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La LTDH a raté une occasion de « se taire » !
Publié dans Le Temps le 26 - 03 - 2020

Les pays de la région ont mobilisé toutes leurs forces vives contre le corona virus. Dans chacun de ces pays, les gouvernements et les peuples n'ont plus qu'un seul ennemi à abattre: Le corona virus. Sauf en Tunisie, où l'ennemi s'est dédoublé, du fait du virus qu'il atermoie toujours à éliminer une bonne fois pour toutes : Un mouvement de dissidence organisée, sous la houlette des versions les plus rétrogrades et les plus obscurantistes de l'islam politique à notre époque.
Depuis deux nuits, et en temps de confinement général et absolu, des hordes de chômeurs et de désœuvrés investissent les rues de certains quartiers, afin de scander « Allahou Akbar » (Dieu est grand), au nez et à la barbe des forces de sécurité et de l'armée, déployées justement pour faire respecter les modalités de ce confinement collectif.
D'un point de vue purement opérationnel, la situation est facilement analysable. Elle s'apparente à plusieurs égards aux mouvements de foule que la police a l'habitude de mater devant les stades. Les quelques dizaines d'illuminés noctambules présentent toutes les caractéristiques de cibles « ordinaires » pour l'appareil sécuritaire. Pour y venir à bout, un cri de sommation par haut-parleur, suivi de quelques bonbonnes de gaz lacrymogène, avant de les charger sans ménagement par les moyens du bord.
C'est la nature et les objectifs de ces rassemblements nocturnes qui posent problème. Il est de notoriété publique que ces mouvements, sont loin d'être spontanés. Et qu'ils obéissent à une coordination préalable qui dépasse le quartier, et la ville elle-même. La simultanéité de ces mouvements ne fait que confirmer ces constatations.
S'agissant des revendications de ces mouvements, on se « heurte » à « Allahou Akbar » ! Pour revendiquer quoi ? On ne le sait trop ! Est-ce un slogan ? Pour dire quoi ? Tout et rien. Reste une seule piste, celle combien politique, que ces hordes de hors-la loi travaillent, de nuit, avec l'obscurité comme allié céleste, ce qui rendrait un peu pusillanimes les forces de l'ordre et l'armée.
Le coronavirus, allié des salafistes !
Ainsi, le coronavirus est transformé par ces « mercenaires » de la nuit, en allié objectif, contre la Tunisie, sa société et sa sécurité publique. Pire encore, ces « manifestants entendent transformer ces manifs en lieux de contagion provoquée au virus, au moment où le pays entame la phase trois de la pandémie.
Bien que la police et l'armée n'aient pas déployé tout leur arsenal afin de venir à bout de ces crimes de foule, la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme (LTDH) n'a pas trouvé mieux que d'accabler les forces de police et de l'armée de « violences contre les manifestants » ! Dans un communiqué en arabe levantin, cette organisation semblait dire, à qui veut l'entendre, que le pays a recouvré les vieux réflexes de l'appareil sécuritaire d'avant la révolution de 2011 ! Et l'armée ? On en fait quoi dans de telles circonstances ? Et si ces braves « manifestants de la nuit du confinement » s'étaient attaqués à un policier en le lynchant dans la rue, que serait la teneur du communiqué de la LTDH ?
Pour simple rappel, les victimes de telles échauffourées parmi les forces de l'ordre se comptent par dizaines. Où était cette LTDH ? Des familles de policiers, d'agents et d'officiers de la garde nationale bataillent jusqu'à ce jour afin de « récupérer » un miséreux reste du salaire de leur défunt tuteur, en guise de « compensation républicaine posthume », au martyr.
Et que dit la LTDH de ce qui se passe simultanément à Sfax, ville devenue prisonnière des trois antagonistes de l'islam politique dans la région : Les frères musulmans de la Turquie et du Qatar, les salafistes de l'Arabie Saoudite et des Emirats, et des chiites entretenus et financés par l'Iran. A Sfax, il semble que l'islam de la Zitouna tunisienne n'est plus qu'un vague souvenir dans les annales du mouvement de libération nationale.
Sfax, réceptacle des guerres de religion !
La situation est d'autant plus pourrie qu'un député foncièrement obscurantiste fait valoir son immunité parlementaire (de l'Etat des mécréants), afin de forcer la porte à une réunion régionale du secteur de la santé. Sans la moindre précaution sanitaire, lui qui est médecin ! Ayant été éconduit de force par les participants, il a posé devant une caméra de portable pour crier à la violence. Lui qui, quelques jours auparavant, sous l'Hémicycle du Bardo a taxé de mécréants les 12 millions de Tunisiens qui ne partageaient pas les visions ni les visées de ces bailleurs de fonds.
Le canevas de cette histoire est encore plus pittoresque. Le respectable médecin-député a été à l'origine de l'admission d'un membre de la chorale, d'obédience chiite, mystique, pro-iranienne à l'hôpital de Sfax, en recelant, ou en faisant receler par un infirmier membre de la même chorale, que le patient était porteur du coronavirus ! Un crime en bande organisée, en temps de « guerre » et d' « état d'urgence » contre la Haute sécurité de l'Etat.
On ne sait encore quelle sera la prise position de cette LTDH quant aux dizaines de citoyens contaminés dans cet enchainement vicieux de la part de gens faisant de la religion leur commerce de tous les jours.
Est-ce une tentative de marquer la présence, un exercice de pointage, au moment où la science commence à faire de l'ombre à ce fonds de commerce lucratif, la religion politisée ?
A-t-on au moins connu ou examiné les convives de la fête des proches de monsieur le médecin-député ?
En lieu et place, on met en avant un rôle « destructeur » de l'UGTT, défendant les personnels médical et paramédical de l'Hôpital Habib Bourguiba.
Ce qui intrigue encore plus, c'est la prise de position du Président de la République, ayant «gentiment» demandé à la ministre de la Justice d'instruire une enquête, non pas sur les manifestations de nuits, encore moins sur l'affaire de Sfax, car c'en est une, mais sur les violences subies par monsieur le médecin-député, lequel, de surcroit, n'avait aucune qualité à prendre part à la réunion technique de la commission régionale de la santé.
Décidément, on balance dans l'absurde.


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