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Laisser ouvert et fermer à la fois, et gare à botter en touche !
Publié dans Le Temps le 30 - 10 - 2020

p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le Temps - Raouf KHALSI p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"S'étendre en interprétations, en spéculations tout en faisant dans le sarcasme malvenu à propos du timing du communiqué de la présidence du gouvernement inhérent aux nouvelles mesures, c'est déjà -reflexe récurrent- s'accrocher à la forme et occulter le fond. Il faut bien que nous comprenions, nous autres Tunisiens, que la Tunisie n'est pas la France. Avec tous ses moyens, tout son budget, toute sa « légendaire » logistique sanitaire, le Président Macron a bien admis ne pas avoir vu revenir le monstre, ni prévu la dimension de cette nouvelle vague dévastatrice de la pandémie. Et voilà que les autorités françaises optent pour le confinement général tout en relançant les mesures d'accompagnement et d'appuis sanitaires et sociaux qu'induit cette recrudescence de la pandémie. Existe-t-il un lieu de comparaison entre nos moyens et le potentiel de la France ?
Nous parlons de la France parce qu'à 20 heures, avant-hier, grand nombre de Tunisiens étaient branchés sur les chaines françaises pour voir quelles mesures seraient annoncées par Macron. Et, usant de sarcasmes morbides, les activistes de la toile ont posté des propos plutôt dégradants: selon eux, et ils sont nombreux, Méchichi aurait attendu d'écouter Macron pour le « copier ». Burlesque !
Scientifiques et politiques du même côté, mais pas du même bord !
Or, si la réunion à la Kasbah a pris un rythme marathonien, c'est qu'il s'agissait de cerner, d'identifier les secteurs d'activité qui feraient l'objet d'un confinement ciblé. Quelque part aussi, il fallait tout aussi harmoniser les positions rigoristes du comité scientifique anti-Covid et l'obligation de maintenir l'activité économique, le fonctionnement de l'administration et le minimum d'oxygène pour les besoins sociaux, et tout cela repose sur les épaules du gouvernement. On sait que, partout dans le monde, les schémas de pensée des scientifiques ne sont pas vraiment en symbiose avec ceux des gouvernants. On l'a d'ailleurs vu avec la polémique soulevée par l'option au recours à l'hydroxy-chloroquine prônée par le Professeur Didier Raoult et qui a finalement été rejetée par le gouvernement français lequel s'est, en l'occurrence, rangé du côté des scientifiques opposés à la thèse de Raoult.
Or, le comité scientifique de chez nous reste dans la logique de la sensibilisation et, si griefs il formule, cela tient au manque de célérité des pouvoirs publics et, avouons-le, l'indolence face à la désinvolture de nos concitoyens et le peu de cas fait des mesures préventives. Et, d'ailleurs, on réalise de plus en plus que le martellement systématique de Nissaf Ben Alaya est devenu contre-productif à force d'être rébarbatif.
Dans une très récente interview à notre confrère « Al Maghreb », Faouzi Mehdi, ministre de la Santé s'est plutôt largement étalé sur les 60% de Tunisiens qui ne respectent pas les mesures de prévention et de distanciation sociale. Du moins, il a glissé une information pas vraiment partagée par le comité scientifique. A savoir que, selon lui, « la courbe épidémique n'a pas atteint son pic », et cela même avant que Fayçal Ben Salah, Directeur général de la Santé, ne déclare, avant-hier, dans une conférence de presse que nous sommes déjà « en plein dans la quatrième vague ».
Du moins, il a parlé de l'éventualité d'un confinement ciblé, écartant toute spéculation sur l'éventualité d'un retour au confinement général, option dangereuse pour les marqueurs sanitaires eux-mêmes. Finalement, les mesures décrétées par le Chef du gouvernement se sont révélées en harmonie avec les recommandations du comité scientifique et du ministère de la Santé d'une façon générale. Mais il s'en dégage un arrière-goût d'inachevé : les scientifiques et le gouvernement sont bien du même côté, mais pas forcément du même bord.
