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Les 27 testent leur solidarité sur la relance d'après-crise
Publié dans Le Temps le 24 - 04 - 2020

Un premier tour de table... pour constater les divergences : les dirigeants européens se sont penchés hier lors d'un sommet en visioconférence sur les solutions pour sortir l'UE de la récession engendrée par le coronavirus, sans réel espoir de prendre une décision d'envergure.
Mais la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a mis en garde les dirigeants de l'UE contre le risque "d'agir trop peu, trop tard" face aux conséquences économiques de la pandémie, à l'ouverture de ce sommet, selon une source proche des discussions.
Au cœur de la réunion, qui a débuté peu après à 13H00 GMT, la relance de l'économie européenne après la pandémie, grâce à des investissements massifs, voire un "fonds" spécifiquement dédié.
De l'avis de tous, un tel plan de relance devrait atteindre plusieurs centaines de milliards d'euros.
Sur le reste, de son montant exact à son financement, en passant par son lien (ou non) avec le budget à long terme de l'Union européenne, un consensus semble en l'état inatteignable.
Etats membres et institutions ont rivalisé d'imagination ces dernières semaines pour proposer chacun leur solution. Mais le débat a surtout fait réapparaître de vieux clivages, déjà présents après la crise financière de 2009.
D'un côté, les pays du Sud, fortement endeuillés par la pandémie comme l'Italie et l'Espagne, réclament davantage de solidarité financière à leurs voisins du Nord.
Mais ces derniers, en particulier l'Allemagne et les Pays-Bas, moins touchés par le virus, rechignent à payer pour des Etats à qui ils reprochent leur indiscipline budgétaire pendant les années de croissance.
"Les pays du Sud ont l'impression que certains Etats, actuellement plus forts économiquement, vont utiliser cette crise pour l'être encore davantage. Et ceux du Nord pensent que leurs voisins du Sud vont profiter de la pandémie pour leur léguer le fardeau de la dette qu'ils ont contractée par le passé", résume un haut responsable européen.
La chancelière allemande, Angela Merkel, a promis hier, "dans un esprit de solidarité", des "contributions beaucoup plus importantes" de son pays au budget de l'UE, sur "une période limitée".
Mais elle a de nouveau exclu toute mutualisation des dettes nationales, réclamée, sous des formes variées, par Madrid, Rome - qui a depuis modéré ses attentes - et Paris, ce que l'on a souvent résumé par le terme de "coronabonds".
Coûts de la crise
L'intérêt de la mutualisation des dettes pour les pays du Sud de l'Europe, c'est de bénéficier des taux d'intérêt peu élevés des pays du Nord, afin de financer l'après-crise.
Preuve de leurs divergences, les 27 ne devraient même pas chercher à adopter une déclaration commune à l'issue de la visioconférence.
L'Elysée n'attend de toute façon pas d'accord avant l'été, jugeant d'abord nécessaire "une réunion physique des chefs d'Etat et de gouvernement", possiblement en juin.
Le président de l'Eurogroupe Mario Centeno a plaidé jeudi pour un fonds de relance "proportionnel aux coûts de la crise", "alimenté par le budget de l'UE" et qui garantisse "la solidarité avec les Etats membres les plus touchés". Et partant, préviendrait un éclatement de la zone euro (19 pays).
Si les dirigeants européens parviennent à s'entendre, mission pourrait être confiée à la Commission européenne de travailler rapidement sur cette idée.
"C'est la décision importante d'aujourd'hui : savoir si elle obtiendra le mandat et si la solution viendra de son budget" ou d'un autre outil inter-gouvemental, explique une source européenne.
L'exécutif européen devait présenter prochainement - initialement le 29 avril, mais la date semble désormais irréaliste - une proposition de budget européen pour 2021-2027, adapté à la crise et qui pourrait inclure un tel fonds. Ce budget doit en principe être adopté d'ici la fin de l'année, mais il divise là aussi les Etats membres, selon le même clivage Nord/Sud.
La pandémie a percuté de plein fouet les économies : l'UE, dont les populations sont confinées dans la plupart des pays, devrait enregistrer une chute record de son PIB de 7,1% cette année, selon les prévisions du FMI.
Et la crise qui menace les 19 pays de la zone euro risque d'être la pire de la courte histoire de la monnaie unique lancée en 1999.
Le cabinet Markit a annoncé hier un effondrement "sans précédent" de l'activité du secteur privé dans la zone euro en avril, sous l'effet des mesures prises pour enrayer l'épidémie.


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