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Quand la météo perd le nord
Publié dans Le Temps le 25 - 09 - 2009


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On prévoit ce qui ne survient pas et on ne prévoit pas ce qui survient. Les prévisions météorologiques ne sont certes pas une science exacte. Mais annoncer un vent à une vitesse de 100km/heure et aller plus rapidement que la nature
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Comme toujours la rumeur publique a provoqué un mouvement de panique. Les Tunisiens sont portés sur l'exagération : quand on leur dit à la radio ou à la "télé" qu'il faut être prudents, ils crient aussitôt à l'apocalypse!
Ce qui s'est passé mercredi dernier dans certaines régions de la Tunisie mérite que l'on s'y arrête, le temps d'une réflexion. " Il est facile d'épiloguer après coup tranquillement assis face à son ordinateur ", diront certains. C'est vrai. Mais ce qui est vrai aussi c'est que de nombreuses erreurs ont été commises, et qui doivent être relevées, pour ne plus les répéter...
Commençons par les prévisions météo d'abord : tout le monde sait que ce n'est pas une science exacte, que ce ne sont que des " prévisions ". Certes des orages étaient annoncés, mais les calculs de nos ingénieurs en météorologie étaient si approximatifs, qu'aucun d'eux n'a réalisé la force avec laquelle la nature allait se déchaîner. Une erreur qui aurait pu être évitée si on avait affiné les observations.
Puis, après les inondations qui ont submergé Redeyef et dont ont été victimes les régions de Sfax et du centre, nos ingénieurs météorologues se sont encore une fois trompés dans leurs calculs. Cette seconde erreur allait semer la panique dans les villes du nord, notamment à Tunis. Des alertes météo ont été diffusées par tous les médias, des écoles ont été fermées, des administrations ont été désertées, avec des problèmes de circulation en prime...
Et pour quel résultat ? Rien du tout ! Ni " vents à plus de 100 Km ", ni " pluies diluviennes à caractère orageux ". Mais une grande gabegie, qui a perturbé la vie des citoyens et causé une grande agitation, de l'anxiété et de l'inquiétude chez la majorité de nos concitoyens, petits et grands. Des perturbations réellement météorologiques !
Or depuis qu'internet existe chez nous, les Tunisiens ont appris à surfer sur les sites météo internationaux pour programmer leurs activités du lendemain : pêche, fêtes ou déplacements se font ainsi de plus en plus en visitant divers sites qui proposent des images satellites évoluant en direct. Et ce jour-là, ces images disaient exactement le contraire que les nombreux bulletins d'alarme diffusés jusqu'à une heure tardive par nos médias.
On voyait clairement la masse des nuages s'éloigner vers la Sicile et la Sardaigne et le ciel de la Tunisie se dégager de plus en plus. Mais apparemment nos ingénieurs ne disposaient pas de ces images satellites mondiales, puisque le dernier bulletin, diffusé après minuit sur Tunisie 7 montrait encore des images de la situation à 16 heures !
Autre phénomène nouveau : le monde méconnu sous nos latitudes d'internet s'est très vite mobilisé pour diffuser des images du sinistre. Souvent de mauvaise qualité, ces images captées au cœur de l'événement par des téléphones portables, avaient au moins le mérite d'exister, alors que les autres médias ne disposaient que des films donnant une idée vague sur l'ampleur de la catastrophe.
Et là plusieurs questions se posent : nos ingénieurs météo, souvent âgés et formés à l'ancienne, sans l'apport des technologies modernes, ont-ils les compétences nécessaires pour faire des prévisions fiables ? Pourquoi les images satellites qu'ils proposent sont-elles toujours lointaines et en décalage par rapport à celles que l'on peut voir sur internet ? Pourquoi notre bulletin météo télévisé est-il aussi démodé, ringard même, alors que les autres télévisions en font un programme attrayant, agréable à regarder ? Et pourquoi celui diffusé sur les ondes est-il lu sur un ton las, désabusé ?
Des questions que les responsables de notre météo devraient se poser en toute sérénité, afin que l'image de marque de cette institution s'améliore et gagne en crédibilité. Il faudrait également s'adapter au monde moderne, en acquérant un matériel plus moderne, afin de prévoir les phénomènes avec plus de précision, d'exactitude.


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