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Ameur Bahri: Une allégorie singulière
Publié dans Leaders le 24 - 10 - 2025

Par Mohamed Kilani - Ameur Bahri a occupé la scène sportive durant sept décennies et son décès a été ressenti comme le départ d'un véritable pilier de notre football.
C'est à partir du quartier de Bab Sidi Abdallah, entre Bab Menara et Ettaoufik, que Ameur Bahri a construit dans les années 1940 une romance avec le football qui deviendra consubstantielle avec son être profond. Joueur passionné, il y a dépensé l'essentiel de son temps et de son énergie, devenant un véritable animateur de ce microcosme social quasiment indifférent aux autres soucis d'ordre social ou politique. En compagnie des frères Ben Zakkour et d'autres dont le jeune clubiste Abderrahmen Ben Ezzeddine, il se plaît à faire régner un esprit de camaraderie qui n'exclut pas l'émulation, cet ingrédient indispensable en football. Il s'estime digne de porter les couleurs de l'Espérance sportive et il y signe une licence qui lui permet plus tard d'évoluer en équipe B sous la férule de Larbi Soudani. Un jour, il est ravi par l'arrivée de Ben Ezzeddine au club pour observer ses premiers pas et se réjouir de son talent.
Quand Ameur Bahri se convainc que l'équipe première lui est inaccessible, il bascule dans la fonction d'entraîneur des jeunes. Parmi ses protégés, un certain Noureddine Diwa avant son départ au Stade Tunisien, victime de l'intransigeance de Chedly Zouiten.En 1958, un autre supporter de l'Espérance s'apprête à vivre une aventure sportive d'une autre nature, c'est Mahmoud Ellafi qui a obtenu le visa pour créer un hebdomadaire spécialisé, Le Sport. Naturellement, ce sont les plus proches qui sont associés au lancement du projet. L'appartenance sportive aidant, Ameur Bahri se retrouve dans l'équipe fondatrice en compagnie de Mustapha Zoubeidi. Il se passionne pour cette nouvelle mission et accorde à sa reconversion une chance d'aboutir. C'est ainsi qu'il redouble d'effort pour devenir rapidement la cheville ouvrière du journal, assistant le rédacteur en chef Mahmoud Bédir, une charge qui l'appelle à tout contrôler pour tempérer les ardeurs des journalistes et des correspondants dont l'esprit partisan menace l'objectivité. Lui-même n'est pas loin de se soucier de la distance quand il est appelé à écrire sur son club. L'arrivée de Fethi Houidi au journal, en septembre 1972, le ravit s'agissant d'une plume qui s'était imposée à France Football. Un nouveau palier est donc franchi même si les commentaires de Houidi quand il s'agit de l'Espérance égratignent parfois le trio Ellafi-Bahri-Zoubeidi, sans conséquences bien entendu. Ameur Bahri profite de la venue de Fethi Houidi pour confectionner, en 1973, Almanach du sport, un travail de fourmi qui a nécessité beaucoup de recherches. L'expérience journalistique connaît un coup d'arrêt en 1981 quand, la mort dans l'âme, Mahmoud Ellafi se résout à l'abandon pour des raisons économiques. Il publiera plus tard quelques réflexions au journal La Presse quand un sujet ou une péripétie sportive l'interpelle.
Le retour au bercail se présente alors comme une nouvelle reconversion somme toute naturelle. Il se familiarise de nouveau avec la direction de l'Espérance et s'investit dans une spécialité qui a été auparavant dévolue à des dirigeants tels Ameur Gargouri au SRS, Hédi Mlika à l'Etoile, Mohamed Ben Amara au CAB, Moncef Douaji à l'ASM, Slaheddine Damergi au ST, et d'autres.Devenu incontournable, il est ensuite chargé de veiller sur le banc de touche sur les moindres détails d'ordre réglementaire pour protéger l'équipe. Le staff technique et les joueurs découvrent ses qualités humaines et apprennent à son contact l'amour du club et le devoir de l'honorer.
Ses contributions ne se comptent plus, même dans les périodes africaines. En même temps, en tant que secrétaire permanent, il a été d'une utilité manifeste dans la contribution du club lors des assemblées générales qui ne manquaient pas souvent de tension.
Ameur Bahri aurait souhaité connaître une apothéose en intégrant le Comité des sages, mais ayant émargé sur le budget du club, il s'en est retrouvé privé. Il restera néanmoins le seul technicien ou dirigeant ayant exercé avec tous les présidents de l'Espérance depuis Chedly Zouiten jusqu'à Hamdi Meddeb. Le vibrant hommage que lui a rendu le club par l'entremise de son secrétaire général Farouk Kattou lors de l'oraison funèbre est assez élogieux et tout à fait fidèle à l'homme et à sa trajectoire.


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