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Robert B. Zoellick, président du groupe de la Banque mondiale, plaide pour un multilatéralisme moderne
Face à la crise financière
Publié dans Le Temps le 08 - 10 - 2008

« Les événements du mois de septembre pourraient complètement changer la donne pour de nombreux pays en développement...Nous courons le risque de voir resurgir l'inflation, des crises de la balance des paiements et des restrictions budgétaires »
Septembre a été un mois difficile d'une année marquée par l'instabilité. L'effondrement des marchés des capitaux, du crédit et du logement. Les tensions persistantes exercées par la cherté des denrées alimentaires et des combustibles. Les anxiétés suscitées par l'économie mondiale.
Au cours de l'année passée, la plupart des pays en développement ont affiché une robuste croissance malgré un contexte turbulent. Mais les progrès ne profitent pas à tous. La flambée des prix des denrées alimentaires et des combustibles fait tomber les plus vulnérables dans une zone dangereuse.
Les événements du mois de septembre pourraient complètement changer la donne pour de nombreux pays en développement. Une chute des exportations ainsi que des entrées de capitaux provoquera un fléchissement des investissements. Le ralentissement de la croissance et la dégradation des conditions financières, conjuguée à un resserrement monétaire, entraîneront la faillite d'entreprises et créeront peut-être des situations d'urgence dans le secteur bancaire. Pour certains pays, ces dérapages seront les précurseurs de crises de la balance des paiements. Comme c'est toujours le cas, ce sont les plus pauvres qui sont les moins à même de se défendre.
Nous ne pouvons pas revenir sur le processus de mondialisation. Nous ne pouvons pas non plus laisser la crise nous faire oublier les opportunités futures.
Nous devons tirer les leçons du passé pour construire l'avenir. Nous devons moderniser le multilatéralisme et les marchés pour appuyer une économie mondiale en mutation.
La hausse des prix pourrait faire retomber dans la pauvreté une centaine de millions de personnes dans les pays en développement. Nous courons le risque de voir resurgir l'inflation, des crises de la balance des paiements et des restrictions budgétaires.

Le multilatéralisme et les marchés traversent une sombre période.
Les sociétés et les marchés des capitaux privés continueront d'être les principaux moteurs de la croissance et du développement dans le monde. Toutefois, les systèmes financiers du monde développé, en particulier aux Etats-Unis, ont révélé des failles béantes après avoir subi des pertes colossales.
L'architecture internationale conçue pour faire face à ces situations craque et gémit sur ses fondations. La transformation peut être la plus frappante par rapport à ce que j'ai pu observer dans les années 80 lorsque j'étais au Trésor des Etats-Unis est la perte d'influence du G-7. Celui-ci jouait autrefois un rôle précieux de coordination des politiques, concrétisé, notamment, par les accords du Plaza et du Louvre. Mais les sommets économiques accordent de longue date la priorité au protocole plutôt qu'à l'action publique.

Un nouveau réseau multilatéral pour une nouvelle économie mondiale
Alors même que les Etats-Unis et le monde s'évertuent à sortir de la crise actuelle, il nous faut contempler un avenir plus lointain : nous avons besoin d'un nouveau réseau multilatéral pour servir une nouvelle économie mondiale.
Le nouveau multilatéralisme doit respecter la souveraineté nationale, tout en reconnaissant que de nombreux problèmes ne s'arrêtent pas aux frontières nationales.Le nouveau réseau multilatéral doit être pragmatique. Sa mission fondamentale consiste à promouvoir la coopération en encourageant les intervenants à échanger leurs vues sur des questions d'intérêt, nationales et internationales. Souvent, le simple fait de partager des informations marque un pas en avant.
Nous avons vu le côté sombre de la mondialisation. Il nous faut maintenant en promouvoir les aspects positifs. Cet effort devra commencer ici même. L'an prochain, les Etats-Unis s'emploieront activement à remettre en ordre le système de réglementation et de supervision financière qui a failli à sa mission. Les procédures de compensation et de règlement devront être améliorées. Les règles en matière de transparence, de capital, d'effet de levier, de comptabilité, et surtout maintenant, de liquidité, doivent être modernisées.
Nous devons nous demander pourquoi un aussi grand nombre d'institutions assujetties à une réglementation et une supervision rigoureuses se sont fourvoyées.
Les ondes de choc nées de la crise financière qui a éclaté en septembre aux Etats-Unis se propagent à travers l'économie mondiale. La dure réalité est que les pays en développement doivent se préparer à une chute des échanges, des apports de capitaux, des envois de fonds des travailleurs émigrés et des investissements domestiques, ainsi qu'à un ralentissement de la croissance.
Les pays dont la situation budgétaire et la balance des paiements sont solides doivent être encouragés à relancer la demande intérieure par la consommation et l'investissement. Mais il en est d'autres qui ont une marge de manœuvre budgétaire limitée, des déficits courants hasardeux, des problèmes de balance des paiements ou un secteur financier en danger, ou qui sont confrontés à ces quatre difficultés à la fois. @Les circonstances nous imposent de moderniser le multilatéralisme et les marchés.


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