Y a-t-il moyen de réhabiliter « la joie d'être et de vivre... tunisien » ! Notre culture du bonheur a été finalement la plus dévastée, massacrée et la plus touchée par ces vagues successives et interminables de manifs et de comportements de soutien à la déprime générale. Rien ne semble plus satisfaire les Tunisiennes et les Tunisiens qui demandent la chose et son contraire, la liberté et l'autorité de l'Etat puissance publique, le droit syndical illimité avec les grèves de zèle permanentes depuis six ans et la production et la croissance. A se demander comment... produire sans travailler et là, même les miracles de la bible et du Coran donnés par le bon Dieu à ses prophètes, ne peuvent l'assurer ! Les contradictions s'accumulent à telle enseigne qu'on n'arrête pas de faire les constats les plus amers sur l'environnement, le délabrement de nos villes, la disparition de nos espaces verts livrés au vandalisme le plus primaire, mais personne ne bouge, griller les feux rouges, vociférer des gros mots et jeter les déchets par terre et sur les trottoirs ou dans les jardins publics à l'image du Belvédère sinistré hebdomadairement par des hordes « citoyennes » et de mômes pollueurs au vu et au su de leurs parents venus pour la plupart de « Mars » avec cette culture enracinée des Béni Hilal nos « ancêtres » destructeurs d'Arabie... Tout est permis au nom de la liberté, anarchique, tout cela paraît normal et il m'arrive personnellement de m'étonner qu'on puisse encore s'étonner comme cet ami sur facebook de Monastir, traumatisé moralement et indigné par l'état de délabrement de la ville du Ribat, cette ancienne cité princière maritime de la Méditerranée. De la pure souffrance ! Tout le monde parle des hôpitaux déstructurés et dégradés avec ces sanitaires irrespirables des stations de transport public où la pagaille règne à longueur d'année et où les 2/3 des usagers ne payent pas leurs tickets (y raskiou), bravant les contrôleurs qui laissent faire de peur de se faire lyncher par cette jeunesse passée au mode de l'illégalité absolue impunie et poussée à ces comportements scandaleux par les nouvelles sectes de la démagogie nationale populiste. Tout le monde s'y met pour détruire ce que les Grecs anciens désignés par « Polis » qui signifiait « Etat ou cité régie par des lois, et annoncer le printemps bien « arabisé » de la décadence de la Tunisie, ce pays merveilleux de discipline sociale minimale depuis Rome. Cette nouvelle culture touche aussi le développement, puisque certains de nos ministres excédés par la pression, appellent à la raison et à la compréhension. Le ministre de l'Equipement et de l'Habitat est allé même jusqu'à demander « la compassion » des citoyens et des journalistes : « Erhamouna » ou aidez-nous, en étant plus patient, criait-il dans une interview accordée à un journal de la place. Un cri de l'impuissance dirait-on du côté des démagogues qui n'ont jamais travaillé de leur vie et qui poussent les citoyens à la rébellion permanente contre l'Etat et les cadres régionaux, sans proposer d'autres solutions miracles (sic) que le recrutement dans la fonction publique, alors que l'art est difficile et la mise en œuvre même des projets s'avère plus compliquée que prévue. En revanche, ce qu'il faut demander au gouvernement et à tous les ministres du Développement, c'est une plus grande coordination pour résoudre les problèmes de procédure et annihiler la rétention bureaucratique. Imaginer un grand projet est facile, mais le réaliser c'est là où la politique s'avère à ce jour impuissante, non pas faute de volonté, mais faute d'audace à faire plier les difficultés qui entravent la remise en marche du pays. M. Abdelkefi, ministre du Développement et de la Coopération internationale et de l'Investissement l'a bien soulevé et expliqué. Mais, ce n'est pas suffisant. Les problèmes liés au foncier et aux autres exigences des lois et procédures désadaptées et qui remontent à l'Etat seul promoteur du développement économique et régional, sont persistants. Mais, il faut réinventer le tempérament des bâtisseurs des premières années de l'indépendance. Je sais que c'est plus difficile aujourd'hui d'exproprier un terrain pour cause d'utilité publique. Il faut prouver l'utilité publique et activer l'indemnisation juste (je souligne juste et non pas symbolique au bon vieux temps de l'AFH, l'AFT, etc....), mais il faut aussi passer aux actes rapidement, en déclenchant les procédures d'une nécessaire urgence économique et de développement. Arrêtons de « pleurer dans la maison des larmes » comme le faisait le Bey de Tunis, en 1885, face aux injustices du protectorat. Il faut redonner « du pouvoir au pouvoir » et régénérer la joie d'entreprendre et de vivre ! Nous voulons l'exécutif des bâtisseurs et assez de parlottes démagogiques populistes qui démoralisent et l'Etat et ses citoyens. Au fait... pour faire un peu d'humour... les plateaux T.V devraient se mettre en grève. Il n'y a pas pire démoralisant que de suivre ces lynchages des fourberies de la déprime nationale ! Commencez par ce soir... il y a les matches de la Ligue des champions d'Europe... Boycottez la déprime et vivez le bonheur... « Foot » ! Vous serez en meilleure forme et vous travaillerez mieux demain ! K.G