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Une fatwa déconseille à El Béchir de quitter le Soudan
Darfour
Publié dans Le Temps le 23 - 03 - 2009

La situation humanitaire se dégrade dans les camps de réfugiés
Le Temps-Agences - e Conseil des oulémas soudanais a invité le président Omar Hassan El Béchir à renoncer à assister au Sommet de la Ligue arabe prévu le 30 mars au Qatar, rapporte la presse locale.
Le chef de l'Etat, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt émis le 4 mars par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes de guerre au Darfour, risque l'interpellation hors des frontières soudanaises.
Khartoum a fait savoir qu'il avait la ferme intention de braver ce mandat d'arrêt pour se rendre à Doha et a accepté l'invitation des autorités qataries. Plusieurs hauts fonctionnaires ont toutefois émis des doutes quant au bien fondé de ce déplacement, ouvrant la voix à une volte-face.
Il est "inenvisageable pour vous de voyager pour cette mission, que d'autres peuvent accomplir à votre place", dit le Conseil des oulémas dans sa fatwa.
"Vous n'êtes pas sans savoir que l'ennemi rôde autour de vous, de votre pays et de votre religion", ajoutent les dignitaires, qui jouissent d'une grande influence.
Le Qatar, qui n'est pas signataire des statuts de la CPI, n'est pas tenu de procéder à l'arrestation de Bachir s'il se rend dans l'émirat.
Le gouvernement respecte l'avis des oulémas mais n'est pas tenu de le suivre, a rappelé un porte-parole de la présidence interrogé par Reuters.
"Il est trop tôt pour dire si le président va se déplacer (...) Cette décision sera prise au plus haut niveau", a-t-il ajouté.
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La situation humanitaire se dégrade dans les camps de réfugiés
Le Temps-Agences - Chaque jour, un camion militaire livre des cargaisons d'eau dans le camp de Zamzam. Ce n'est pas le travail de la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour, mais après l'expulsion des organisations humanitaires, la MINUAD contribue à combler les manques laissés par leur départ.
Le réseau d'aide humanitaire, désormais décapité, avait une importance vitale pour les habitants du Darfour, où six années de conflit ont fait 2,7 millions de déplacés et 300.000 morts.
Avant même l'ordre d'expulsion donné par Khartoum, les organisations humanitaires avaient du mal à gérer l'afflux de personnes déplacées. Le mois dernier, la population du camp de Zamzam avait presque doublé, avec 37.000 nouveaux arrivants.
Désormais, il y a moins de centres médicaux, moins de bras pour aider à construire des abris ou distribuer l'aide. La violence risque de se développer, comme samedi lorsque des hommes armés ont pillé l'entrepôt de l'une des organisations expulsées, Oxfam, dans un autre camp du Darfour, Al-Salam.
L'expulsion de 13 ONG internationales et trois autres associations soudanaises a été ordonnée par mesure de rétorsion contre la décision, annoncée le 4 mars par la Cour pénale internationale (CPI), de délivrer un mandat d'arrêt à l'encontre du président Omar el-Béchir, accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis au Darfour.
Les groupes expulsés représentaient environ 40% du personnel humanitaire dans la région. Ceux qui sont restés sur place ont prévenu qu'une crise très grave risquait de survenir d'ici quelques mois, avec la détérioration des conditions sanitaires et l'émergence d'épidémies.
Le gouvernement soudanais estime que ces avertissements sont "prématurés", affirmant pouvoir gérer la situation humanitaire avec l'aide des agences des Nations unies et des organisations restées sur place.
Dans le camp de Kalma, dans le sud du Darfour, les réfugiés ont empêché l'entrée des responsables médicaux soudanais et des organisations humanitaires autres que celles qui ont été expulsées, malgré une épidémie de méningite.
L'eau reste la principale inquiétude dans le camp de Zamzam. Avec l'aide de l'UNICEF, le Fonds de l'ONU pour l'enfance, une agence gouvernementale a foré 40 puits mais ces efforts sont insuffisants, de nouveaux réfugiés arrivant sans cesse. Les soldats de la MINUAD apportent sur place 45.000 litres d'eau chaque jour.
L'hôpital permanent du camp est fermé et le centre de soins mobile du gouvernement n'arrive pas à répondre à toute la demande.
Les organisations humanitaires craignent un retour en arrière, après les récentes améliorations en matière de nutrition et de prévention des épidémies, en particulier avec le retour de la saison des pluies en juin. L'été dernier, pour la première fois, aucun cas de choléra n'avait été décelé. Mais avec le changement de situation, l'épidémie risque de resurgir.


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