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Habib Essid : Un parcours bien huilé
Publié dans Leaders le 08 - 02 - 2015

Béji Caïd Essebsi est allé le chercher dans la jeune plantation d'oliviers qu'il commençait à peine de cultiver dans les vergers de Borj El Amri, non loin de la capitale. A 65 ans, libéré des charges publiques, Habib Essid voulait s'adonner à sa grande passion : l'olivier. Il sait qu'entre plantation et entrée en production, le cycle est long et que la rentabilité de l'investissement n'est pas des meilleures. Mais, quand on aime, on ne compte pas.
Depuis son jeune âge dans sa ville natale de Sousse, ce fils de maçon issu d'une famille qui compte sept enfants a contracté l'amour de la terre, l'arôme des vergers et l'odeur des huileries. Dès qu'il décrochera sa maîtrise en sciences économiques au Campus de Tunis, il s'empressera de postuler à une bourse aux Etats-Unis pour préparer un mastère en économie agricole. Sa chance fut d'être accepté et envoyé, par un mois de juillet, à l'université du Minnesota. Il y passera trois années, bien formatrices. De retour en Tunisie, il était attendu au ministère de l'Agriculture, véritable vivier de jeunes spécialistes, pour les embarquer dans les unités d'études en irrigation agricole au sein de la prestigieuse direction générale du génie rural. Le temps d'y faire son acclimatation et le voilà envoyé sur le terrain. Commencera alors pour lui un long périple à travers les régions du pays, à partir du sud tunisien.
Le tour de Tunisie agricole
Tour à tour, il sera nommé PDG de l'Office de mise en valeur des périmètres irrigués de Gafsa et du Jérid (1980-1988), commissaire régional au développement agricole à Kairouan et Bizerte avant de diriger le cabinet du ministre de l'Agriculture (1993-1997), puis de celui de l'Intérieur (jusqu'en 2001). Habib Essid sera alors nommé secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Agriculture chargé de la Pêche puis secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Agriculture, de l'Environnement et des Ressources hydrauliques chargé de l'Environnement (2002 – 2003). Après une courte pause à la tête de la Société du transport par pipeline à travers le Sahara (Trapsa, 2003-2004), il sera élu directeur exécutif du Conseil oléicole international (COI) basé à Madrid (Espagne).
Et le tour du monde pour l'huile d'olive
Aussi prestigieux qu'il soit, le poste cachait en fait une grande pauvreté. A peine arrivé aux commandes de l'organisation, il découvrira stupéfait qu'il n'y avait pas de quoi payer les salaires. En six ans, il s'emploiera d'arrache-pied pour renflouer les caisses, lui restaurer son aura, promouvoir l'huile d'olive de par le monde, bataillant à Bruxelles pour obtenir le soutien du Conseil de l'Europe, prospectant, jusqu'en Australie et en Chine, de nouveaux marchés. A la fin de son mandat, en 2010, il laissera tous les indicateurs au vert et pas moins de cinq millions d'euros dans les caisses. L'huile lui coule dans les veines.
Retour dans l'œil du cyclone...
Aspirant à une paisible retraite, à son retour en Tunisie, le voilà agréablement surpris par la révolution. Et ça n' pas tardé. Début mars 2011, Béji Caïd Essebsi l'appelle d'urgence pour lui confier le ministère de l'Intérieur, après la révocation de Farhat Rajhi, encore tout frais installé, fin janvier sous le gouvernement Ghannouchi 2. Inutile de revenir sur l'ambiance de l'époque et les dérapages de toutes parts. Essid s'attellera à la tâche, laborieusement. Son objectif est de réduire les tensions, de remettre les équipes au travail et surtout de réussir les élections de la Constituante, le 23 octobre 2011. Mission accomplie, il croyait pouvoir enfin reprendre sa liberté et se consacrer à sa plantation. Succédant à Béji Caïd Essebsi à La Kasbah, Hamadi Jebali le réquistionnera ou presque comme conseiller en sécurité et son successeur, Ali Larayedh, le priera de rester à ses côtés. Il finira par partir. Pas pour longtemps. Il retournera à La Kasbah, cette fois en chef de gouvernement.
Sa plus grande satisfaction
Habitué aux longues journées interminables, Habib Essid trouve son grand bonheur en rentrant le soir chez lui. Père de trois enfants, il ne les a pas vus grandir, mais a toujours gardé avec eux de fortes attaches. L'aîné occupe un poste élevé au Canada, la cadette est professeur en agroalimentaire alors que la benjamine est résidente en médecine. «C'est mon plus grand motif de satisfaction, nous confie-t-il. Grâce à leur maman, ils ont réussi leurs études. Nos retrouvailles sont pour nous tous fort ressourçantes».
T.H.
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