Le gouvernement plutôt handicapé
par la bureaucratie
Les mesures annoncées pourraient s'identifier à un non-évènement. D'aucuns affirment qu'il s'agit plutôt de « mesurettes ». Il y a aussi les maximalistes de tout bord qui déclarent que seul le confinement général cassera la courbe exponentielle de l'épidémie. Soit. Sauf que le gouvernement est dans le dilemme consistant à laisser ouvert et à fermer à la fois. Fermer comme cela a été le cas lors de la première vague ? Il en a résulté un déficit monstrueux accentuant le déjà abyssal creux budgétaire et, surtout, surtout, 200 mille nouveaux chômeurs et près de 100 mille PME ayant mis la clé sous la porte. Quant aux aides sociales, on sait ce qu'il en fut.
Par ailleurs, imputer le retour dévastateur du Covid-19 à la seule péremptoire indiscipline de nos concitoyens, renvoie une mauvaise image de ce que puisse être normalement le rapport gouvernants/gouvernés. En d'autres termes, à défaut de chef de guerre, il nous faut un Etat fort. Or, avec ce système de gouvernance, avec ce régime hybride, avec la dispersion au niveau de l'épicentre de la décision souveraine, les institutions de l'Etat manquent d'homogénéité. Et c'est le cas depuis déjà un peu moins d'une décennie. Les antagonismes politiques et, même, politiciens sont en train de supplanter l'essentiel en cette situation jamais vécue par le pays et par la planète toute entière.
Nous l'avions analysé à plusieurs reprises dans notre journal : le Covid-19 aura au moins servi de révélateur, de marqueur de tous les avatars structurels du pays. Maintenant, c'est le gouvernement Méchichi qui en hérite.
Or, les exigences premières, en l'état actuel des choses et au nom du droit humain à la vie, le gouvernement doit, et très vite, assurer tous les moyens de limiter l'ampleur de cette horreur.
Maintenant, on s'achemine vers la saturation au niveau des hôpitaux. La Santé publique manque cruellement de lits de réanimation et de tout le dispositif en respirateurs. Que faire alors ? Se résigner au scénario italien où un praticien se retrouve à devoir choisir qui secourir et qui laisser mourir ?
Labyrinthes bureaucratiques
Le Comité scientifique et tous les chefs de services dans nos hôpitaux déplorent le manque de praticiens, et surtout le manque de médecins anesthésistes et réanimateurs, tout autant que le manque de personnel paramédical.
Hichem Méchichi a promis des recrutements. Sauf qu'il est tenu de respecter et de se plier aux pesanteurs bureaucratiques, parce qu'aucun médecin universitaire ne se contentera d'un CDD de six mois de durée. Méchichi a aussi parlé d'acheter des lits de réanimation et de respirateurs. Oui, mais il est tenu de parcourir les labyrinthes bureaucratiques au niveau des appels d'offres.
Peut-être, la mesure annoncée-la plus importante en fait- consistant à faire en sorte que tous les achats relatifs au Covid-19 ne soient plus régis par l'arrêté relatif aux marchés publics et qu'une commission spéciale au ministère de la Défense nationale présidée par le Directeur général de la Santé militaire s'en occupe, représente un début de solution. Mais ce recours est symptomatique des freins entravant l'action du gouvernement. Disons que ce recours à une instance militaire est inspiré par un souci de transparence. Mais il n'y pas que cela. Il y a les médicaments qui manquent, il y a aussi l'idée d'impliquer les cliniques privées dans la prise en charge des Covid-19 sur les frais de l'Etat...Où trouver ces fonds, dès lors que la BCT s'est raidie et qu'il est plus que jamais difficile de contracter des emprunts auprès du marché interne.
Or, il y a une question toute simple : où sont passés les fonds récoltés lors de la première vague, tant au niveau du 1818 qu'à celui des enveloppes venant de l'étranger et des institutions internationales ?
Cette question, il faut la poser au gouvernement précédent.
Dilemme donc. Peut-être aussi l'impasse. Mais que tout ce beau monde ne se résigne pas à botter en touche !
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