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Les premiers débris de l'Airbus récupérés
Vol Rio-Paris
Publié dans Le Temps le 05 - 06 - 2009

Un pilote a vu un « intense éclat de lumière blanche »
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Cérémonie religieuse à Rio
Le Temps-Agences - L'armée brésilienne a récupéré hier dans l'océan Atlantique les premiers débris de l'Airbus d'Air France, dont la chute reste un mystère malgré l'émergence de plusieurs hypothèses.
Une flottille d'avions et de navires a commencé dans la matinée à repêcher les restes de l'appareil, qui s'est abîmé lundi avec 228 personnes à bord à environ 1.000 kilomètres de la côte brésilienne.
"Nous sommes en train de récupérer les débris", a déclaré le général Ramon Borges Cardoso, porte-parole de l'armée de l'air brésilienne, en précisant qu'ils seraient expédiés en France, dont les autorités sont chargées de l'enquête sur la tragédie.
Près de 150 personnes participent aux recherches effectuées dans une zone de 6.000 kilomètres carrés, à partir des localités côtières de Recife et de Natal, ainsi que de l'archipel de Fernando de Noronha, où est installée la base des opérations, qui mobilisent des appareils brésiliens, français et américains.
S'il y avait des survivants, ces derniers se trouveraient forcément à proximité des débris, a souligné le porte-parole, au cours d'un point de presse à Recife. "Dans ce cas, nous avons des hélicoptères capables d'envoyer des parachutistes avec des équipement de survie", a-t-il indiqué.
Le militaire a également précisé que la récupération des débris serait interrompue au cas où des cadavres seraient retrouvés. "La priorité absolue sera donnée au transfert de ces corps sur la terre ferme", a-t-il dit.
L'espoir de retrouver les "boîtes noires" (enregistreurs) de l'appareil est également ténu, ce qui maintient le mystère et fait naître de nombreuses conjonctures autour de la catastrophe du vol Rio-Paris.
La chute de l'avion peut s'expliquer par la vitesse "erronée" à laquelle volait l'avion, a affirmé hier le quotidien français Le Monde, citant des sources proches de l'enquête.
Le journal français a évoqué la possibilité que l'avionneur Airbus communique aux utilisateurs de l'A330 une recommandation, validée par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français en charge de l'enquête, concernant la vitesse des avions en zone de turbulences.
Cette information a été démentie par le BEA, organisme chargé de l'enquête officielle française, et par Airbus.
En annonçant aux familles qu'il n'y avait plus d'espoir de trouver des survivants, les dirigeants d'Air France ont expliqué que "l'avion n'avait pas pu amerrir", qu'il s'était "désintégré soit en l'air soit au contact de l'eau".
Selon le journal brésilien O Globo, l'analyse de la série de messages automatiques, envoyés par l'Airbus durant les minutes ayant précédé le drame, indiquerait une succession de pannes au moment où l'avion allait à la rencontre d'une dense formation de nuages cumulo-nimbus.
Le ministre brésilien de la Défense Nelson Jobim avait, de son côté, pratiquement exclu mercredi l'hypothèse d'un attentat, estimant qu'une explosion de l'avion était "improbable" en raison de la présence de carburant à la surface de l'océan.
Une cérémonie devait se dérouler hier à Rio de Janeiro en présence des ministres français et brésilien des Affaires étrangères, Bernard Kouchner et Celso Amorim, alors que le Brésil a décrété trois jours de deuil national.
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Un pilote a vu un « intense éclat de lumière blanche »

Le Temps-Agences - Un commandant de bord de la compagnie espagnole Air Comet qui volait entre Lima et Madrid non loin de la zone du crash du vol Rio-Paris d'Air France, a témoigné avoir vu un "intense éclat de lumière blanche", a-t-on appris jeudi auprès d'Air Comet.
Un porte-parole de cette petite compagnie espagnole spécialisée dans les vols entre l'Amérique Latine et l'Espagne confirme que le commandant de ce vol 974 d'Air Comet a fait un rapport sur ce qu'il a vu dans la nuit de dimanche à lundi, dans une zone proche de l'accident, comme l'a écrit hier le quotidien espagnol El Mundo.
Le pilote a transmis son rapport à la direction de sa compagnie, laquelle a transmis l'information à Air France, Airbus et à la Direction générale de l'aviation civile espagnole.
"Soudain, nous avons observé au loin un éclat fort et intense de lumière blanche, qui a suivi une trajectoire descendante et verticale et qui s'est dissipée en six secondes", écrit le pilote dans son rapport.
Le co-pilote ainsi qu'une passagère ont vu la même chose, précise de son côté El Mundo.
A ce moment, l'avion d'Air Comet se trouvait en latitude à 7 degrés au nord de l'équateur et en longitude à 49 degrés ouest tandis que la position estimée du vol Rio-Paris était sur l'équateur et à 30 degrés ouest, selon l'information du journal qu'a confirmé la compagnie.
"Compte tenu de la coïncidence en terme d'heure et de lieu, je porte à votre connaissance ces éléments pour qu'ils puissent être, éventuellement, utiles à l'éclaircissement des faits", écrit le pilote dans son rapport.
El Mundo estime que "le rapport du pilote met sur la table une des hypothèses évoquées comme cause de l'accident: l'explosion d'une bombe à bord de l'avion".
Mais, pour le journal, d'autres éléments indiqueraient plutôt un enchaînement de type "situation upset" où "le pilote perd le contrôle de l'avion par des pannes dans les équipement de navigation" en raison de "graves turbulences".
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Cérémonie religieuse à Rio

Le Temps-Agences - Brésiliens et Français se sont unis hier lors d'une cérémonie religieuse oecuménique à Rio en hommage aux 228 victimes du vol Rio-Paris d'Air France, en présence de membres des familles et des ministres des Affaires étrangères des deux pays.
Plusieurs dizaines de familles sont arrivées ensemble, amenées par Air France depuis l'hôtel où elles sont logées, dans l'église de la Candelaria, l'ancienne cathédrale de Rio, dans le centre historique de la ville.
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner et son homologue brésilien Celso Amorim représentaient les gouvernements français et brésiliens à cette cérémonie à laquelle ont aussi participé les autorités de l'Etat et de la ville.
De nombreux membres de la communauté française endeuillée et des centaines de Brésiliens anonymes ont aussi pris part à l'office célébré par les représentants des religions catholique, anglicane, luthérienne, presbytériennne, évangéliste, orthodoxe, juive et musulmane.
Cette cérémonie, vingt-quatre heures après celle qui s'est déroulée en la cathédrale Notre-Dame de Paris, s'est tenue à la mémoire des victimes du vol AF 447 qui s'est abîmé au milieu de l'Océan atlantique, dans la nuit de dimanche à lundi.
Le vol entre Rio et Paris "est normalement un chemin de joie. Les Français et les Brésiliens s'aiment, se connaissent (...). Je suis venu vous dire notre souffrance", a dit M. Kouchner. "Où sont nos disparus entre ciel et mer ? Où reposent nos frères, nos soeurs, nos parents, nos amis, nos amours ? Ils sont dans cette nécessaire fraternité humaine ici dans la cathédrale de la Candelaria comme ils étaient hier à Notre-Dame avec tous les représentants religieux et même avec ceux qui n'ont pas de religion". Après que le ministre français a lu en portugais un court message du président français Nicolas Sarkozy, M. Amorim a également exprimé la "solidarité" du président Luiz Inacio Lula da Silva qui devait rentrer hier au Brésil après un voyage en Amérique centrale.


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