Au Club Africain, on se plaint du manque d'attaquants et la titularisation de Borhène Ghannem en pointe est la parfaite illustration des difficultés rencontrées par Ben Chikha pour aligner une formation homogène. Cette situation est la conséquence de plusieurs raisons et nous pensons surtout à la qualité des étrangers recrutés par les dirigeants clubistes. A propos de recrutements, la question qui nous vient à l'esprit concerne la commission technique qui n'aurait, selon les dires de personnes au fait du quotidien clubiste, aucun droit de regard sur le recrutement de joueurs étrangers. Les Bassem Mehri, Hassen Khalsi et Néjib Ghommidh ne peuvent et ne doivent s'occuper que des autochtones. Le recrutement avorté du Malien Sheïkh Omar Dabo qui militait en Algérie et a évolué lors de l'exercice écoulé au Havre le prouve. Dabo qui était prêt à passer au parc A a finalement trouvé preneur et portera cette saison le maillot de Niort. Autre cas de recrutement avorté, celui d'un autre Malien qui était libre de tout engagement il y a de cela quelques semaines. C'est un jeune attaquant de 19 ans à qui on a laissé le temps de signer avec le Réal de Bamako. Et pourtant, il s'est entraîné sous la férule de Ben Chikha pendant presque trois semaines. Le technicien clubiste aurait même été séduit par les qualités du Malien ainsi que les membres de la commission technique. Des négociations ont eu lieu avec le président du Réal Bamako et un terrain d'entente aurait même été trouvé pour la signature d'un contrat avec Mohamed Traoré. Alors qu'on s'acheminait vers l'officialisation du transfert, les dirigeants clubistes ont fait marche arrière et ont tout annulé. Nous avons voulu en savoir plus mais l'agent du joueur n'a rien voulu nous dire à ce sujet. Par contre, nous savons que l'éventuel passage de Traoré au Club Africain ne l'aurait pas ruiné et on parle d'une somme plus que raisonnable pour ne pas dire dérisoire. Une chose est sûre : pour refaire une saison comme celle de l'année dernière, il faut une attaque qui pète le feu et ce ne sont pas les fers de lance actuellement à la disposition de Ben Chikha qui nous feront dire le contraire. D'ailleurs, ils passent plus de temps à se faire soigner qu'à jouer au football. Ceci nous amène à penser à l'hygiène de vie des joueurs et là, c'est une toute autre affaire...