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Les fracassantes déclarations de la députée
Publié dans Le Temps le 18 - 03 - 2017

L'affaire des enregistrements fuités de la réunion de Nidaa Tounes s'est transformée en «affaire Leïla Chettaoui » , cette dernière ayant été désignée, officiellement, par le Bureau exécutif du Mouvement comme l'unique responsable et de l'enregistrement et des fuites vers certains médias de la place.
Des dirigeants de Nidaa affirment que les preuves sont « irréfutables » vu l'identification de l'auteur de l'enregistrement grâce à l'apport d'experts et de logiciels super sophistiqués. D'où l'annonce de la décision du gel de l'adhésion de Mme Chettaoui au Mouvement Nidaa Tounes et au bloc parlementaire en attendant la soumission du dossier au prochain congrès, seul habilité à prendre une décision définitive quant à son éventuelle exclusion de la formation politique.
Piquée dans son amour propre et dans sa dignité, Leïla Chettaoui, en l'espace d'à peine 24 heures, a fait le tour des médias audio pour s'expliquer et révéler certains dessous de l'affaire qui domine l'actualité nationale tellement ses ramifications et ses répercussions s'avèrent de la plus haute gravité.
Pourquoi Chettaoui
Tout d'abord, « l'accusée » nie être impliquée dans cette question, mais qu'elle était considérée comme étant la personne idéale pour lui faire porter le chapeau, sachant qu'après avoir fait courir le bruit sur l'implication de Sabrine Goubantini et, puis de Wafa Makhlouf, c'est finalement Leïla Chettaoui qui se trouve, officiellement, mise au banc des accusés.
Mais pourquoi elle et non pas une autre personnalité du parti ? Elle explique cela par le fait qu'elle se trouve à la tête de la Commission d'enquête de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) chargée du dossier du recrutement et de l'envoi des jeunes « apprentis terroristes » dans les zones de conflits. « D'ailleurs, un dirigeant de Nidaa est venu me voir pour me demander, sous des menaces à peine voilées, de laisser tomber cette commission... », a-t-elle précisé en substance.
Effectivement, et dans cet ordre d'idées, Taïeb Madani et Mongi Harbaoui, deux membres influents de Nidaa à l'ARP, ont déclaré publiquement, que Leïla Chettaoui doit céder la présidence de ladite commission après le gel de son adhésion au parti au nom duquel elle avait été désignée à ce poste.
Toutefois, des juristes affirment que Mme Chettaoui peut rester à la tête de la Commission car elle y agit en sa qualité de députée et non pas en tant que membre de Nidaa. Plus encore, les mêmes juristes estiment que toute plainte, qui serait déposée contre elle comme l'ont annoncé pompeusement des responsables de Nidaa, n'aurait aucune chance d'aboutir dans la mesure où elle n'est pas fonctionnaire de l'Etat ou d'établissements assimilés.
Une taupe à la Kasbah ?
Plus graves encore sont les révélations de Leïla Chettaoui sur le contenu (de la réunion) ne faisant pas partie des extraits enregistrés et fuités. « Il s'agit de propos touchant à la sécurité nationale et à la sûreté de l'Etat et que Dieu préserve la Tunis », a-t-elle dit en substance et en sanglotant.
Pressée par les divers journalistes, qui l'ont interviewée, de révéler la teneur desdits propos, la députée a refusé catégoriquement de dire quoi que ce soit à ce sujet, se contentant d'affirmer qu'elle a transmis à qui de droit les détails de ce point précis et qu'elle a, par voie de conséquence, l'esprit et la conscience tranquilles ».
Mais, pas plus tard qu'hier au micro de Mosaïque Fm et devant sa persistance à ne rien dire, le journaliste animateur de Midi show a lancé sa « bombe ». En effet, il a indiqué avoir des informations sûres concernant un proche conseiller du chef du gouvernement d'union nationale, Youssef Chahed, plus précisément celui chargé des affaires sécuritaires, qui aurait transmis, d'une manière régulière à Hafedh Caïd Essebsi, des rapports sur tout ce qui se passait au Palais de la Kasbah. Ni plus, ni moins !
Etre en désaccord avec un gouvernement qu'il est censé défendre et soutenir, cela peut, à la rigueur, être compris, mais de là à conspirer contre lui par des moyens tordus pouvant aller jusqu'à flirter avec la sûreté de l'Etat, cela devient excessivement dangereux pour la Tunisie et constitue une ligne rouge qu'il ne fallait pas franchir.
Atteignant ce degré, l'affaire devient trop grave et prend des proportions alarmantes puisqu'elle ne porte plus uniquement sur des questions internes au parti de Nidaa ou sur un débat d'idées, mais bel et bien sur des points touchant la sûreté de l'Etat.
Il va sans dire que les autorités officielles, en l'occurrence la présidence du gouvernement et le Conseil de sécurité nationale ainsi que le ministère public sont tenus d'informer l'opinion publique sur les tenants et les aboutissants de cette histoire digne d'un roman d'espionnage.
C'est dire que l'affaire dépasse, désormais, le simple cadre de Nidaa Tounes pour prendre une ampleur nationale
Or, dans la foulée de ces événements, il y a ces mises en gardes lancées par un ancien haut responsable chargé de la communications à la présidence du gouvernement sous Habib Essid, sous forme d'un statut sur sa page officielle Facebook évoquant le grand risque d'éventuels « assassinats de personnalités » qui n'ont pas forcément un lien avec la politique, ni une quelconque idéologie.
Et encore une coïncidence, on apprend que le député, Walid Jalled fait l'objet de sérieuses menaces d'assassinat, ce qui a engendré la décision de le placer sous haute protection rapprochée. Il aurait été même « évacué », hier, du siège de l'Assemblée des représentants du peuple pour voir avec lui les dispositions à prendre pour sa protection.
L'heure est grave ? Certainement. Et sans lier les deux faits, un constat s'impose : les cartes sont entremêlées et c'est, justement, ce genre de climat de confusion, qu'exploitent, généralement, les terroristes et autres mafiosi pour frapper.
En tout état de cause, le gouvernement est appelé à observer la plus grande vigilance et à entamer les enquêtes sérieuses nécessaires pour démasquer les auteurs de ces menaces et sur la réalité des présumés rapports adressés par le conseiller à la présidence du gouvernement au premier responsable du mouvement de Nidaa, afin de donner la preuve aux citoyens que leur sécurité est entre de bonnes mains. L'inquiétude est grande. Et seules la transparence, la vérité et la communication seront à même de rassurer.


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