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Des œuvres pour le renforcement de la liberté, la démocratie et l'Etat de Droit
La Fondation Allemande Hanns Seidel fête ses vingt années au Maghreb
Publié dans Le Temps le 08 - 03 - 2008


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Dr. Peter Witterauf, Directeur Général de la Fondation : « le partenariat facilite le transfert du savoir, renforce les structures sociétales et répand la paix et la prospérité ».
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Dr. Jürgen Theres, Délégué régional pour le Maghreb : « Nous accompagnons les projets de l'administration et de la société civile pour la modernisation des institutions et le renforcement de l'Etat de droit»
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M. Jamil Hayder, Chef du projet Tunisie : « Nous ciblons l'enseignement supérieur et, surtout, les jeunes universités de l'intérieur pour aider à une meilleure préparation académique et civique de l'élite de demain »
La Fondation Allemande Hanns Seidel fête, cette année, le 20ème anniversaire de sa présence au Maghreb. Elle collabore en Tunisie avec plusieurs partenaires dans l'administration et la société civile dont notamment : le Centre de Formation et d'Appui à la Décentralisation, rattaché au ministère de l'Intérieur et du Développement local, les facultés de Droit, des sciences politiques et économiques de Tunis, Jendouba, Sousse et Sfax, ainsi que des associations académiques à caractère juridique et économique comme les Associations Tunisiennes de Droit constitutionnel « ATDC », Sciences politiques « ATSP », Droit administratif « ATDA », Droit international et transnational « ATDIT » et l'Association des Economistes Tunisiens « ESECTU ».
Ce 20ème anniversaire de la Fondation Hanns Seidel a été l'occasion de la 1ère visite en Tunisie de son Directeur Général. Ainsi, le Dr. Peter Witterauf est venu partager cet évènement avec les membres et les partenaires de la Fondation. Le Temps a échangé quelques propos avec lui, ainsi qu'avec le délégué régional pour le Maghreb, le Dr. Jürgen Theres, et le chef du projet Tunisie, M. Jamil Hayder.
Dr. Peter Witterauf, Directeur Général de la Fondation : « le partenariat facilite le transfert du savoir, renforce les structures sociétales et répand la paix et la prospérité ».
Le Temps : Comment vous définissez les axes de votre politique régionale ?
Dr. Peter Witterauf : Nous avons des intérêts dans les régions où on s'engage. Mais, nous devons faire avec les réactions et les législations de l'administration locale. Il y a ceux qui ne veulent pas de notre présence et de notre coopération. Pour le Maghreb, c'est notre voisin et nous avons des intérêts communs. Nous voulons vivre en paix et soutenir les efforts de développement de cette région, tout comme les autres régions comme l'Afrique du Sud et l'Asie. Cette coopération s'installe en synergie avec l'administration locale.
. Et cette spécialisation dans l'action avec l'université, d'où est-ce que vous la tirez ?
- Nous venons de la Bavière et nous considérons que la formation est très importante. Notre intérêt pour l'université vient du fait que la Tunisie est un pays qui ne dispose pas de ressources naturelles. Donc, la promotion des ressources humaines est très importante pour ce pays. En plus, il ne faut pas oublier que nous avons une très forte coopération économique avec la Tunisie. Il y a des échanges commerciaux importants et on a intérêt à ce que ce partenaire développe ses structures pour permettre un meilleur champ de développement économique.
. Quel est l'apport de cette coopération ?
- Il est clair que le monde contemporain évolue vers la spécialisation. Donc, il faut développer les ressources humaines. C'est pourquoi, tout le monde investit dans l'université et l'enseignement supérieur. Mais, cette formation universitaire doit être orientée suivant les besoins de l'économie en cadres. Dans cette logique, nous soutenons les programmes qui renforcent cette orientation de synergie entre l'université, les besoins de l'économie et le marché de l'emploi. L'université permet une meilleure offre sur le marché de l'emploi qui soit plus adaptée à ses besoins. Pour nous, le partenariat doit servir de vecteur de transfert du savoir. Il permet de renforcer les structures de la société et de développer la culture de la paix et de la prospérité.

Dr. Jürgen Theres, Délégué régional pour le Maghreb : « Nous accompagnons les projets de l'administration et de la société civile pour la modernisation des institutions et le renforcement de l'Etat de droit»
Le Temps : Quels sont les axes de votre action en Tunisie ?
Dr Jürgen Theres : Nous travaillons, essentiellement, avec l'université sur des objectifs comme l'Etat de Droit, la démocratie plurielle, le développement local, etc... Ce sont des thèmes très abstraits et à longs termes. Les changements se décèlent progressivement. En plus, la réussite ne dépend pas uniquement des actions que nous soutenons. Nous offrons de l'aide à nos partenaires pour qu'ils réussissent dans leurs objectifs. Leur réussite est la nôtre. Elle va contribuer à renforcer la coopération entre le Maghreb et l'Union Européenne.
. Quelles sont vos constatations au bout de 20 ans de présence ?
- Vous savez ! Lorsque nous sommes venus ici, les universitaires maghrébins ne se connaissaient pas entre eux. Ils connaissaient ceux de l'Europe. Le partenariat Sud-Sud était pratiquement absent. Donc, nous enregistrons cette réussite d'avoir instauré une liaison entre les pays du Maghreb. Les universitaires se connaissent, désormais. Les problématiques posées sont, conjointement, débattues. Des débats se sont installés sur les diverses législations. Des études sont disponibles et elles peuvent servir pour l'administration. Car, nous instruisons un ouvrage suite à chaque manifestation.
M. Jamil Hayder, Chef du projet Tunisie : « Nous ciblons l'enseignement supérieur et, surtout, les jeunes universités de l'intérieur pour aider à une meilleure préparation académique et civique de l'élite de demain »
Le Temps : Quelle procédure adoptez-vous pour la réussite des programmes de la Fondation ?
Jamil Hayder : Nous accompagnons les projets de l'administration et de la société civile pour la modernisation des institutions et le renforcement de l'Etat de Droit. Ce sont des programmes tracés par l'administration et les organisations de la société civile. Nous n'intervenons pas sur leurs choix. Nous respectons leur indépendance et leur autonomie. Notre marge de manœuvre se limite au choix des thèmes que nous parrainons et c'est à ce niveau que nous soutenons les projets qui vont dans le sens du renforcement de l'Etat de Droit et qui aident à développer les collectivités régionales. D'ailleurs, nous ciblons l'enseignement supérieur et, surtout, les jeunes universités de l'intérieur pour aider à une meilleure préparation académique et civique de l'élite de demain.


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