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...Regardons plutôt nos trottoirs
Environnement : Vues du ciel et sur les cartes postales nos villes sont féeriques
Publié dans Le Temps le 04 - 04 - 2009


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Les conteneurs, c'est pour les -gens bien-
Qu'elles sont belles nos villes quand on les filme depuis le ciel ! Vues de là-haut, elles n'ont pas leurs pareilles dans le monde.
Sur Tunisie 7, on diffuse avant le début des programmes du matin un magnifique kaléidoscope des grandes cités tunisiennes et devant une telle splendeur vous ne pouvez que souscrire au fameux slogan « souriez, vous êtes en Tunisie ! »Seulement, et c'est là où ça désole, vous pouvez sourire pour tout autre chose : car les cartes postales que la télévision montre ne nous sont pas destinées, à nous autres Tunisiens qui savons pertinemment ce que les spots touristiques occultent et qui avons rarement la chance d'observer notre pays depuis le ciel.

De qui se moque-t-on ?
Nous savons, en effet, que les images télévisées ne montrent pas les quartiers qui transforment leurs trottoirs en décharges publiques tolérées et leurs espaces verts en étables. Le caméraman de la télé ne peut pas voir de là où il se trouve que les municipalités oublient d'installer des poubelles et des conteneurs là où il en faut.
Dans les villes les plus propres, ces récipients ne sont pas disponibles partout et l'on vient nous parler après cela de savoir trier les ordures et de les jeter dans le conteneur qui convient. De qui se moque-t-on ? Qu'on nous donne d'abord le conteneur, nous verrons après ce que nous y mettrons. L'autre jour, encore sur Tunisie 7, on montrait des gosses très mignons se perdre en conjectures quant à l'endroit où ils doivent jeter les piles inutilisables. Chacun y allait de son hypothèse jusqu'à ce qu'une voix immanente est venue leur expliquer que là où ils se trouvent, on a placé des poubelles spécialement conçues pour cet emploi. C'est alors qu'on nous montra des conteneurs cylindriques hauts en couleurs, d'un design futuriste et trois fois plus propres que les enfants qui parlaient quelques secondes auparavant. Nous les aurions aisément pris pour des œuvres d'art exposées à l'entrée du magasin où le spot fut tourné et aurions tout de suite pensé à en demander le prix aux vendeuses du coin. Eh bien, non ! C'étaient des poubelles pour les piles et pour nous protéger des irradiations qui nuisent à notre santé et mettent en danger notre vie.

La poubelle invisible
Quel dommage qu'il n'en existe qu'à la télé, parce que de tels objets si indispensables -au dire de la voix immanente de tout à l'heure- nous ne les voyons que sur le petit écran. Nous habitons à El Ouardia et n'en avons jamais rencontré dans les parages, ni même au centre-ville. Dieu sait pourtant combien de piles attendent chez nous d'être jetées dans la poubelle qu'il faut. Faut-il prendre le métro, le bus, le taxi et pourquoi pas le train ou l'avion pour trouver ces récipients spéciaux dans une cité huppée de la capitale, ou dans un grand supermarché de la banlieue ou dans les zones touristiques 5 étoiles de Sousse, Hammamet et Jerba? Qu'on nous en indique l'emplacement au moins pour ne pas voyager aussi loin sans résultat. Le décalage entre ce que l'on montre à la télé et ce qui existe dans la rue est si flagrant que nous en sommes arrivés à cette conviction que les « faiseurs » de spots pour la protection de l'environnement se trouvent en permanence sur un nuage, là-haut à bord de l'avion qui filme la Tunisie du ciel et d'où personne ne peut distinguer les ordures et les dépotoirs des villes. Nous aimerions tant qu'ils descendent un moment sur terre juste le temps de constater avec nous que les poubelles dont ils parlent n'ont pas encore atterri sur le sol de toutes les agglomérations urbaines et que seuls quelques privilégiés y ont accès.

La poubelle en héritage !
Dans quel monde sommes-nous ? Le piston même pour les poubelles ! Nous nous voyons déjà dans le bureau d'un haut responsable de nos connaissances en train de solliciter son intervention pour que l'on plante un conteneur fixe et inamovible devant chez nous. Ou bien en train de payer un pot à un ami influent pour qu'il nous offre en cadeau de fin d'année une de ces merveilles esthétiques où les « gens bien » jettent leurs piles ! Il faudrait peut-être penser à privatiser le commerce et la distribution de ces récipients : chacun aura ainsi la possibilité de disposer d'un conteneur à lui seul et aux membres de sa famille, l'objet pourra figurer également parmi les biens que l'on peut léguer à ses héritiers après sa mort. Une poubelle dans le testament, où faut-il aller pour penser à de telles choses ? Là-bas, entre ciel et terre, en compagnie de ceux qui filment notre si belle Tunisie !


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