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Les Salines de Tataouine en quête d'un véritable sursaut
Publié dans Le Temps le 02 - 01 - 2019

Une blancheur à perte de vue est visible à partir de la route et des plaines peuplées de dromadaires qui mènent vers l'usine "Les Salines de Tataouine", une société nationale construite sur un terrain près du lac salé "Om el Khialet", située dans le village Beni Mhira à Ksar Aoun.
Une visite de l'usine avec Kheireddine Ben Ammar, directeur général de l'entreprise a permis de connaître certaines données générales sur le fonctionnement de l'usine de sulfate de sodium, une matière qui constitue 30% de la composition des détergents et des produits pharmaceutiques.
Cet investissement national dans les richesses naturelles du Sud-Est, produit du sulfate de sodium qui est aussi l'une des innombrables variétés de sels, auparavant importée de l'étranger, estime le Directeur général. Il présente les Salines comme étant un investissement unique dans le pays. Le sulfate de sodium est initialement extrait du lac salé de " Om el Khialete " qui s'étend sur un large périmètre de 60 km2.
Les salines de Tataouine sont "un capital à 100% tunisien géré par des compétences locales", se réjouit le chef de cette société pour lequel "le projet est un créneau important pour le pays et pour la région".
Les partenaires de l'usine qui est une société anonyme, sont le Groupement Chimique Tunisien (GCT) qui accapare 40% des parts, le groupe Doghri 39%, le groupe Idriss 17% et 3% pour les actions en bourse.
A l'entrée principale des Salines, une plaque commémorative de l'inauguration de l'usine en 2017 par le chef du gouvernement Youssef Chahed. Selon les chiffres de la direction, le projet opérationnel depuis 2016 avait alors coûté 62 milliards dont 17 milliards de fonds publics et 25 milliards de dettes avec des échéances bancaires mensuelles de 300 à 400 milles dinars.
Traitement de la saumure et équipements
Aux alentours et à l'intérieur de l'usine, les employés n'étaient pas nombreux. Les grosses tâches du traitement des eaux du lac sont confiées à des machines géantes dont des congélateurs.
L'usine est équipée d'un matériel de haute technologie dont 70 % proviennent d'Allemagne comme le générateur d'eau glacée et les filtres. Le reste des équipements est pour la plupart d'Espagne, d'Italie, la France et même du marché local comme les réservoirs, les accessoires et les câbles.
Une fois le traitement achevé, de gros sacs d'une tonne chacune sont transférés à la zone de stockage avant d'être acheminés vers le port commercial de Zarzis, situé à près de 80 km de l'emplacement de l'usine.
Une fois extraite et traitée sur différentes étapes, la saumure souvent destinée au marché local et extérieur est acheminée vers les clients de l'usine sur la Tunisie auprès des grandes usines.
Sur le marché extérieur, le produit est exporté vers divers clients comme en Syrie et en Egypte. Les exportations vers la Syrie constituaient le tiers des ventes enregistrées en 2017.
"Le produit final, en matière de qualité, est parmi les meilleurs sur la zone méditerranéenne", estime le directeur général qui n'exclut pas une concentration peu forte de la saumure dans le lac". Pour cela, la stratégie d'extraction se limitera aux zones à forte concentration de sel tout au long de 20km.
Du lac jusqu'à la station de pompage, "l'extraction suit des étapes pour qu'enfin soit transformé le sulfate de sodium à partir des eaux transférées vers l'usine.
La visite de l'usine et de la station de pompage sur l'extrémité du lac, a permis de voir de près comment cette saumure brute est refroidie dans des générateurs géants d'eau glacée.
Balance financière et défis pour l'usine
Assurer l'équilibre financier de l'usine, déjà pas stable, constitue un défi majeur pour le futur. Dans ses prévisions, pour 2019, le Directeur général de l'usine assure que " la situation sera plus confortable "
L'usine avait eu un retard de 2 ans à démarrer. Des pertes de 42 millions de dinars avaient été enregistrées sur les 62 millions de dinars alloués. Des forages seront faits pour irriguer le lac et compenser le manque en eaux.
La coupure du courant affecte la production au sein de l'usine, actuellement alimentée par 4,2 mégas watt. Selon un accord conclu avec la STEG en 2012, une station photovoltaïque devrait voir le jour.
La mise en place de l'usine avait connu des débuts assez durs sur différents volets. Financements, démarrage et entourage à la limite de l'hostilité qui ont été surmontés. Contrebande sur le gouvernorat et sensibilités tribales, entre autres, ont été autant d'obstacles avoisinants que l'usine avait prudemment gérés.
L'espace du lac salé est fortement sécurisé par les agents de la Garde nationale et bénéficie de l'appui des autorités locales.
Le démarrage en 2016 avait coïncidé avec les évènements du Camur, ce qui avait alors contraint l'usine à fermer près de 5 mois, endossant des pertes énormes qui avoisinent les 9,7 milliards (2016). Les pertes de l'usine ont depuis été moins élevées avec 7, 5 milliards de pertes en 2017. Les prévisions de 2018 tablent sur plus de baisse dans les pertes.


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