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Bac plus sévère = Bac plus performant
Enseignement - Le niveau des bacheliers baisse ...
Publié dans Le Temps le 10 - 02 - 2007

- « Une note éliminatoire pourrait se limiter aux matières de base pour garantir un minimum de niveau. » proposent quelques experts des sciences de l'éducation.
Les interrogations du monde des sciences de l'éducation se succèdent sur le mode actuel du décompte de la moyenne de réussite au baccalauréat. Selon plusieurs spécialistes, parmi eux, : « les statistiques montrent clairement que c'est l'enseignement privé qui est en train de « détourner » ce bonus de 25 % de son objectif initial.
Le contraste existant dans le privé entre les moyennes des candidats admis, durant l'année scolaire, et celles du concours, laisse perplexe. Et il n'est pas admissible d'ignorer ce constat. Il faudrait donc penser à des retouches qui pourraient accompagner la prochaine réforme du baccalauréat, encore en gestation. Il serait souhaitable d'instruire, durant les mois à venir, un large débat de spécialistes en guise de bilan de ce fameux bonus de 25 %. Les conclusions serviraient inévitablement l'objectif de la qualité.».
La problématique est intéressante. Son analyse nécessite un aperçu, basé sur des statistiques, de la situation actuelle. Un recours à des experts pourrait laisser entrevoir des esquisses de solutions.

L'état des lieux
Le passage en revue des résultats du baccalauréat de ces dernières années montre que les candidats des lycées libres sont les principaux bénéficiaires du bonus de l'introduction de la moyenne en cours d'année dans le décompte final du baccalauréat. Et de quelle manière ! Leurs moyennes durant l'année scolaire sont excellentes. La majorité écrasante des élèves méritent de faire partie des classes « étoile ». Leurs moyennes oscillent généralement entre 13/20 et 17/20. Pourtant, rares sont ceux qui parviennent à obtenir la moyenne au concours. D'ailleurs, lors de la première session, et même avec les 25% du bonus et 15/20 de moyenne annuelle, ils n'atteignent même pas les 08/20, nécessaires (avec l'aide du bonus) pour réussir. Car, pour cette catégorie d'élèves, 08/20, ce n'est pas une mince affaire! Seule une minorité, parmi eux, y parvient. La majorité n'accède ni à la moyenne exigée ni aux conditions de rachat (09/20 dans les matières de base). Par contre, lors de la session de contrôle, les normes de rachat deviennent plus souples. Il suffit pratiquement d'avoir une moyenne générale au bac de 09/20 (avec le bonus !). Et là, le taux de réussite grimpe sensiblement.
D'ailleurs, ce constat a encouragé plusieurs élèves à migrer des établissements étatiques vers des lycées privés. Notamment, ceux qui ont redoublé en 3ème année (pré-bac) et même, quelques élèves admis en classe de bac et qui ne sont pas suffisamment sûrs de leur chance de réussite. Ils savent que dans les établissements étatiques, ils ne peuvent nullement bénéficier de largesse dans le mode de notation. Les statistiques montrent que dans les lycées étatiques, les moyennes du concours sont généralement supérieures à celles de l'année scolaire. Leurs taux spécifiques de réussite au bac n'ont évolué durant les cinq dernières années que de 40 % (de près de 50 % à 70 %) ; alors que dans les établissements privés, ces taux ont connu une croissance supérieure à 300% (de moins de 3 % à plus de 10 %). Ces chiffres sont, en eux-mêmes, des interrogations qui appellent à des réponses. Selon un inspecteur de l'enseignement secondaire : « Il est temps d'en dresser le bilan. Il paraît que ce bonus de 25 % a abouti à une situation de « deux poids, deux mesures » ! Or, un concours national est censé être égalitairement normalisé. »

Interprétation
De l'avis de tous, un bilan est nécessaire. D'ailleurs, un groupe d'inspecteurs affirme : « Ce n'est pas facile qu'un élève quitte volontairement son lycée étatique. Il va, d'une part, payer mensuellement un montant respectable pour ses études, et, d'autre part, il va devoir s'adapter à une nouvelle ambiance de travail, plus libérale. Pourtant, certains élèves le font et gagnent à l'échange. Alors qu'ils étaient redoublants en 3ème année, les lycées libres les intègrent en 4ème année. Le mode de notation est très large. Ils obtiennent de très hautes moyennes en cours d'année qu'ils fructifient dans le décompte final. Etant des élèves tout juste moyens, ils travaillent durement certes pour parvenir à la barre de 8/20. Et avec le tremplin du bonus de 25 %, ils ont le bac en poche. D'ailleurs, c'est la faiblesse des élèves qui explique que les taux finaux ne dépassent pas 20 % malgré les moyennes astronomiques du cours de l'année. Donc, qu'on le veuille ou non, ces résultats suscitent des ambiguïtés. Mais, et en agissant dans le sens du renforcement des acquis, autant il nous fait plaisir que tout candidat puisse réussir son baccalauréat, autant il faut tenir à l'image de marque des diplômes nationaux tunisiens. Il faudrait donc instaurer des « garde-fous » pour palier à cette « déviation » des 25 % de leur objectif original. D'ailleurs, la proposition du mode de la note éliminatoire pourrait présenter une solution. Elle ne sera appliquée que pour les matières de base. Elle donnera toutefois une appréciation édifiante de la valeur d'un élève. A titre d'exemple, 07/20 pourrait être envisagée dans les matières de base et elle ne saurait constituer un handicap insurmontable ; surtout si l'on applique le système du « sup. » ( on choisit la note supérieure) entre les notes des deux sessions pour ne pas réduire la chance des candidats admissibles. En effet, il serait vraiment invraisemblable qu'un futur étudiant rate lamentablement ses matières de base pour les deux sessions. Il ne saurait être non plus tolérable que des bacheliers tunisiens aillent encore à l'étranger avec des niveaux très approximatifs. On ne voudrait nullement voir ces bacheliers passer des tests d'évaluation de leurs acquis scientifiques, comme ce qui s'est déjà passé avec la langue française. En effet, tout candidat aux études dans les universités françaises doit justifier au moins d'un niveau B2 en Français. Donc, il est tenu de réussir obligatoirement son test pour avoir son visa d'études. Cette décision a été prise en réaction à la dégradation constatée du niveau de la langue française chez les étudiants tunisiens. Il faudrait donc que le tir soit rectifié avant de subir des réactions semblables pour les sciences fondamentales.»
Un large débat autour de cette problématique, et réunissant toutes les composantes de la scène éducative, serait vraiment souhaitable.


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