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Trump accepte un second mandat pour le Parti républicain
Publié dans Le Temps le 28 - 08 - 2020

Dans une Amérique à fleur de peau, Donald Trump a accepté hier soir la nomination du Parti républicain pour un second mandat en se présentant comme l'unique rempart face au risque d'"anarchie".
A moins de 70 jours de l'élection, le discours du président américain, prévu en fin de soirée depuis les jardins de la Maison Blanche, clôture une convention républicaine organisé sous forme de show Trump, largement virtuel en raison du Covid-19.
Il intervient dans un contexte de superposition de crises - sanitaire, économique, sociale - et de tensions raciales qui rendent l'issue du scrutin du 3 novembre d'autant plus imprévisible.
Depuis plusieurs jours, la petite ville de Kenosha (Wisconsin), où un jeune Afro-Américain, Jacob Blake, a été grièvement blessé par des policiers, est le théâtre de manifestations et de violences.
"Je suis le seul rempart entre le rêve américain et l'anarchie, la folie et le chaos": si l'on se fie à ses déclarations de ces derniers jours, le 45e président de l'histoire devrait dresser le sombre tableau d'une Amérique sous la menace d'une présidence "socialiste".
Et se saisir du dossier pour attaquer son adversaire démocrate.
"La semaine dernière, Joe Biden n'a pas dit un mot sur le violence et la chaos dans lesquelles plongent des villes à travers le pays", a lancé mercredi soir, en guise de prélude, le vice-président Mike Pence depuis Baltimore.
Cette nouvelle mobilisation contre les violences policières et le racisme soulève cependant des questions délicates, pour Donald Trump comme pour Joe Biden.
Le milliardaire républicain, soucieux de galvaniser sa base électorale en martelant son soutien aux forces de l'ordre, n'a jusqu'ici jamais mentionné le nom de Jacob Blake.
L'ancien vice-président Joe Biden devra trouver le ton juste, sur fond de pressions contradictoires venues de sa droite et de sa gauche au sein de son propre parti.
S'il a condamné mercredi les "violences inutiles", il a aussi exprimé sa solidarité avec les manifestants et dénoncé une nouvelle fois le "racisme généralisé" qui mine la société américaine.
Largement devancé dans les sondages nationaux, donné battu dans de nombreux Etats-clés, Donald Trump répète que les enquêtes d'opinion ne reflètent pas l'état d'esprit de l'Amérique et se dit convaincu qu'il créera la surprise, comme en 2016.
La façon dont il abordera la pandémie du coronavirus dans son allocution sera scrutée avec une attention particulière.
Mardi soir, Melania Trump a faire preuve d'une empathie qui tranchait avec ses déclarations et a marqué les esprits.
"Depuis mars, nos vies ont radicalement changé", a-t-elle affirmé, prenant acte d'un choc que le président cherche en permanence à minimiser. "Je sais que beaucoup de gens sont inquiets, je veux que vous sachiez que vous n'êtes pas seuls", a-t-elle ajouté.
Mais, sur les trois jours écoulés, la grand-messe républicaine a largement passé sous silence cette pandémie qui a fait quelque 180.000 morts aux Etats-Unis.
Or les Américains n'apprécient guère la façon dont Donald Trump gère cette crise sanitaire sans précédent.
Selon la moyenne des sondages établie par le site FiveThirtyEight, 58,2% désapprouvent sa réponse face à la pandémie (38,7% approuvent).
Le sujet sera au coeur de l'intervention de Kamala Harris, colistière de Joe Biden, qui sera chargée de mener la contre-offensive côté démocrate. Elle s'exprimera quelques heures avant le discours de Donald Trump.
Le choix de la Maison Blanche, bâtiment fédéral chargé en symboles, pour un discours éminemment politique, au service d'un seul parti, a fait grincer des dents.
Mais l'ancien hommes d'affaires de New York, qui a balayé d'un revers de manche les questions éthiques soulevées par ses détracteurs, est ravi de son choix.
"C'est un lieu où je me sens bien, c'est un lieu où le pays se sent bien".


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