrai dire, le legs de Hédi Jouini est si riche, si varié et surtout composé de chansons étonnamment modernes qu'on pourra y puiser pendant longtemps encore. Mais cela pose le problème des droits d'auteur dans notre pays. Un problème à la fois moral et juridique car ces chanteurs sont en train d'amasser de véritables fortunes rien qu'en reprenant sans -vergogne- des chansons qui ne leur appartiennent pas et -circonstance aggravante- sans que les héritiers de Hédi Jouini en profitent le moins du monde. Ce qui est tout simplement scandaleux.
A ma connaissance, seul un chanteur libanais a sollicité et obtenu l'accord de la famille avant de tourner un clip dédié à "Lamouni illi gharou minni". La sollicitude dont on entoure ici les chanteurs doit se poursuivre après leur mort à travers leur descendance. Les héritiers de Claude François continuent de gérer le patrimoine de leur père, trente ans après sa mort touchant des royalties sur chaque chanson diffusée ou interprétée que ce soit en France à l'étranger parce que la loi les protège. Autres pays, autres moeurs.


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