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Menaces sur un édifice politique ébranlé...
Publié dans Le Temps le 09 - 01 - 2018

Les différentes forces politiques du pays semblent se rendre compte, enfin, que la situation est plus que catastrophique et qu'il faudrait une baguette magique, pour trouver la solution pouvant remettre de l'ordre dans les affaires.
Comme d'habitude, il y a des partis qui appellent à la rupture avec la coalition au pouvoir, alors que d'autres ont décidé de rompre avec le Document de Carthage jugé désuet et sans effet, alors que d'autres encore continuent à s'attaquer à Nidaa Tounès jugeant qu'il est à la source de tous les malheurs du pays.
La coalition au pouvoir, en l'occurrence Nidaa Tounès, Ennahdha et le dernier arrivé, le parti de l'Union patriotique libre (UPL) sont de plus en plus isolés et, à l'approche des élections municipales, il semble que tout ne va pas pour le mieux entre les deux partis dominants dont les relations sont marquées par des frictions avec des déclarations qui n'augurent rien de bon, pour cette alliance contre-nature condamnée à l'échec, surtout en raison des coups bas du mouvement Ennahdha.
L'idée dominante est que les autres partis cherchent à tirer profit de la conjoncture pour s'attirer la sympathie des électeurs, tout en insistant sur les déboires de Nidaa Tounès, pour l'isoler davantage. Rare sont donc les partis politiques disposant de bons orateurs qui soutiennent encore Nidaa. Loin de là, certains sont allés jusqu'à enfoncer davantage le clou, comme c'est le cas d'Afek Tounès dont les déclarations consacrent la rupture totale.
Tout ce remue-ménage intervient dans un contexte de crise économique et sociale, après l'adoption de la loi des finances 2018 qui ne reflète pas les orientations économiques et de réforme d'Afek Tounès, après avoir évalué le bilan du gouvernement formé sur la base du consensus depuis les élections de 2014 et au terme de sa participation à la dernière réunion consultative des parties signataires du document de Carthage.
Rupture consommée
Le bureau politique du parti Afek Tounès, de centre droit, a annoncé son retrait du document de Carthage à la base de la formation du gouvernement d'union nationale. «Ce système dissimule un faux consensus qui a paralysé la marche du pays et a été à l'origine d'une régression ayant touché tous les domaines de la vie politique, économique et sociale», a souligné le parti dans un communiqué pour justifier son retrait. Il a également rejeté «toute forme de coalition ou de consensus avec le Mouvement Ennahdha au niveau gouvernemental, électoral, national, régional ou local». «La politique de consensus entre les Mouvements Nidaa Tounès et Ennahdha a échoué, vidant de tout sens le document de Carthage et a engendré une situation socio-économique dégradée dont pâtit le citoyen tunisien», estime Afek Tounès.
Même son de cloche avec le parti «La Tunisie d'abord», dont le coordinateur général, Ridha Belhaj, a déclaré que le Document de Carthage est «consommé» et «n'a plus raison d'être», notamment après le retrait de certains partis, tels Al-Joumhouri et Afek Tounès. La dernière réunion des signataires du Document, tenue au Palais de Carthage, n'est qu'une tentative infructueuse pour donner un nouveau souffle de vie au «consensus fondé sur la base des quotas partisans», a-t-il déclaré à l'occasion de l'installation de la coordination régionale de son parti, à Kébili.
D'après lui, Nidaa Tounès cherche, aujourd'hui, à raccommoder le parti qui a échoué dans la réalisation de ses objectifs.
Appel au sauvetage du pays
Pour sa part, le parti «Al-Joumhouri» qui s'était retiré, début novembre dernier, du Document de Carthage et quitté le gouvernement d'union nationale après avoir accepté la démission de Iyed Dahmani, seul représentant du parti au gouvernement de Youssef Chahed, a appelé, au terme de la réunion de son bureau politique, à un dialogue entre toutes les forces vives nationales pour la planification des grandes réformes, et ce dans l'objectif de sauver le pays et mettre un terme à la dégradation de la situation générale qui y prévaut.
Selon le porte-parole du parti, Wassim Bouthouri, «Al-Joumhouri» met en garde contre le choix de participer aux élections municipales dans des listes citoyennes, appuyées par les partis politiques et ouvertes aux indépendants et aux activistes de la société civile. Jeudi dernier, le parti a indiqué avoir décliné l'invitation pour participer à la réunion, au Palais de Carthage, des signataires du Document de Carthage présidée par le président de la République , Béji Caïd Essebsi.
De son côté, le parti «Al-Massar» s'est dit grandement préoccupé par la hausse du prix de plusieurs produits de consommation et des médicaments, instituée par la loi de finances pour l'exercice 2018, ainsi que par la régression du pouvoir d'achat des classes moyennes. Dans une déclaration, le parti met en garde contre la poursuite des politiques fondées sur l'inégal partage des sacrifices entre les différentes catégories sociales à même de menacer la sécurité et la paix sociale. «Sauver les finances publiques est, certes, une priorité, mais cela ne doit pas se faire aux dépens ni des catégories démunies, ni de la réalisation des grandes réformes, dont notamment celle de l'administration», estime le parti.
Tempérer les ardeurs et revenir à la raison
Même le Parti Destourien Libre (PDL) s'est joint au mouvement de contestation et son cabinet politique a appelé le gouvernement à réviser la loi de finances et à prendre les mesures nécessaires pour stopper cette flambée des prix. Il a exprimé dans un communiqué rendu public au terme de sa réunion, ses préoccupations suite au climat de tension enregistré récemment dans certaines régions, résultat des mesures portant atteinte aux droits et intérêts des catégories démunies.
Les tensions sont exacerbées et l'édifice politique est ébranlé, surtout que les retombées de la loi de finances 2018 commencent à donner des effets dont, peut-être, ni Nidaa Tounès, ni le gouvernement n'avaient mesuré l'étendue, surtout que ses prises de positions politiques ne font que refléter le minimum de ce qui attend le pays, avec une colère populaire qui couve et le désespoir qui s'installe chez toutes les couches sociales et économiques.
Salariés, hommes d'affaires, transporteurs internationaux... ont exprimé leur mécontentement, et il n'y aura aucune honte à ce que le gouvernement essaie de revoir ces mesures drastiques à l'origine de ce tollé, surtout que les sacrifices exigés seraient insupportables pour tous.


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