«Un bon début», voilà comment le monde arabo-musulman a qualifié le discours d'Obama au Caire. Il faut bien comprendre qu'un simple discours, aussi franc et direct soit-il ne saurait à lui seul répondre à toutes les attentes de plus d'un milliard et demi de musulmans qui ont fini par perdre tout espoir et qui ont fini par céder à l'antiaméricanisme. L'Amérique de Bush n'a rien fait pour refermer l'ère d'hostilité et de suspicion créée et entretenue après les attentats du 11 septembre, bien au contraire, elle a tout fait pour confondre à tort, trop souvent Islam et terrorisme. Obama a osé rectifier le tir en disant que les Etats Unis ne sont et ne seront jamais contre l'Islam. Il a osé reconnaître les erreurs du passé marqué par tant de frustrations et d'incompréhension. Il a osé citer le Coran pour corroborer son point de vue. Une ère nouvelle commence entre le premier président noir, chrétien, métis, fils de musulman du Kenya et les musulmans du monde entier. Ceux-ci ont entendu ce qu'ils avaient envie d'entendre. Mais ces mots réconfortants à entendre suffiront-ils à soulager les maux créés par tant d'injustices, de frustrations et d'humiliations. Alors patience et confiance.