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Raconter le monde… en bégayant
En guise de bilan du Salon du livre de Paris (du 26 au 31 mars 2010)
Publié dans Le Temps le 31 - 03 - 2010

Le Salon du livre de Paris fête ses trente ans. Il a été conçu en 1981 comme la grande rencontre de printemps de tous les acteurs de la chaîne du livre : auteurs, éditeurs, scénaristes, libraires, bibliothèques, illustrateurs, imprimeurs, traducteurs... et les lecteurs.
La singularité de la manifestation tient à la diversité des participants et à son ampleur.
Il ne faut manquer ni de patience ni d'entraînement pour visiter ce Salon qui couvre les 5 hectares et demi de la Porte de Versailles, regroupe plus d'un millier d'éditeurs de 25 pays et attire sur plusieurs jours 200 000 visiteurs.
Le salon mélange des éditeurs généralistes et de petits éditeurs spécialisés dans des domaines insoupçonnés, des amateurs de dédicaces et des bibliophiles, des écrivains médiatiques et des auteurs en herbe qui se croisent au gré des débats thématiques, des animations et des dégustations.
Comme chaque année le brouhaha et un choix d'ouvrages extraordinaire sont au rendez-vous : le Salon conserve le titre de premier évènement culturel grand public d'Europe.
En apparence, tout se passe pour le mieux mais non sans tensions ni inquiétudes.
Pour la première fois, depuis 1989, le salon du livre n'a pas de pays invité d'honneur. Les organisateurs, aussi pour éviter les polémiques passées, ont choisi de faire porter l'éclairage sur 30 auteurs français, 30 auteurs étrangers et 30 auteurs invités par le Centre National du Livre.
En plus des quelques centaines d'écrivains directement programmés par les éditeurs sur leurs propres stands, ces 90 auteurs parmi lesquels figurent Paul Auster, Salman Rushdie, Umberto Eco, Alaa El Aswany, Doris Lessing, Luis Sepulveda, Georges Balandier, Yves Coppens, Edouard Glissant... ont été choisis pour leur talent à "Raconter le monde".
Autre fait marquant du Salon, la place accordée à la jeunesse. Une cinquantaine d'éditeurs jeunesse sont présents. Un espace d'animation est réservé à des récitations de slam et, à l'instar de ce qui se fait déjà au festival de la BD d'Angoulême, à un défilé de personnages de mangas. Des rencontres avec de grands noms du divertissement ont été programmés : Luc Besson, Jacques Tardi (pour les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec), Brigitte Fontaine et Abd Al Malik pour leurs livres.
L'accent qui a été mis sur la bande dessinée et les publications jeunesse rend plus manifeste encore l'absence du groupe Bayard, particulièrement important dans le secteur. De son côté, Hachette, le plus grand groupe de l'édition (Fayard, Grasset, Stock, Lattès, Larousse…) a quant à lui décidé qu'il ne tiendrait cette année qu'un modeste stand de 100 mÇ.
Ce sont deux retraits de taille. Les grands groupes révisent leur stratégie et même leur implantation, quelques vieilles maisons d'édition abandonnent déjà leurs prestigieuses adresses du quartier latin pour s'implanter en banlieue.
Les petites maisons restent un des grands attraits du salon. Il s'agit souvent d'équipes réduites et inventives qui proposent des éditions et des textes de qualités : livres objets, philosophie pour enfants, traductions et rééditions de documents rares. Certaines ont aménagé des niches éditoriales à l'exemple des Editions Chèvre feuille étoilé qui depuis dix ans publient des femmes méditerranéennes (Wassyla Tamzali , Claude Ber, Maïssa Bey, Peggy Inès Sultan, Catherine Rossi, Najia Mehadji, Leïla Sebbar). Pour la plupart, elles se sont installées en province pour des raisons de coût et de qualité de la vie en s'appuyant sur la révolution numérique qui a redéfinit le circuit classique de l'édition et engendré de nouvelles pratiques, de nouveaux supports, de nouveaux usages.
A l'heure où tout le monde parle du livre numérique, il importe à ses structures de disposer de lieux où exposer leurs catalogues et fêter la magie du livre physique, le volume imprimé.
La situation est cependant loin d'être évidente et la participation au salon demeure onéreuse : c'est la plus grande librairie de France et en même temps, les librairies se vident de leur clientèle.
La situation se mesure en regardant ce qui se passe aux Etats-Unis où Il n'y aurait plus que 1500 librairies et où la vente en ligne se concentre entre les mains de quelques opérateurs.
Une des grandes questions de ce salon restera le contact direct avec le public.
Dans les allées on a même entendu proclamer l'urgence de sauvegarder la bibliodiversité.


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