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Djebel Oueslate: La montagne qui n'a pas encore divulgué tous ses secrets
Publié dans Le Temps le 05 - 07 - 2020

Beaucoup d'historiens et d'archéologues Tunisiens et étrangers parlent encore de cette montagne (895 mètres d'altitude) relevant administrativement de la délégation de Ain Jloula et qui surplombe également les délégations de Haffouz et d'Oueslatia.
Habitée, dans le lointain passé, par l'homme primitif, cette montagne a vécu des périodes fastes avant de connaitre la période la plus sombre de son histoire, celle de sa chute et la dispersion de ses habitants, en l'occurrence les « Ousseltias » en 1762 par les soldats de Ali Bacha pour avoir abrité et soutenu son propre petit-fils, Ismail Ben Younes, de 1759 à 1762. C'était après avoir brulé et détruit leurs villages, coupé et déraciné les milliers d'oliviers, humilié leurs femmes et violenté leurs enfants, réduits à l'esclavage. Comme le témoigne la célèbre chanson
«Na bekerti cherdet maa
el azaba»
(‘نابكرتي شردت مع العزابة )
Des paroles qui auraient été composées par une mère chagrinée après avoir perdu à jamais, sa fille dans cette adversité. Plus tard, elles seront interprétées par l'icône de la chanson tunisienne, feue Saliha.
Des traces de l'homme
primitif
Les archéologues qui se sont rendus dans cette région ont découvert des cavités préhistoriques dans différents endroits de cette montagne (Ain Khanfous, Oued Majel et Oued Chara plus particulièrement), abritant de magnifiques peintures rupestres qui ont fait de cette montagne la zone la plus riche en gravures rupestre du pays. Ces trésors qui méritent d'être constamment surveillés, continuent d'attirer spéléologues et curieux de tout bords. D'autre part, cette région d'une superficie ne dépassant pas les 135 kilomètres carrés a connu à l'époque Hafside une période prospère dans le domaine des cultures hydrauliques, surtout, avec notamment une exploitation intelligente des eaux des pluies (une pluviosité annuelle allant de 400 à 500 millimètres) pour l'irrigation des cultures en terrasses à savoir oliviers, pommiers, figuiers, vignes, caroubiers... qui continuent jusqu'à nos jours d'offrir d'excellentes récoltes à la population de cette région.
Colloque national
mémorisant la dispersion
des ‘Ousseltias'
C'est pour mettre en valeur cette richesse archéologique et écologique, qu'un colloque national, le premier du genre est organisé les 4 et 5 juillet. Il est consacré à ce djebel et surtout à la comémoration d'une période mouvementée, vécue par les anciens habitants de cette montagne.
Ce rendez-vous qui sera organisé sous les tentes, mettra également en exergue les réalisations hydrauliques effectuées par les Ousseltias dans leur djebel.
Yassine Oueslati, originaire de du gouvernorat de Siliana (un des descendants d'une tribu ayant été forcée de quitter leur djebel natal), initiateur et coordinateur de cette manifestation, dit à ce propos : « Etant issu de la tribu d'Ouled Ismail, dans la délégation de Gaafour du gouvernorat de Siliana, une tribu qui a été forcée comme toutes les autres de quitter le Djebel pour s'installer à Gaafour dans le gouvernorat de Siliana. Je me suis intéressé, depuis ma jeune enfance aux histoires racontées par les vieux du village à propos d'un djebel qui a connu son apogée avant de tomber dans l'oubliette de l'histoire. Il a ajouté : « Ce colloque organisé en collaboration avec des associations environnementales et touristiques actives dans les délégations d'Oueslatia, de Haffouz et de Ain Jloula, vise à faire découvrir l'histoire de ce Djebel, ses richesses archéologiques et les opportunités qu'il offre pour le développement du tourisme écologique de toute la région ».
Le programme de cette manifestation comprend un bouquet riche et varié alliant ateliers de travail, activités culturelles et environnementales (visites des nombreux vestiges préhistoriques jusque-là répertoriées dans ce djebel). Des communications seront présentées à cette occasion et des échanges seront animés par d'éminents spécialistes en la matière à l'instar des Dr Riadh Mrabet, Jaafar ben Nasr, Abdelhakim Abichou et Abelwahed Mokni auteur du livre ‘La dispersion des Ousseltias (Chatat Ahl Ousslet) de 1762 jusqu'au début du 20ème siècle'.
Un motel. Pourquoi pas ?
Certainement, la réalisation d'un motel dans ce Djebel, riche en histoire, qui accueillera les nombreux visiteurs dont notamment des spéléologues et des chercheurs, en fera un symbole de son renouveau, Quelques autres petits projets, à l'instar d' une huilerie artisanale qui triturera une production oléicole locale biologique d'une grande valeur nutritive et une exploitation judicieuse des nappes de romarins et d'autres plantes médicinales, des projets apicoles dans une région couverte d'une flore riche composée essentiellement de romarin, de marrube, de câpre, de thym, de caroubier. Une idée pour retenir les habitants des lieux et fera revivre leur histoire. Pourquoi pas ?!
N.K


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